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Un ancien dictateur en procès avec COD

Un ancien dictateur en procès avec COD
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La série des Call of Duty est une habituée des faits divers, le dernier qui a fait surface ces derniers jours ne manque toutefois pas d'originalité. Un ancien dictateur représenté dans Black Ops 2 attaque Activision en justice.

Un ancien dictateur en procès avec COD

La série des Call of Duty est une habituée des faits divers, le dernier qui a fait surface ces derniers jours ne manque toutefois pas d'originalité. Il ne s'agit pas d'une fusillade ou d'un lien quelconque entre l'un des COD et une étude sur la violence. Non cette fois c'est un personnage de Black Ops 2 qui est dans la ligne de mire. L'avant-dernier épisode de la licence mettait en effet en scène l'ancien dictateur Manuel Noriega. Dans le jeu, Manuel est le commandant des Forces de Défense Panaméenne. Il est un de vos alliés au début de la campagne solo, aidant la CIA dans sa capture de Raul Menendez pour, plus tard dans la partie, trahir ses anciens alliés donc vous en devenant un adversaire. Or Manuel Noriega est un personnage réel qui a connu une vie mouvementée et est un membre à part entière de l'histoire du Panama. Aujourd'hui emprisonné dans son pays d'origine, cela n'a pas empêché Manuel Noriega d'attaquer Activision en justice suite à l'utilisation que l'éditeur a fait de son nom dans l'un de ses jeux.

 

 

C'est donc pour utilisation abusive de son nom sans son consentement, préjudice moral et profits réalisés à son insu que Manuel Noriega a décidé de lancer sa dernière offensive. Habitué des coups de force, l'homme âgé aujourd'hui de 80 ans n'en a donc pas terminé avec les affaires. Noriega a débuté sa carrière en tant qu'agent infiltré de la CIA au sein de la garde nationale panaméenne dès 1967. Son ascension sera fulgurante entre 1970 et la fin des années 1980. Il sera de tous les coups politiques, participant à l'établissement d'un régiment militaire après le coup d’État de 1968 dont il deviendra un maillon essentiel devenant dès 1970 le chef des services de renseignements du pays. Il franchira par la suite une nouvelle étape à la mort du dictateur Omar Torrijos en 1981, devenant dès 1983 le commandant en chef de la Garde nationale. Homme incontournable du système il s'est éloigné petit à petit de la CIA pour s'imposer en tant qu'homme fort de son pays et ennemi déclaré des États-Unis.

Les années 80 seront son apogée car, après la Garde nationale, Noriega devient général des Forces armées du Panama dès 1984 pour être finalement considéré comme le chef de l’État entre 1987 et 1989. Son engagement marqué contre les Américains sera la cause de sa chute rapide. Renversé par les États-Unis après avoir annulé la tenue des élections en 1989, Manuel Noriega connaitra ensuite une série de condamnations internationales qui le mèneront dans les prisons du monde entier, dont celles de la France où il sera logé pendant quelques années suite à sa condamnation à 10 ans de prison pour blanchiment d'argent. Depuis 2011 l'ancien dictateur est toutefois de retour dans son pays où il finit de purger ses nombreuses peines.

 

 

Activision et Call of Duty ont donc profité de l'histoire incroyable de cet homme pour l'intégrer à celle de Black Ops 2. Du propre aveu des développeurs l'utilisation de personnages réels dans les jeux est volontaire et a pour but d’immerger encore davantage le joueur dans le scénario des différentes campagnes solo. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'une personnalité réelle est utilisée et même Black Ops 2 ne compte pas que Manuel Noriega comme invité célèbre. Le célèbre général américain David Petraeus par exemple est également de la partie sans que ce dernier n'ait choisi de son côté de porter plainte contre l'éditeur. Il faut dire qu'il a un rôle plus glorieux et moins sujet à polémique. Pourtant Activision confirme qu'ils ne demandent pas l'avis ni ne rétribuent ces personnages réels connus qui servent les intérêts du scénario, et indirectement les ventes.

En parlant de ventes, ce sont justement les milliards empochés via Black Ops 2 qui intéressent aujourd'hui l'ancien dictateur dont les comptes ont été saisis au fil des années. Du fond de sa cellule il a donc décidé de tenter le coup en attaquant l'un des éditeurs les plus riches de l'industrie du jeu vidéo. Il compte bien profiter du fait que l'entreprise américaine le présente comme un « kidnappeur, tueur et ennemi d’État » dans son jeu, portant ainsi selon lui préjudice à son image. L'affaire sera traitée par la plus haute juridiction de Californie à savoir la cours Supérieure du Comté, de son côté Activision se retranche vers le côté fantaisiste de ses scénarios pour se défendre.

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