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Test Crime Boss: Rockay City – C’est dans les vieux pots que… ben non, pas toujours

Test Crime Boss: Rockay City – C’est dans les vieux pots que… ben non, pas toujours
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Crime Boss: Rockay City, ce sont de grandes stars du cinéma ayant connu leur heure de gloire dans les années 80-90 que l'on retrouve ici réunies autour d'un concept original : un simulateur de gestion d'activités criminelles en version roguelite. Il y a clairement de quoi interpeller.

Test Crime Boss: Rockay City – C’est dans les vieux pots que… ben non, pas toujours
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Lors de sa présentation aux Game Awards en décembre 2022, Crime Boss: Rockay City avait pris tout le monde de court en sortant de nulle part. Avec à l’affiche rien de moins que 8 têtes connues du cinéma hollywoodien des années 80-90, dans un jeu d’action à la Payday avec des airs de GTA Vice City, il y avait effectivement de quoi susciter l’attention. Et trois mois plus tard, le jeu est déjà disponible sur PC (Epic Games Store), avant d’arriver un peu plus tard dans l’année sur PS5 et Xbox Series. Il y a là, déjà, de quoi se méfier, surtout que le gameplay, qui avait ensuite été partagé, avait quelque peu refroidi les ardeurs. L’accent aurait-il uniquement été mis sur le casting ? Mais ne soyons pas médisants et laissons une chance à cette première production d’Ingame Studios (qui compte dans ses rangs d’anciens développeurs d’ArmA), éditée par 505 Games, et voyons ce qu’elle a dans le ventre.

  • Genre : FPS Roguelite
  • Date de sortie : 28 mars 2023 (PC)
  • Plateforme : PC, PS5, Xbox Series
  • Développeur : Ingame Studios
  • Éditeur : 505 Games
  • Prix : 39,99€ disponible sur Amazon
  • Testé sur : PC

Candyman

Rockay City, ville fictive de Floride située en bord de plage, est le lieu rêvé du luxe et du divertissement. Mais sous les néons tape-à-l’œil, lorsque l’on gratte un peu, c’est le crime organisé qui règne en toute impunité. La police et les hommes politiques sont soumis au King, le chef du crime local qui contrôle toute la ville. Travis Baker (Michael Madsen), lui, n’est qu’un petit trafiquant de drogue venu rencontrer le boss, afin de pouvoir écouler ses bonbons. Mais lorsque le King et toute sa garde rapprochée sont exécutés au cours d’une fête organisée par ce dernier, c’est une toute nouvelle opportunité qui s’offre à lui. Il y a un siège à prendre, alors pourquoi ne pas s’y installer ? Mais il n’est pas le seul à vouloir le trône. Quatre autres gangs sont en effet prêts à en découdre pour s’en emparer : les Chicos, des rappeurs aux ordres de Hielo (Vanilla Ice), les motards prêts à tout des Riders de Khan, les Italiens avec Don Barbaro à la tête des Scudos, très branchés high-tech, et les terribles Sicarios de Dollar Dragon (Danny Trejo), l’ancien bras droit du King.

Millenium

Afin d’atteindre son objectif, Baker va donc créer le gang des Graves, et une guerre de territoires va avoir lieu. Pour se faire respecter, il va devoir montrer sa détermination et sa puissance en s’entourant d’une équipe compétente. Il fait appel pour cela à Casey (Kim Basinger), une femme fatale qui connaît les ficelles, pour s’occuper de ses affaires. Nasara (Damion Poitier), un ancien officier de la Marine, sera, lui, son bras droit, et s’occupera de trouver les bons coups tout en gérant le butin récolté, tandis que Touchdown (Michael Rooker), un vieil ami vétéran de guerre passablement déjanté, sera son homme de main chargé de prendre et de défendre les différents quartiers. Glaves (Danny Glover), un ancien inspecteur à la retraite, qui connaît la ville comme sa poche et a ses entrées dans la police, les rejoindra également en tant qu’informateur. Mais toute cette agitation va aussi attirer le sheriff Norris (Chuck Norris) qui va commencer à surveiller Baker et à mener son enquête, compliquant peu à peu les choses.

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La petite histoire s’arrête toutefois plus ou moins là. Le scénario se limite au strict minimum, avec des personnages bien peu développés. Pourtant, avec le très tarantinesque Michael Madsen (Reservoir Dogs) dans son rôle de cow-boy dur à cuire à tendance misogyne et homophobe (« on n’est pas des fiottes »), et les autres stars à l’affiche, on aurait pu s’attendre à des protagonistes avec un peu plus de consistance. Et cela se ressent aussi dans le jeu d’acteur. On voit bien qu’ils n’y croient pas vraiment et ne maîtrisent pas leurs personnages au-delà du stéréotype qu’ils représentent. Il n’y a bien que Damion Poitier (Chains dans Payday 2) qui semble un peu plus impliqué. Malgré les quelques efforts de Kim Basinger (9 Semaines ½), Michael Rooker (Les gardiens de la Galaxie), Dany Glover (L’Arme fatale), ou même Danny Trejo (Machette) qui n’apparaît pas beaucoup, la mayonnaise ne prend pas. Et ce ne sont pas les rimes parlées de Vanilla Ice (Ice Ice Baby) ou le texte récité platement par Chuck Norris (Walker Texas Ranger) qui arrangent les choses.

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Alors, oui, le titre peut être vu comme un hommage aux films d’action des années 80-90, et ne se prend pas plus au sérieux que cela, penchant ouvertement vers la série B, mais il ne parvient clairement pas à nous emporter, faute d’un véritable scénario à se mettre sous la dent. Notre rétine est en revanche satisfaite. Les graphismes sont séduisants, effets de lumière et de réflexion à l’appui. Rockay City brille de tous ses feux, et le casting 5 étoiles, que ce soit dans les menus ou les cinématiques, est joliment mis en avant, malgré parfois quelques scintillements disgracieux. Mais le soft peut souffrir en contrepartie de forts ralentissements, notamment dans les temps de chargements récurrents qu’il propose et qui s’éternisent parfois de manière décourageante. Le matériel est en effet bien sollicité et l’optimisation n’est peut-être pas parfaite avec, de surcroît, quelques bugs à la clé. Et pour accompagner l’image, quelques chansons sympathiques nous sont offertes. Quant au doublage, celui-ci n’est bien entendu proposé qu’en VO sous-titrée en Français.

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Pas de place pour les fiottes

On apprécie malgré tout de côtoyer ces grands noms du cinéma hollywoodien, mais les cinématiques sont bien trop courtes, s’arrêtant même parfois brutalement, et s’intercalent entre chaque scène d’action, elles-mêmes très brèves. Il en résulte un rythme très haché qui casse l’immersion que l’on pourrait avoir, surtout que, comme dit précédemment, les temps de chargement s’enchaînent à chaque fois et peuvent s’avérer longuets. C’est usant. Le seul élément qui sort du lot réside dans les missions de personnage où l’on prend les commandes d’un membre pouvant rejoindre gratuitement notre équipe si l’on parvient à le faire survivre. On s’intéresse alors à son histoire personnelle, à travers plusieurs épisodes durant lesquels, au lieu de gérer un groupe de malfrats, on ne contrôle que ce dernier. Mais ceci se déroule toujours sur des cartes miniatures qui peuvent s’avérer en total décalage avec le reste, et s’il meurt, on ne connaîtra pas la fin, ce qui peut arriver très vite, entrainant un nouvel écran de chargement, alors même que l’on vient tout jute de passer le précédent.

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Si ce n’est pas l’histoire contée par Crime Boss qui va nous retenir, c’est peut-être son gameplay ? Sauf que là aussi, c’est laborieux. Ce n’est pas vraiment mauvais, mais bien trop succinct. On prend part à des missions de cambriolage ou de braquage en groupe de 4, avec une équipe à qui l’on peut demander de nous suivre ou de garder la position, et que l’on peut préalablement choisir, y compris en incorporant Baker, le seul à pouvoir en faire deux dans la journée. L’idée est de chercher à s’infiltrer discrètement en crochetant des serrures, en désactivant les caméras, en immobilisant sous la menace les gardes ou les civils, ou encore en effectuant une élimination discrète par surprise. Mais, bien souvent, cela tourne vite à l’affrontement. Nous n’avons en effet aucune indication de la position des ennemis ou des caméras autre qu’une observation visuelle et on se fait donc facilement surprendre. De plus, l’objectif est non seulement de faire notre coup discrètement, mais aussi rapidement, pour vite repartir avec le butin. On n’a donc pas de temps à perdre.

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Le jeu d’infiltration se transforme donc vite en jeu de tir à la première personne, surtout quand la police débarque, voire le SWAT. De toute façon, nos coéquipiers semblent préférer l’action, puisqu’ils refusent parfois de remplir leurs sacs. Il faut donc soit zapper de l’un à l’autre, soit remplir les sacs pour eux et leur lancer. Mais il vaut mieux ne pas trop s’attarder, quitte à renoncer à une partie du butin, car les forces en face de nous deviennent de plus en plus puissantes (avec un système de badges pour la police comparable aux étoiles de GTA). Cela débouche encore une fois sur de petites scénettes se déroulant, de surcroît, sur de toutes petites cartes que l’on recroise régulièrement, à l’image des membres que l’on peut recruter dans notre équipe et qui ont clairement de gros liens de parenté. De plus, en termes de crédibilité, on repassera. Une fois la marchandise déposée dans la camionnette vers laquelle on peut rusher, il suffit de valider pour prendre tranquillement la fuite, même sous un feu ennemi soutenu.

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Pour ce qui est de la guerre de territoires, c’est le rôle de Touchdown qui ne peut toutefois, lui aussi, n’intervenir qu’une seule fois par jour. Il peut tout d’abord s’agir de s’emparer d’un quartier sous le joug d’un autre gang. Pour cela, on choisit le nombre de soldats de son armée que l’on envoie, sachant que plus on en est nombreux et plus les chances de réussite sont importantes, mais plus le coût est élevé, sans parler que ceux-ci ne seront plus disponibles pour une autre opération. Si Touchdown meurt, c’est raté, mais quand on incarne un soldat lambda, s’il tombe au combat, on passe au suivant. Il faut également savoir défendre ses biens, que ce soient nos propres quartiers attaqués ou nos entrepôts suscitant la convoitise des concurrents. Dans tous les cas, les gunfights bénéficient de la possibilité de se mettre à couvert, ce qui permet de régénérer sa santé en restant à l’abri quelques temps, mais si celle-ci tombe à zéro, il faut attendre qu’un partenaire vienne nous soigner. Hormis les soldats, chaque personnage peut en effet être remis sur pied une ou plusieurs fois, en conservant l’usage de son flingue pendant les soins. Tout ceci fonctionne assez bien, mais fait tout de même assez old school. C'est un aspect important du jeu qui aurait pu, là encore, être mieux réussi.

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On se fait un Risk ?

Mais Crime Boss est avant tout un simulateur stratégique de gestion criminelle. Il s’agit de gérer ses hommes (via les recrutements des membres incorporant l’équipe comme des soldats servant de chair à canon), son arsenal et ses territoires, mais aussi et surtout son budget. Chaque mission représente en effet un coût de préparation, sans parler de la part à redistribuer ensuite à ses acolytes. Et les armes comme le recrutement ne sont pas gratuits. De même, les locaux du QG peuvent être sujets à des pannes à réparer, et on peut se faire voler. Heureusement, il y a la possibilité de revendre le butin sur le marché noir selon un cours évolutif pour chaque catégorie (drogues, métaux précieux, produits de luxe, gemmes et équipements électroniques). En cas de liquidités insuffisantes, il est également envisageable d’emprunter sur quelques jours, mais il faut ensuite faire entrer assez de fonds pour rembourser avec intérêts. À l’inverse, si l’on commence à accumuler un peu trop de trésorerie, autant l’investir dans quelque chose qui rapporte (produits de luxe ou antiquités, selon vos préférences) et qui améliore l’aspect du bureau de Baker, qui, au départ, est assez vide.

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Ce dernier point est particulièrement intéressant dans le sens qu’au même titre que les territoires en notre possession, cela permet de faire entrer de l’argent chaque jour dans les caisses. De plus, une fois acquis, ces biens sont conservés d’une partie sur l’autre. Choisir d’envoyer plus ou moins de soldats pour affronter les forces ennemies dans la guerre de territoires est un premier aspect stratégique, mais sélectionner Baker comme membre d’une équipe envoyée en mission, lorsque cela n’est pas imposé, en est en effet un autre. La présence du boss permet d’améliorer son niveau de chef en fin de mission, et à chaque nouveau palier, on peut choisir un bonus parmi trois cartes aléatoirement proposées. Ceci peut concerner Baker lui-même, mais aussi sa garde rapprochée (Touchdown, Casey, Navara et Glaves). Par contre, l’envoyer sur le terrain fait aussi prendre le risque qu’il périsse en mission. Dans ce cas, la partie prend fin et tout est remis à zéro, à l’exception des placements cités précédemment et du niveau de chef atteint par Baker.

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Il faut alors tout recommencer, mais Crime Boss le fait tout de même intelligemment grâce de la mise en place initialement effectuée. On connaît déjà le topo et on peut donc entrer plus rapidement dans le vif du sujet. On retrouvera bien quelques scènes ou situations incontournables, mais cela reste raisonnable. Le choix d’avoir opté pour une campagne roguelite à travers un jeu stratégique de territoires à base d’armées, qui n’est pas sans rappeler nos parties de Risk, est une idée intéressante, comme bien d’autres dans la proposition d’Ingame Studios, mais rajouter une couche de répétitivité à un jeu déjà très répétitif n’aide pas forcément à retenir le chaland. L’ensemble aurait gagné à être plus peaufiné plutôt que de tout miser sur les guest stars. Il reste toutefois un dernier point pour rattraper le coup : le multijoueur. Crime Boss est en effet jouable en coopération jusqu’à 4 joueurs en ligne. Entre amis, cela peut être sympa, mais encore faut-il convaincre 3 d’entre eux de se joindre à nous plutôt que de se lancer dans une partie de Payday. Au pire, on se rabattra sur le matchmaking pour trouver des camarades de jeu. Il faudra par contre prier pour conserver une connexion stable.

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Deux formules sont ici disponibles. La première propose un mode partie rapide, qui consiste à se lancer dans les casses qui tournent sur la carte. On peut choisir d’y aller avec des bots ralliés grâce à un budget dédié, y compris parmi les têtes d’affiche du jeu une fois débloquées (Baker, Touchdown, Hielo, Dollar Dragon, …), ou en rejoignant une session. Les gains permettent de recruter de nouveaux membres, d’acheter des armes ou encore de débloquer des contrats. On reste toutefois sur les mêmes cartes pour accomplir les mêmes missions avec le même type d’équipe. Le second mode coopératif offre, lui, la possibilité de se lancer dans 6 mini-campagnes, chacune devant être réussie pour débloquer la suivante. Contrairement à la formule précédente, l’équipe est prédéfinie et joliment armée, mais on peut encore une fois tenter cela en solo avec des bots ou en coopération. Notons qu’ici, le nombre de réanimations autorisées est plus important pour chaque personnage, mais que celles-ci ne se réinitialisent pas entre les missions. Et en réussissant à remporter les 3 étoiles, on débloque un personnage recrutable. Petit détail pour finir, si le titre est globalement bien traduit en Français, cette partie du soft a été oubliée. À mi-chemin entre les deux autres modes de jeu, et avec un degré de difficulté un peu plus relevé à travers des missions un peu plus conséquentes, c’est sans doute le plus intéressant, mais il se limite à 6 petits scénarios.

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À trop vouloir en faire, Crime Boss échoue sur bien des points, et c’est bien dommage. Il dispose en effet de bonnes idées avec son concept de gestion du crime en roguelite stratégique, et on a envie d’y croire, surtout aux côtés de telles stars hollywoodiennes accompagnées d’une BO soignée. Malheureusement, tout n’est qu’effleuré et bien trop succinct. Les acteurs eux-mêmes ne semblent d’ailleurs pas se sentir vraiment impliqués. Si l’on rajoute à cela une technique qui peut ramer et un gameplay old school, ainsi qu’un manque de rythme et une répétitivité exacerbée, on comprend que Crime Boss a loupé son coup. Seules les missions de personnage et les 6 mini-campagnes en mode coopératif se démarquent un peu du lot. Une belle occasion manquée.

Un casting alléchant
Des graphismes séduisants
Une BO de qualité
L'aspect stratégique avec une dimension roguelite
Les missions de personnage
Les mini-campagnes coopératives
Un scénario et des personnages superficiels
Un jeu d’acteur peu convainquant
Beaucoup trop répétitif et haché
Un gameplay qui date lui aussi d’une autre époque
Manque d’optimisation
Des temps de chargements à répétition
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