Hearthstone : Heroes of Warcraft [Actualités], le 06/12/2017 18:15:43

Hearthstone, Histoire de Marin

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 Hearthstone, les histoires de Marin le Malandrin

 

Blizzard continue son teasing de Kobolds et Catacombes. Cette fois-ci, le joueur/lecteur se retrouve à écouter les récits d'aventure de Marin le Malandrin au beau milieu de l'auberge de Pierre Defoyer. Restez un instant, et écoutez-le...


 

Kobolds et Catacombes : le conte du malandrin, 4e partie (Source)4

 

 

Le barde commence à jouer une chanson de marins sur son luth d'un air goguenard. « Marin a, sans le vouloir, rejoint l'équipage d'un capitaine kobold totalement fou et qui a l'intention de soulager de son trésor un vieux dragon particulièrement coléreux. »


Il glousse et soudain, le tempo de la musique s'accélère. Le cœur des clients de l'auberge s'emballe et ils se mettent à taper du pied et à applaudir en rythme. Les doigts du barde dansent sur les cordes tandis qu'il entame un air plein d'entrain, la fabuleuse odyssée d'un héroïque bretteur face à l'adversité.

« Même si la cupidité du capitaine aux moustaches couvertes de cire trouve un écho en Marin, son rôle dans la virée n'est pas du tout du goût de notre héros. Sa seule échappatoire ? LA MUTINERIE !»



Un appât ? Cette histoire ne plaît pas du tout à Marin, qui se dit que ce n'est plus le moment de jouer au membre d'équipage loyal et obéissant. Rapide comme l'éclair, il saisit la garde du sabre de Barbe-Roussie d'une main, puis lui envoie un crochet du droit de l'autre, tout en tirant la lame de son fourreau.

 

Barbe-Roussie chancèle, une patte sur son museau douloureux, et cherche à tâtons un sabre évanoui depuis longtemps. Découvrant qu'il a été désarmé, le pirate kobold tente de fuir, mais Marin est plus rapide que lui. Il bondit avec dextérité par-dessus la tête du kobold et l'intercepte, la lame pointée sur sa gorge. Barbe-Roussie lève les pattes en signe de reddition et s'exclame : « Mille sabords ! »

Marin fouette l'air de sa rapière dans un salut élaboré et s'adresse à « l'équipage ». « Écoutez-moi bien, bande de pirates à la gomme ! Ceci est une mutinerie ! »

« Désormais, votre chef, c'est moi ! » Il pointe son épée en direction de Barbe-Roussie. « Jetez-le à fond de cale ! » L'équipage tergiverse et s'agite nerveusement, ce changement soudain de dirigeant faisant très lentement son chemin dans leurs petites cervelles.

« ALORS, VOUS ATTENDEZ QUOI ? AU BOULOT, ESPÈCES DE MOUSTACHES RACORNIES ! », s'époumone Marin. L'équipage sursaute et s'empresse d'obéir, faisant sortir Barbe-Roussie de la pièce en toute hâte tandis que ce dernier les accable de malédictions et d'injures toutes plus fleuries les unes que les autres.


Marin sourit et commence à fouiller la pièce. Même s'ils exécutent à présent ses ordres, il ne compte pas rester plus longtemps que nécessaire. Sa carrière de pirate ne durera que le temps pour lui de s'emparer de la carte et de tout autre butin intéressant trouvé parmi les affaires de Barbe-Roussie.

Quelques instants plus tard, Marin s'éloigne du bateau pirate, un sabre neuf glissé à la ceinture, la carte à la main et une sacoche luminescente sur l'épaule. Il l'a trouvée dans la cabine du capitaine et quelque chose lui dit qu'elle est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur.




Il choisit une direction, roule la carte et se met en route. Alors qu'il tente de ranger la carte dans le sac, il sent qu'elle butte sur quelque chose. Étrange, il avait pourtant l'air vide quand il l'a dérobé. Farfouillant à l'intérieur, il finit par empoigner un morceau de tissu et... tout à coup, sa main disparaît ! Une cape d'invisibilité ! Quelle agréable surprise, ça a bien plus de valeur que la sacoche ! Ravi, il enroule la cape autour de ses épaules, relève la capuche et se volatilise.

À mesure qu'il progresse dans les tunnels, le terrain se transforme, passant de grottes naturelles à des couloirs en pierre finement ouvragés. Marin se dit que les catacombes possèdent leur propre géographie, avec toutes sortes de périls à surveiller : ici, des troggs ont établi leur royaume, là, des furbolgs ont fait pousser des racines géantes enchevétrées pour former leur tanière. Et si vous continuez à descendre, vous finissez par tomber sur un dragon. D'ailleurs, en parlant de ça, après quelques tours et détours, et deux-trois passages secrets, Marin finit par arriver devant le portail lumineux qui devrait le conduire à sa destination. Il s'arme de courage et avance dans la lumière.

 

Alors qu'il traverse le portail, son estomac se noue. Il débarque dans un royaume de géants... des géants qui auraient déménagé il y a des siècles de cela, en oubliant d'éteindre la lumière en partant.

 

D'énormes pilliers blancs bordent un couloir tellement large qu'il pourrait abriter un petit château sans problème. Des bas-reliefs géométriques sculptés dans un métal inconnu ornent les murs et certaines des pièces de maçonnerie émettent une lueur mystérieuse. Marin aperçoit également des alcôves, certaines contenant des silhouettes représentant des statues de gardiennes, d'autres hébergeant des formes lumineuses rappelant des constellations.


Une grande tension règne dans la pièce, comme avant une tempête, et les poils des avant-bras de Marin se hérissent. Il se sent comme une petite souris se faufilant dans un manoir abandonné et traquée par un chat invisible. Marin frissonne. S'il a le choix, il préfère largement jouer le rôle du chat.

Logique que Vustrasz ait établi sa tanière dans l'ancienne demeure des titans. Ce lieu est l'un des rares endroits des catacombes suffisamment grand pour accueillir un vénérable dragon rouge. D'après la carte, sa tanière ne devrait plus être très loin. Marin n'a plus qu'à escalader ce qui ressemble à un modèle animé de sphères célestes, puis à se hisser à travers une fenêtre...

 

La fenêtre en ogive surplombe une salle gigantesque, plus grande encore que le couloir qu'il vient de quitter, et Marin est ébloui par la lumière dorée qui s'y reflète. La salle est remplie du sol au plafond de pièces d'or, de gemmes aux reflets chamarrés de la taille de sa tête, d'armes et d'armures richement gravées, et autres trésors inestimables. Marin cligne des yeux, aveuglé à la fois par la cupidité et la beauté extraordinaire de tous ces objets précieux. Il ramasse un collier avec un énorme pendentif en rubis et admire la façon dont la gemme accroche la lumière, avant de l'attacher autour de son cou. Tous les explorateurs de donjon rêvent de mettre la main sur un tel butin !

 

Il lutte contre l'envie de plonger tête la première dans un tas d'or. Tout d'abord, parce qu'il sait d'expérience que nager dans des pièces est plutôt douloureux. Mais aussi parce que Vustrasz l'Ancien, célèbre pour son souffle de feu et son tempérament tout aussi ardent, est en train de dormir paisiblement sur une montagne de joyaux au centre de la pièce.


Marin a la mauvaise surprise de découvrir que Vustrasz n'est pas seul. Le roi Cire-Pilleur est là lui aussi, supervisant un groupe de kobolds en train de fixer des cordes autour d'un coffre monolithique, dans le silence le plus complet. Quelle guigne que ce monarque de pacotille bouffi d'orgueil ait survécu, qui plus est pour venir voler le trésor même que Marin avait l'intention de subtiliser.

Néanmoins, la présence du roi kobold pourrait lui permettre de créer une diversion...

 

Profitant de l'avantage que lui confère son invisibilité, Marin lance d'une voix assurée : « Hé, Cire-Pilleur. J'ai trouvé le trésor que vous cherchiez. »

 

Cire-Pilleur pousse un hoquet de surprise et scrute les environs, inquiet. Un éclair de lucidité traverse son regard. « Aventurier stupide ! », siffle-t-il. « Vous être trop bruyant, réveiller dragon et lui nous tuer tous ! »

 

« Tous ? Ça m'étonnerait. Vous et les vôtres ? Très certainement ! » Marin s'approche d'un pas nonchalant de la tête du dragon et se met à crier : « Ancien Vustrasz ! Je suis votre humble et loyal serviteur, Marin le malandrin ! Entendez mon appel et sortez de votre torpeur ! »

 

L'énorme dragon s'étire, soulevant légèrement la tête de son lit de pièces. Les kobolds se mettent à tirer sur les cordes avec désespoir. Cire-Pilleur gémit : « Humain être fou ! Vous prendre trésor et partir vite, imbéciles ! »

 

Le dragon s'étire mais ne se réveille pas.

 

Marin essaie une tactique différente. Il repousse sa capuche, devenant à nouveau visible, et frappe le museau du dragon. « Ho hé ? Vustrasz ! Réveille-toi ! Des voleurs tentent de s'emparer de ton précieux trésor ! »

 

Les yeux dorés du grand dragon s'ouvrent tout d'un coup. Marin a entendu dire que les dragons rouges sont les plus sages et parmi les moins enclins à rôtir les humains à vue. Néanmoins, il est douloureusement conscient de sa proximité avec une gueule à l'haleine de soufre, aux dents pointues, et qui pourrait l'avaler tout rond. L'énorme pupille du dragon se contracte et se fixe sur Marin, qui sourit et pointe obligeamment du doigt en direction des kobolds.

 

Le dragon se dresse brusquement sur ses pattes, envoyant valdinguer gemmes et pièces, tandis que Marin court se mettre à couvert.



« Des voleurs ! Satanés pilleurs ! », rugit le dragon. « Votre cupidité va vous coûter cher ! » Les kobolds se dispersent dans toutes les directions, terrorisés. Le dragon bondit jusqu'au coffre, plante ses griffes dessus, puis déchaîne un déluge de flammes sur les kobolds en fuite.

« J'adore quand un plan se déroule sans accroc ! », se dit Marin. Il fredonne joyeusement, accompagné par un chœur de hurlements, de rugissements et de flammes crépitantes. Il se met à déambuler tranquillement au milieu du trésor, plaçant les pièces de choix dans sa sacoche, qui, comme il le pensait, est bien plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur ! Il est sur le point de partir quand une scène incroyable lui coupe soudain le souffle : la forme caractéristique de Tranche-Malheur pointe au sommet d'un énorme tas de pièces d'or ! On peut dire que c'est son jour de chance !

 

Il ne faudra sans doute pas longtemps au dragon pour se débarrasser des kobolds, mais le jeu en vaut la chandelle. Il doit absolument s'emparer de la hache ! Mais escalader une montagne de butin est plus difficile qu'il n'y paraît. Arrivé à quelques pas de sa destination, Marin entend le battement de larges ailes et une gigantesque masse rouge couverte d'écailles remplit subitement son champ de vision. Vustrasz vient d'atterrir entre lui et la hache.

« Ton avertissement est tombé à point nommé, petit homme », déclare le dragon d'une voix retentissante. Il tend le cou pour pouvoir regarder Marin dans les yeux. « Tu es exceptionnellement honorable pour un humain. Tu n'as quasiment rien volé. »

Marin s'immobilise et une sueur glacée coule le long de ses tempes. Le dragon s'est joué de lui.

 

« Oh ? Qu'est-ce que c'est que ça ? » Vustrasz tend le bras et arrache la sacoche de l'épaule de Marin. Il la lève entre deux énormes griffes avec une délicatesse étonnante et la secoue. Elle tintinnabule. Le dragon la transperce d'un coup de griffe. Tous deux découvrent d'un air ébahi le flot interminable de pièces, gemmes et autres trésors qui se déverse du sac.

 

« Je crois que je vais y aller, moi ! », couine Marin.

« Ça me semble une excellente idée. », gronde le dragon, qui prend une profonde inspiration.

Marin relève sa capuche et devient invisible, prenant Vustrasz par surprise. Le dragon le manque de peu, noyant l'endroit où Marin se trouvait un instant auparavant sous une pluie de flammes.

« Montre-toi, sale voleur ! »

Marin ne se montre pas. Au lieu de ça, il se met à courir, attrape un bouclier au passage, le jette à terre et saute dessus. Tel un surfeur, il dévale la montagne de pièces en glissant sur le bouclier.

Malheureusement, le bouclier trahit la position de Marin et un rugissement assourdissant résonne juste derrière lui. Vustrasz déchaîne à nouveau son souffle draconique. Au moment opportun, Marin agrippe les bords de sa cape et la déploie comme une voile pour tirer avantage de la rafale explosive qui se dirige droit sur lui. Malgré cela, la force de l'impact le fait presque tomber. Il lutte désespérement pour rester debout sur le bouclier tandis que la vague d'air brûlant le propulse vers l'avant à une vitesse prodigieuse.

Grâce à son adresse et une chance inouïe, Marin parvient à diriger son bouclier à travers le butin vers un couloir dégagé et fort heureusement trop étroit pour le dragon. Il se précipite dans l'ouverture à toute allure, surfant avec son bouclier sur le sol de pierre lisse. Quand son véhicule de fortune commence à perdre de la vitesse, il saute et court à perdre haleine. Puis il court encore. Ensuite, il rampe un peu et se cache. Une fois qu'il est absolument certain que le dragon n'est plus à sa poursuite, il sort enfin de sa cachette en se félicitant de sa chance. Ses sourcils sont légèrement roussis et ses poches complètement vides, mais il est toujours vivant. Après une rencontre avec un dragon ? Il est vraiment dans un bon jour !




Sa mission n'est pas vraiment une réussite, mais Marin se console en se disant que ce n'est pas la fin de l'aventure. Au contraire, ce n'est que le début ! Il retourne donc à l'auberge retrouver Chênecœur et le reste de la guilde. Les kobolds, les catacombes et leurs fabuleux trésors devront attendre encore un peu.

 

Le barde fait une profonde révérence quand l'auberge laisse éclater sa joie à grand renfort d'applaudissements. Il se délecte des acclamations, reconnaissance de son talent de conteur, mais rapidement, la vie reprend son cours normal : les parties de cartes recommencent, les clients commandent des verres, et un joyeux brouhaha se fait entendre aux quatre coins de la pièce.

Satisfait, le barde range son luth dans son étui en cuir fatigué. Rendre les gens heureux est son petit plaisir et il adore raconter ses histoires dans cette auberge. La foule est toujours chaleureuse et les boissons fraîches. Maintenant, voyons ce que cette soirée lui a rapporté !

Il jette un œil dans le chaudron, et pour la première fois de sa carrière de troubadour, il reste sans voix. Il plonge la main à l'intérieur d'un air incrédule et, au milieu des pièces d'or, d'argent et de bronze, il récupère un collier en or avec un énorme pendentif en rubis. Il regarde discrètement à droite et à gauche, inspectant la foule du regard, mais évidemment, la personne qui lui a laissé le bijou est introuvable. Le barde se met à glousser.

Puis il éclate de rire. Un rire sonore et interminable.


 

 


 

Kobolds et Catacombes : le conte du malandrin, 3e partie (Source)

 

Le barde pince les cordes de son instrument et les notes qu'il en tire créent une atmosphère sinistre. Ravis que la pause du conteur soit enfin terminée, les clients de l'auberge lui accordent toute leur attention dès que la musique s'élève.

« Donc, comme je vous le disais, à travers l'épaisse brume du gouffre on aurait pu croire la rivière plus éloignée qu'elle ne l'est vraiment. C'est une sacrée chute, à n'en pas douter, mais pas mortelle. Marin plonge tête la première dans les flots glacés qui le ballotent en tous sens et le trempent jusqu'aux os. Il reprend son souffle chaque fois que le puissant courant le lui permet tandis qu'il dévale à toute vitesse tunnels et cavités, s'enfonçant toujours plus profondément dans les catacombes, à l'instar du cours d'eau souterrain. Le débit finit par perdre en force, la rivière s'alanguit et devient moins profonde, ce qui permet à notre héros de se traîner jusqu'à la rive... »




Descendre la rivière emporté par un courant tumultueux n'a pas vraiment été une promenade de santé, alors Marin s'accorde un peu de temps pour recracher toute l'eau qu'il a avalée et reprendre son souffle. Il évalue les dégâts (un orgueil blessé, quelques bleus et bosses), puis essaie de se repérer.

La rivière l'a déposé sur le « rivage » d'une caverne recouverte de champignons bleus et mauves luminescents, qui dégagent dans l'air ambiant une senteur riche et légèrement âcre. Il a déjà entendu parler d'endroits semblables (on peut trouver dans les catacombes des forêts de moisissures brillantes aux étranges propriétés), mais il n'a jamais eu l'occasion de les explorer. On raconte que le seigneur fongique Ixlid fréquente ce genre de lieux, ce qui est pour Marin une excellente raison de les éviter.


Alors que Marin se faufile entre les champignons géants, l'un d'entre eux sort de terre et se dirige vers lui en se dandinant d'une façon vraiment adorable. Mais Marin n'a pas survécu aussi longtemps en se fiant aux apparences. Il garde ses distances et essaie de le chasser.

« Tu as sans doute mieux à faire, non ? T'occuper d'importantes affaires champignonesques, peut-être ? Dans cette direction, là-bas ? » Marin parle d'une voix apaisante, espérant convaincre la petite créature ramassée qu'il ne répresente pas une menace.

Le champignon lève les yeux vers lui au son de sa voix, puis penche la tête sur le côté d'un air interrogatif. Il s'immobilise une fraction de seconde avant de pousser un cri strident, assourdissant. Le son frappe Marin tel un coup de poing, et il recule en titubant, esquissant une grimace de douleur, les mains sur les oreilles.

Une cacophonie pareille a forcément attiré l'attention ! Tout en se bouchant les oreilles, Marin fuit en direction du tunnel le plus proche, poursuivi par les échos stridents du cri.

Il met autant de distance que possible entre lui et la créature, et le son finit par s'évanouir. Plusieurs minutes passent, dans un silence qui lui semble divin. Marin peut enfin se détendre. Il se dit que sa bonne étoile veille sur lui puisque l'abominable cri n'a l'air d'avoir attiré l'attention de personne.

 


« En garde, mineur de pacotille ! », s'exclame une voix dans le tunnel derrière lui.

Marin a tout faux.

Chaque fois qu'il pénètre dans les catacombes, il s'attend à l'inattendu. Malgré tout, l'endroit réussit de temps en temps à le prendre au dépourvu, comme aujourd'hui : un kobold traverse le corridor dans sa direction, fendant l'air de son sabre d'abordage et se pavanant dans sa tenue rapiécée de capitaine. Une des mains de la créature a été remplacée par une pioche de mineur (au lieu de l'habituel crochet) et fixée avec deux bouts de corde. Son couvre-chef ressemble étrangement à un navire et est surmonté de plusieurs bougies. Il a même réussi l'exploit d'en glisser une dans sa barbe, mèche allumée !

Marin se ramasse sur lui-même, paré au combat, quand le nouvel arrivant à la mise extravagante et un ensemble hétéroclite de serviteurs tout aussi excentriques s'approchent de lui. Le kobold jette un coup d'œil à Marin, une expression ravie sur son visage chafouin, avant de rengainer son sabre. « Par la barbe du cap'taine ! Ça être camarade pirate ! »

Marin ne comprend pas. Pour une raison étrange, les inconnus le prennent toujours pour un pirate. Il n'a pourtant jamais navigué sur un bateau plus gros qu'une barque. Malgré tout, il se dit que jouer le jeu pourrait être à son avantage dans cette situation. Les kobolds connaissent bien la zone et il pourrait « récupérer » discrètement quelques-uns des outils qu'il a perdus dans la rivière.

« Oui. Euh, arrr. Je suis bien un pirate. À tribord ! Hissez ho, morbleu, du rhum, de la bière, et... tout et tout. »

Les yeux du pirate kobold se rétrécissent et il opine du chef, comme cautionnant la sagesse des paroles de Marin, avant d'exhiber un sourire édenté. « Moi être capitaine Barbe-Roussie. Ça être mon équipage ! »

Barbe-Roussie fait de grands gestes de sa main-pioche en direction du groupe disparate de kobolds étrangement vêtus en rang d'oignon derrière lui. Aucun d'eux ne ressemble de près ou de loin à un pirate, mais ça n'a pas l'air de déranger Barbe-Roussie le moins du monde.

« Nous retourner au navire, moustaches d'eau douce ! Faire attention aux tunnels de ver à bâbord ! » Le groupe de « pirates » se fraie un chemin dans la forêt fongique en suivant une longue succession de couloirs et les tunnels de pierre naturelle qu'ils traversent laissent peu à peu la place à des puits de mine soutenus par des poutres. Tout du long, Barbe-Roussie discute joyeusement avec Marin en utilisant des termes nautiques sans queue ni tête, et il devient évident que Barbe-Roussie en connaît encore moins en matière de piraterie que lui, ce qui fait se demander à Marin pourquoi le kobold a adopté ce personnage de pirate. La réponse lui apparaît assez rapidement.


Ils pénètrent dans une grotte creusée à même la roche, sans doute leur caverne principale, où plusieurs tunnels plus petits percent les murs. L'espace central est dominé par la carcasse imposante d'un vaisseau pirate à l'abandon, inclinée contre une paroi. Des amas de bougies allumées éclairent d'une lueur vacillante ses garde-fous et ses mâts, et une lumière brille à la fenêtre des quartiers du capitaine. Ses voiles déchirées à l'aspect fantomatique et son pavillon noir dévoré par les mites (sur lequel on peut apercevoir une bougie et des os entrecroisés, bien évidemment) sont agités par un courant d'air continu. Marin n'arrive pas à imaginer comment le navire est parvenu jusqu'ici, si loin dans les souterrains et à des kilomètres de l'océan.

Barbe-Roussie le fait monter à bord et le conduit dans les quartiers du capitaine. Cependant, comme on pouvait s'y attendre, il ne reste plus grand-chose de sa gloire passée, et des bougies y sont éparpillées un peu partout. Seuls quelques meubles semblent avoir résisté au passage du temps : une table de capitaine, une chaise semblable à un trône et un coffre au trésor patiné. Une carte épinglée au mur attire le regard de Marin. Un énorme dragon y est dessiné, et Marin se rappelle avoir déjà vu une carte similaire ; il la soupçonne d'indiquer la route jusqu'à la tanière de Vustrasz l'Ancien, le plus puissant et le plus acariâtre dragon des catacombes, tout aussi célèbre pour son tempérament coléreux que pour les trésors qu'il a amassés.


 


Barbe-Roussie pointe de son sabre le dragon au centre de la carte.

« Vous rejoindre équipage au bon moment ! », annonce Barbe-Roussie, une lueur démente dans le regard. « Nous piller trésor du dragon ! »

« ... Et avoir besoin d'un appât ! »



 

« Hélas, pauvre Marin, il joue toujours avec le feu, se lamente le barde. Et quand il s'agit de Vustrasz l'Ancien, c'est à prendre au pied de la lettre. Mais ne vous inquiétez pas, Marin est intelligent, et vous découvrirez bientôt comment il se débarrasse de Barbe-Roussie ! » Les clients applaudissent à cette nouvelle, martelant la table de leurs chopes et tapant du pied.


Le barde jette un œil à son chaudron d'un air légèrement découragé. « Mais pas tout de suite. C'est l'heure de faire une pause ! »

Suite et fin dans la 4e partie !

 

 


 

Kobolds et Catacombes : le conte du malandrin, 2e partie (Source)

 

« Quand nous avons quitté Marin, notre intrépide héros se trouvait dans une situation délicate : coincé sur un pont de cordes sur le point de lâcher, juste au-dessus d'un gouffre béant, sa seule issue bloquée par des kobolds hostiles. Pour compliquer encore les choses, une étrange magie semble être à l'œuvre ! »


Le barde saisit son luth et se met à jouer une mélodie vive mais angoissante, ses accords exprimant clairement le danger. « Le roi kobold a exigé un golem, et ses serviteurs s'exécutent. De la cire fondue commence à couler des énormes bougies jaunies fixées sur la tête des kobolds tandis qu'ils se mettent à psalmodier... »





Les lèvres du roi Cire-Pilleur esquissent un rictus de mauvais augure quand ses ciromanciens lancent leur incantation. La cire brûlante a beau couler abondamment, la taille de leurs bougies n'a pas l'air de diminuer. Au lieu de cela, les flots de cire apparemment sans fin convergent pour former une flaque des plus suspicieuses. Marin observe avec une inquiétude grandissante la cire s'agglomérer et prendre une apparence humaine, la silhouette finissant par le dépasser d'une bonne tête. Enfin, un semblant de visage apparaît, des mèches enflammées à la place des yeux. Son regard ardent fixé sur Marin, le golem pose un pied sur le pont.

« Un golem de cire. Évidemment. J'aurais dû m'y attendre de la part des kobolds. », murmure Marin.


Cire-Pilleur glousse de joie. « Vous pas prendre cette bougie, aventurier beaucoup stupide ! »

Le pont tangue sous le poids du golem, ses cordes fatiguées grinçant comme des charnières rouillées. Convaincu d'avoir entendu quelque chose céder, Marin recule à mesure que le golem avance. Il n'aurait jamais cru que ces kobolds simples d'esprit pouvaient lancer des sorts aussi puissants ! Mais ce n'est pas le moment de ruminer sur l'ingéniosité des kobolds ; il doit se débarrasser du golem au plus vite car le pont craque et tremble à chaque pas de la monstruosité de cire.

 

Marin dégaine son épée alors que le golem avance vers lui en titubant, et tente de le taillader quand il arrive à sa portée. Sa lame traverse le corps de cire tiède sans rencontrer guère de résistance, mais les blessures infligées par son épée se referment quasi instantanément. Les kobolds poussent de bruyantes acclamations.


L'énorme golem de cire tend les bras et tente d'empoigner Marin de ses grosses mains. Marin esquive facilement car le golem est maladroit et lent. Mais il est infatigable. Marin le taillade une bonne dizaine de fois, mais le golem poursuit son attaqu

e, la flamme de ses yeux embrasant l'obscurité.

Des yeux, il a des yeux ! Ça donne une idée à Marin. Il prend une profonde inspiration et laisse le golem se rapprocher. Dès que ce dernier tend les bras pour l'attraper, Marin plonge comme pour se jeter dans son étreinte. De l'autre côté du pont, les kobolds poussent des cris de joie, persuadés que cet idiot d'aventurier vient de faire une erreur fatale.

 

Si le golem est capable d'éprouver quelque chose, il ne s'attendait sans doute pas à ça. Il est allé trop loin, ses énormes bras passent au-delà de l'aventurier sans lui faire le moindre mal. Si près de la créature, Marin peut sentir son souffle contre nature et une suffocante odeur de cire brûlée. Avant qu'il ne referme ses bras sur lui, Marin prend une profonde inspiration puis expire puissamment. Les flammes logées dans les orbites du golem s'éteignent en dégageant de minces volutes de fumée. Surpris, il recule, aveuglé, sa proie oubliée, exactement ce qu'espérait Marin. Les kobolds grognent de dépit.


Marin profite de la distraction générale pour rengainer son épée et rejoindre le bord du pont. Son estomac se noue tandis qu'il se balance à bout de bras, suspendu à l'une des cordes éfilochées, le gouffre sans fin semblant se tendre vers lui pour agripper ses bottes. Il avale sa salive et poursuit son chemin, dépassant le golem qui tâtonne et se débat, en faisant bien attention à ne pas se faire écraser les doigts. Il veille à mettre une bonne distance entre la créature et lui avant de remonter sur la travée vermoulue avec un soupir de soulagement. Il n'est plus très loin des kobolds, désormais. Après s'être redressé pour les affronter, il tire son épée et la pointe vers les créatures. C'est le moment de lancer une réplique théâtrale et grandiloquente !

« Euh... Vous avez entendu ça ? »

Marin sent ses cheveux se hérisser sur sa nuque. Un faible brouhaha, déroutant et discordant, mais semblant provenir de nombreuses bouches, s'élève dans le tunnel derrière les kobolds. Ces derniers échangent des regards horrifiés. Tout excités qu'ils étaient d'acclamer leur champion de cire, ils en ont oublié de surveiller leurs arrières. « Ça être bafouilleurs farouches ! », s'exclame le roi Cire-Pilleur, s'engageant sur le pont à toute allure et abandonnant ses sujets sans la moindre hésitation.


Les kobolds se ruent à la suite de leur roi, dépassant l'aventurier sur le pont dans leur course folle pour fuir ce qui approche. L'autre côté du pont étant toujours bloqué par le golem aveugle, ils se massent derrière Marin pour se protéger, visiblement oublieux de leur précédent conflit face à cette plus grande menace.


Marin lève les yeux au ciel en tâchant de retrouver son équilibre malmené par l'arrivée des kobolds. « Vous plaisantez ! Ne faites pas ça, bande de bougies mal coulées ! Le pont ne tiendra jamais ! »
Et le pont de lui donner raison. Il a bravement supporté le poids d'un homme adulte et d'un monstre de cire gargantuesque. Il n'a pas non plus bronché quand Marin a fait toutes ses acrobaties. Mais le poids d'un groupe de kobolds tremblants, d'un golem tâtonnant et d'un héros, c'est trop pour lui. Les cordes poussent un long gémissement avant de se rompre.

« Accrochez-vous ! », crie Marin. Il lâche son épée et fouille l'air pour se raccrocher à quelque chose, mais c'est déjà trop tard. Les cordes cèdent sous les pieds du golem, claquant comme un fouet géant, et aventuriers, kobolds et golem plongent en chœur dans l'abîme.


 

 

« Ils ne sont pas morts. », affirme le barde à son audience ébahie. « Comme certains d'entre vous ont l'air inquiet, je préfère vous l'annoncer de suite. La rivière n'est pas aussi loin qu'il y paraît et elle est profonde. », glousse le barde. « Personne ne tue son héros au milieu de l'histoire, voyons ! »


Il pose un pied botté sur son chaudron. « Maintenant, ça ne veut pas dire que tout va bien pour eux. Pas du tout. Les choses vont commencer à devenir intéressantes. » Le barde sourit d'un air mystérieux. « J'ai juste besoin de reposer un peu mes cordes vocales, j'ai la gorge sèche. Vous comprendrez bientôt ce que je veux dire. »

La suite dans la troisième partie.

 

 

 

 

Kobolds et Catacombes : le conte du malandrin, 1ère partie (Source)

 

« Ce soir, je vais vous conter une histoire pleine d'aventure et de danger ! De héros et de méchants, de pièges mortels et de monstres hideux, et bien sûr, de trésors défiant l'imagination ! »

La voix du barde résonne dans l'auberge malgré le brouhaha ambiant. Les joueurs retournent leurs cartes, les convives reposent leurs couverts et Brassepierre s'accoude au comptoir, un grand sourire aux lèvres. Tous les regards sont tournés vers l'homme debout près du foyer. Les habituels éclats de rire se sont interrompus et le silence se fait peu à peu dans l'auberge. On n'entend plus désormais que le crépitement des flammes, et la mélodie subtile et envoutante de l'instrument du barde.

« Un groupe d'aventuriers aguerris décida un jour de s'enfoncer dans les profondeurs des catacombes, pour mettre la main sur la légendaire hache Tranche-malheur ! Nos courageux héros ont parcouru des kilomètres de tunnels percés dans la roche par les kobolds et affronté de rudes épreuves ; ils ont réchappé à des dizaines de pièges mortels et terrassé d'innombrables monstres... Et tout ça pour quoi ? Ils ont fini par échouer dans leur quête et engager quelqu'un d'autre pour l'accomplir ! »

Quelques rires ironiques se font entendre dans l'assistance, mais le barde les coupe immédiatement. « L'histoire que je vais vous raconter est celle de l'homme qu'ils ont engagé. Un authentique aventurier, beau parleur, plus insaisissable qu'un murloc huilé. Un voleur, une canaille, un chasseur de trésors itinérant, et un héros ! Enfin, en quelque sorte. Vous avez sans doute déjà entendu parler de Marin le malandrin ! Si ce n'est pas le cas, vous saurez tout de lui à la fin de mon récit ! »

À la simple mention de son nom, un concert d'acclamations s'élève. Les récits sur Marin valent toujours leur pesant d'or.

« Laissez-moi planter le décor. Nous rejoignons notre héros alors qu'il s'est déjà enfoncé profondément dans les catacombes... »

 

 

Marin pénètre dans une grande salle parsemée de stalactites et découvre qu'un gouffre profond traverse de part en part le chemin à suivre. Le rugissement d'une rivière souterraine se fait entendre en contrebas et la brume s'élevant des entrailles de la terre donne un aspect fantomatique aux grappes de cristaux bleus luminescents qui percent les parois. De la lave s'écoule d'un trou dans le mur de la grotte, rebouché maladroitement par quelques planches de bois clouées par-dessus. Le magma éclaire la grotte d'une lueur rougeoyante et imprègne l'eau d'une désagréable odeur de soufre. Marin se demande distraitement comment les planches qui retiennent la lave en fusion résistent à la chaleur et se met à réfléchir à ses options.



Par chance, un pont traverse la gorge formée par la rivière. Malheureusement, ce n'est qu'un simple assemblage de cordes effilochées et de planches de bois fatiguées, suspendu au-dessus d'un gouffre vertigineux. Et il n'y a pas de garde-corps. Évidemment.

Ce chemin ne semble pas de bon augure à Marin mais un nuage de poison a envahi le seul autre passage de sa connaissance et faire demi-tour prendrait des heures. Et d'après ce qu'il peut voir du tunnel de lave bouché à la hâte, cette route pourrait également disparaître d'ici peu. C'est toujours comme ça dans les catacombes : elles sont différentes à chaque fois qu'on y retourne. Et Marin s'y rend souvent.

Même si l'attrait d'un potentiel butin est amplement suffisant pour que Marin se lance dans une virée en donjon, celle-ci a un but précis. Un vieil ami lui a demandé de l'aider à récupérer la légendaire hache Tranche-malheur. Il se rappelle encore clairement les paroles prononcées par Chênecœur, quelques jours plus tôt...

« La guilde a grand besoin de cette hache, mais nous ne parvenons pas à mettre la main dessus. Ça, nous en avons passé des semaines à fouiller les catacombes et nous n'avons rien trouvé d'autre que des kobolds et encore des kobolds. Tout le monde sait que tu es le meilleur dans ton domaine, Marin, et j'ai besoin de ton aide. Alors, qu'en dis-tu ?


— J'en dis : combien ça va me rapporter ? »

Il s'avère que ça n'allait rien lui rapporter, mais Chênecœur avait entendu dire que Tranche-malheur était cachée au même endroit qu'un autre trésor que Marin recherchait depuis longtemps : un grand coffre contenant des objets particulièrement intéressants. Marin a accepté le marché et c'est pour ça qu'il se retrouve maintenant dans une telle situation, confronté à cette merveille d'« ingénierie » kobold.

Les cordes grincent et le « pont » se balance dangereusement sous le poids de Marin tandis qu'il avance avec précaution sur le bois fendu. L'abîme s'ouvre juste en dessous de lui, effroyablement visible à travers les planches, et un souffle d'air venu des profondeurs le secoue comme un prunier. À chaque pas, il fait de son mieux pour maîtriser son angoisse et ne pas imaginer le pont en train de céder sous son poids.

Alors qu'il est presque parvenu à la moitié du pont, un groupe de kobolds émerge du tunnel vers lequel Marin se dirige. Une embuscade ! Heureusement, elle n'est pas très efficace : les kobolds se sont montrés bien trop tôt et restent plantés là. Ils sont tout de même nombreux et Marin est seul, à mi-chemin sur un pont délabré qui pourrait lâcher à tout instant. Ce n'est pas une situation des plus idéales !

Un des kobolds est plus grand que les autres (si l'on peut dire grand en parlant d'un kobold) et porte une couronne surmontée d'une lanterne, au lieu de l'habituelle bougie des kobolds. Ce roi minuscule est également plus rond que ses congénères : nul doute qu'il y ait des avantages culinaires à être roi.




Le kobold couronné dit quelque chose à l'un de ses serviteurs, puis le pousse en avant sur le pont branlant. Le poids supplémentaire fait gémir les cordes usées de façon alarmante. Marin serre les dents.

Le petit kobold se tord les pattes, gonfle le torse et dit : « Vous. Vous, aventurier... »

Confronté à un héros armé jusqu'aux dents et bien plus grand vu de près, le kobold oublie totalement ce qu'il devait dire. Perdu, il se rabat sur ses classiques. « Vous pas prendre bougie ! », s'écrie-t-il avant de décamper et de retourner en sécurité auprès de ses compagnons.

Le kobold couronné se passe une patte sur le visage, exaspéré. « Moi être roi Cire-Pilleur ! », s'écrie-t-il, sa voix résonnant de façon étrange dans la grotte. « Ça être MES tunnels ! Vous lâcher qui-brille tout de suite ! »

Marin hausse un sourcil. « Il y a comme un problème dans votre plan, Votre Majesté. Vous voyez, je n'ai pas encore de trésor. Pourquoi ne me laissez-vous pas passer, pour que j'en trouve un ? On pourra reprendre cette discussion à ce moment-là. Qu'en dites-vous ? »

Plusieurs kobolds, reconnaissant la sagesse de sa suggestion, opinent du chef, la flamme de leur bougie vacillant dangereusement. Leur roi, cependant, ne se laisse pas aussi facilement convaincre. Les petits yeux de Cire-Pilleur brillent avec méchanceté. « Si vous pas lâcher, kobolds prendre ! », hurle-t-il, les poings levés, « Moi invoquer GOLEM ! »

 

L'assemblée pousse un hoquet de surprise. Les chaises de l'auberge grincent alors que les clients se penchent en avant, suspendus aux lèvres du barde. Il s'écoule un long moment avant que le charme ne se soit rompu et que quelqu'un demande : « Et alors ?! Que s'est-il passé après ? »

« Raconter des histoires donne grand-soif, l'ami. Je pense que je vais faire une courte pause. », répondit le barde, avec un clin d'œil. Puis il tira un grand chaudron à travers la pièce. Sur l'acier noir, on pouvait lire les quatre mots suivants tracés à la peinture blanche : « À VOTRE BON CŒUR ! ».

La suite dans la deuxième partie !

 

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Djey

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"Je suis capable du meilleur comme du pire, mais dans le pire c'est moi le meilleur".

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