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Test de Dungeon Siege 3
Première partie
  • Seconde partie
3

Le test du RPG médiéval sur PS3 réalisé par le studio Obsidian.

Test de Dungeon Siege 3

Consoles Millenium

 

Éditeur : Square - Enix
Développeur : Obsidian Entertainment
Date de sortie : 17 Juin 2011
Genre : Hack'n'Slach
Plateforme de test : PlayStation 3
Existe sur : Xbox 360 et PC

Ahhhh Obsidian Entertainment !! Terre d'accueil de promesses déçues par les contrariétés de la vie. Bassin inépuisable de rêves d'argile digitale, aussi fragile que des danseurs aux os de verre à un concours de breakdance. Que reste-t-il de nos espérances, à nous, pauvres joueurs qui attendions encore la résurgence ou la naissance de la gloire longtemps promise ? Celle de l'époque où le studio s'appelait encore Black Isle et qu'il nous a émerveillés de son talent. Je vous le demande. L'année dernière c'est le couteau entre les dents que tu nous avais livré ton Fallout : New Vegas, comme pour saluer notre attente et retrouver cette licence qui t'est si chère. C'était l'occasion de te voir enfin sous un visage un peu plus réjouissant, toi le studio que l'on n'appelle plus que lorsqu'une licence commence à cartonner.

J'ai toujours eu une certaine tendresse pour Obsidian même si on sait qu'une bonne partie des cadres de Black Isle voguent sur d'autres navires désormais. C'est comme ça, on a envie d'y croire à chaque fois, même si on sait que ça n'arrivera pas. Difficile de se faire un nom quand on est majoritairement appelé à ne réaliser que des suites de jeux phares d'une génération. Plus particulièrement lorsqu'on a été une légende par le passé au point de marquer le média au fer rouge.

C'est un peu comme si on était irrémédiablement appelé en renfort pour palier au manque de bras d'une équipe. Comme ce joueur célèbre et en fin de carrière ou de cycle, sur la touche, qui rentre sur le terrain parce qu'un titulaire est blessé ou en fin de match pour faire souffler la star de l'attaque qui a déjà marqué 4 buts. Toujours aussi besogneux à la tâche, avec du travail d'équipe, du vrai de vrai.

Ce qui suit est assez symptomatique de l'histoire du studio depuis 2003 : quand Bioware sort son « Star Wars : Knights of the Old Republic » et que plus tard Lucas Art a besoin d'un développeur pour réaliser sa suite, ils font appel à Obsidian. Lorsque Bioware sort son « NeverWinter Nights » et qu'Atari et Infogrames ont dans l'envie d'éditer un nouvel épisode, ils font appel à Obsi(th)dian. Quand Bethesda sort son « Fallout 3 » en connaissant un succès assez énorme sur consoles de salons (approximativement 6 millions d'unités vendues et de joueurs ayant potentiellement bu de l'eau radioactive de toilettes) et que derrière ils désirent lancer sa suite, à qui font ils appel ? Je vous le donne en mille : Obsidian Entertainment. Arriver sur un projet dont on est ni l'alpha ni l’oméga en matière de développement pur, techniquement parlant; dont le cahier des charges existe déjà, et pour lequel il faut coller avec une certaine transparence aux attentes des joueurs tout en essayant de proposer de nouvelles idées pour essayer de donner un nouveau souffle à la suite que l'on réalise. C'est aujourd'hui, à peu de choses près, le boulot d'Obsidian.

Un numéro de funambule parfois inconfortable qui a permis au studio de se tailler un nom sur la scène, mercenaires du travail à la chaîne, démiurges et créateurs de glitchs en tout genre, flibustiers du clonage, c'est le sourire aux lèvres très certainement qu'ils ont accueillis le développement de Dungeon Siege dans leurs studios. Un peu comme Daniela, ils sont toujours d'accord, et il y a toujours de la place pour les copains qui passent avec une licence sous le bras.

Dungeon Siege est un jeu à l'aura qui a traversé la décennie depuis sa création par le médiatique Chris Taylor - le papa de Total Annihilation - qui pensait en 2002 mettre un grand coup de pied dans le hack'n'slash. L'Histoire ne lui donnera pas forcément raison même si son jeu était bon. Mais ce sont les intentions qui comptent. L'enfer n'est il pas pavé de bonnes intentions ? À cette époque l'enfer, pour les autres, était habité par Diablo et il régnait en seigneur et maître sur le genre depuis les flammes de son trône. La couronne semblait bien loin. Eh bien, presque dix ans plus tard, revoilà Dungeon Siege 3 et cette fois-ci sous la houlette d'Obsidian. Aucune surprise donc même si c'est une première puisque le jeu a été développé depuis le premier épisode uniquement par Gas Powered Game : le studio de Chris Taylor, encore lui.

 

Certains l'Ehb chaud

 

Le Royaume d'Ehb vacille. Son monarque absolu Roland est mort. Le triste sire. Des corps institutionnels comme l'armée royale, sont tenus pour responsables de la disparition du suzerain. L'ignoble complot. Le chaos est semé dans les provinces du royaume au point de diviser le pays par le sang, le peuple vit alors dans la tourmente, déchiré par une foi nouvelle dans l’Église Azunite qui poussera pendant près de 30 ans les habitants de l'Ehb à traquer le moindre légionnaire pour lui faire payer la fin d'un âge d'or aujourd'hui révolu. À la tête de l’Église, il y a une femme : Jayne Kassinder. Elle vit à l'extrémité Est du pays, par delà les montagnes et les marécages du Bois du Crépuscule, et tente par tous les moyens d'étancher sa soif de vengeance tout en vouant un culte absolu à des Dieux anciens prêts à plonger le monde dans les ténèbres. Tout cela dans le seul but de les gouverner tous, étrange occurrence, brrrr.

Plus au Sud, la reine Roselyne, petite fillote du Roi Roland mène ses troupes de résistants au combat pour récupérer la couronne en ignorant que dans les vestiges de sa patrie bat encore le cœur de la glorieuse Légion de son père. Voilà la trame scénaristique de ce Dungeon Siege 3, rien de bien original, mais la pulsation héroïque est là, et elle sied bien au genre.

Dès le début du jeu, vous devrez choisir un avatar parmi 4 archétypes aussi divers que variés n'excluant pas la parité. Un épéiste, mi palouf, mi-chevalier collectionneur de boucliers du nom de Luca Montbaron. Reinhart Manx un mago à la barbe fluo et au pouvoir entropique réglé comme une horloge suisse. Anjali une archonte-Djinn brûlante et sexy jouant de la lance avec dextérité. Et Katarina, une witch molosse amatrice de gros canons et plus vicieuse qu'une bad girl dans Kill Bill.

Une petite équipe assez sympathique qui se complète assez bien. Un casting sucré qui ne rate pas le coche, dommage qu'on ne puisse pas jouer cette dream team au complet en jeu, hélas on ne pourra incarner qu'un personnage tout au long de l'aventure même si nous serons souvent accompagnés par un des intervenants de cette bande miraculeuse (encore faudra-t-il attendre de rencontrer chacun d'entre eux pendant votre progression pour pouvoir faire appel à leurs services). Un système de jeu qui contraste forcément avec les anciens Dungeon Siege qui offraient un rayon d'action dans la gestion des personnages beaucoup plus large. Il est évident qu'à ce niveau on comprend que cet épisode se veut accessible pour tout possesseur de consoles qui le pratiqueront à la DS3 ou au pad Xbox.

Fier représentant de la 10e Légion, nous voilà partis sur les routes, la mine réjouie et le pas alerte malgré le chaos ambiant. Accueillis à la grande Commanderie par Odo le Vénérable, gardien du temple de la Légion et commanditaire de sa renaissance, c'est le vieil homme qui nous mettra le pied à l'étrier lors d'une cinématique qui soulignera les limites du moteur graphique du jeu. Oups.

Très rapidement suite à ce préambule, on comprendra la raison de notre présence dans l'Ehb après la rencontre incongrue d'un habitant des forêts apparaissant dans les songes de tous les élus du royaume. Nous les réunificateurs des mondes, les pacificateurs des âmes qui n'avions rien demandé à personne, avions désormais une quête : rallier le peuple à notre cause, celle de la légendaire 10e Légion et rétablir l'ordre dans ce bordel sans nom au moyen de nos armes ou d'un certain sens de la diplomatie. Les deux ne sont d'ailleurs pas incompatibles dans certaines situations, puisque la diplomatie par l'arme est communément comprise, et ce, quelle que soit la langue. Amen.

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stargazer il y a 8 ans

On vit un peu le syndrome de Stockholm avec ce jeu, on sait qu'on est l'otage et pourtant on éprouve une grosse sympathie pour le jeu une fois fini. Tu peux y aller Krône, ça se laisse jouer. @ [URL="http://www.millenium.org/forum/member.php?u=9498"]safeR[/URL] : thx.

Krône il y a 8 ans

Exactement la même remarque ! J'ai joué au premier volet mais on attendais plus du 2em je pense ... J'essayerais bien ce nouvel opus pour voir ce que ça donne sur console !

safeR il y a 8 ans

J'avais adoré le premier opus avec son extension Legend of Aranna, mais le Dungeon Siege 2 m'avait beaucoup déçu. A en voir le test, ce jeu n'est pas vraiment dans le même esprit que le 1. Dommage :D, en tout cas superbe récapitulatif ! GJ

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