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Test Assassin's Creed Chronicles : India

Test Assassin's Creed Chronicles : India
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Après un épisode en Chine, les Assassins continuent leur croisade en 2.5D avec Assassin's Creed Chronicles : India. Une bonne surprise pour démarrer l'année ? Réponse ici.

Test Assassin's Creed Chronicles : India

Test : Assassin's Creed Chronicles : India

 

Après un épisode China de bonne facture en avril dernier, Ubisoft remet (enfin) le couvert avec sa série Chronicles. Exit la Chine et Shao Jun, bonjour l'Inde et Arbaaz Mir (oui, comme le produit nettoyant). Cet épisode corrigera-t-il les défauts du précédent, sera-t-il aussi inspiré visuellement ? Toutes ces questions, on y répond tout de suite et ici.

 

Trailer de la licence Chronicles


Fiche du jeu

Titre du jeu : Assassin's Creed Chronicles : India

Genre : Plateforme

Développeur : Climax Entertainment

Editeur : Ubisoft

Site officiel : Ici

Plateformes : PS4, Xbox One, PC

Prix : 9,99€

 

 

 

Assassin Tikka Masala

 

Comme un peu tous les épisodes d'Assassin's Creed, on assiste à l'éternel conflit assassins/templiers. Comme d'habitude, ils se battent pour récupérer un objet que l'on pourrait qualifier de substitut de pomme d'Éden. Si China ne contenait aucune évocation d'Abstergo ou de l'animus, India l'évoque parfois de manière assez suggestive. Lorsqu'on apprend une nouvelle compétence dans l'histoire, le jeu se fige et l'animus se met à jour pour attribuer à Arbaaz la nouvelle compétence.

En-dehors du conflit général assassin/templier, le jeu ne s'attarde pas trop sur notre personnage principal, hormis pour nous montrer que c'est un assassin et qu'il est fort. Le fait que le doublage original de tous les personnages soit en anglais y est pour quelque chose, également. On aurait aimé, avec ces trois épisodes Chronicles censés nous faire voir du pays, ressentir un peu plus l'atmosphère des pays en question.

En dehors de cet aspect, l'Inde est visuellement très bien représentée. Que ce soit au niveau du design des personnages, des décors ou des cinématiques, l'équipe de Climax a encore prouvé son talent en termes de direction artistique. Il est quand même forcé d'admettre que celle-ci est moins impressionnante que celle de China, qui offrait des teintes beaucoup plus tape-à-l’œil, moins monotones. On attend d'ailleurs particulièrement l'épisode Russia sur ce point, avec la promesse d'un univers à la Sin City en noir, blanc, gris, et rouge.

 

Les cinématiques à l'aspect "peint à la main" sont magnifiques.

 

 

L'assassinat, c'est l'Arbazz


Au niveau du système de jeu, c'est vrai qu'il est plus recherché que ce à quoi l'on pense en s'attaquant à un Assassin's Creed. Sur DS et smartphones était sorti il y a quelques années un Assassin's Creed Discovery, qui transposait l'univers et les sensations d'Assassin's Creed II sur ces machines nomades. Le système marchait bien, et on avait un peu l'impression de jouer à un Prince of Persia version Assassin. Le sentiment de PoP est toujours présent, mais cette série Chronicles ajoute la dimension de profondeur à l'expérience de base.

Concernant l'épisode India, on ne peut pas dire qu'il y ait vraiment eu un paquet d'améliorations depuis China. On va de zone en zone avec des gardes toujours plus difficiles à approcher et toujours plus nombreux. Heureusement, Arbaaz dispose de son petit arsenal de diversion pour se frayer un chemin parmi les adversaires. Dans sa petite sacoche, il dispose de boules de fumée, chakrams (des shuriken avec un nom moins japonais) et du matos pour faire du bruit (sifflements, bombe sonore). Pour se cacher, il dispose désormais (puisqu'apparemment c'est la mode) d'un grappin pour se hisser vers de petites hauteurs et ainsi éviter les regards de ses adversaires, mais ce n'est pas tout.

Arbaaz a un truc en plus que tous les assassins de la saga. On trouve souvent les capacités physiques de nos assassins un peu exagérées, mais Arbaaz ne se limite pas à ça. Arbaaz est un super-héros. C'est peut-être un terme un peu fort, mais dites-moi comment appeler un humain qui peut effectuer des déplacements ultra rapides, éviter les balles et même devenir invisible. Plus que de l'invisibilité, c'est presque de la dématérialisation. Les ennemis nous touchent, mais ne sentent rien. De manière générale, ceux-ci sont assez coriaces et autant se le dire, on ne peux plus se la jouer action comme dans les autres AC.

Ici, on nous pousse à nous cacher, le plus possible. Il y a d'ailleurs des missions entièrement centrées sur la furtivité, à la manière des missions de l'Épouvantail dans Batman Arkham Asylum. Malgré ses tentatives de donner de la variété au gameplay (missions de parkour en temps limité, tir au fusil), le jeu reste malgré tout un tantinet répétitif, et on s'ennuie rapidement. La D.A. a vite fait de se répéter également. Le problème majeur du jeu, c'est sa sagesse. Le jeu tente pourtant de sortir de ses habitudes avec certains niveaux souterrains artistiquement très réussis, et avec des puzzles inattendus qui profitent de ces décors presque magiques.

 

Cette image où Abraaz prend le dessus au corps à corps est trompeuse, cela n'arrive jamais.

 

À-côtés et ratés

 

Au niveau de son contenu, le jeu propose un mode histoire jouable en plusieurs niveaux de difficulté, dont un new game +, et un autre mode new game + mais en mode hardcore. Le joueur dispose de moins de vie et les ennemis sont plus coriaces, en échange de quoi le score obtenu à la fin du niveau sera doublé. Si la présence de 10 séquences peut laisser paraître un jeu long, ce n'est pas réellement le cas. En galérant comme un handicapé, j'ai personnellement mis 2 heures 50 minutes et 5 secondes précisément pour finir le jeu dans son mode normal de difficulté.

Le jeu propose également des salles de défi dans lesquelles il est possible d'effectuer trois types de missions différents. Celles de collecte, tout d'abord, qui consistent à récupérer de petits éclairs en un temps imparti, un peu comme les salles remplies de pièces dans les Mario 2D.

Viennent ensuite les contrats. Dans ceux-ci, vous devrez fouiller une carte plus grande afin de récupérer un contrat d'assassinat. Après avoir mis la main sur celui-ci, vous devrez localiser votre ennemi grâce à la vision d'aigle pour localiser votre cible, souvent cachée dans des endroits fourbes. Enfin, vous devrez la tuer. Effectuer l'exécution d'une manière un peu exotique vous donnera plus de points.

Restent enfin les missions d'assassinats. Ici, pas de réflexion à avoir. On arrive sur une carte avec plein d'ennemis qui vivent leur vie. On les tue tous, et puis basta.

Pour finir, évoquons quand même les petits bugs du jeu, notamment au niveau des objectifs de mission. Exemple : l'objectif d'une mission est de filer un garde sans se faire repérer, puis de l'assommer. J'ai accompli l'objectif, la cinématique de fin de niveau s'est lancée, puis le jeu a décidé de me faire recommencer le niveau, comme ça, sans prévenir. Ce genre de problème m'est arrivé plusieurs et énerve rapidement. Lorsqu'on réussit enfin un niveau sur lequel on a longtemps buté pour finalement devoir le recommencer, on est peu enclin à sourire.

 

 

Si toi aussi t'es un Assassin mais tu peux pas t'acheter mieux que des sandales.

 

 

À peine deux courts épisodes et la série Assassin's Creed Chronicles peine déjà à se renouveler. Moins claquant visuellement que la Chine, ce nouveau décor abrite quand même un folklore visuel agréable. En dehors de ça, on retrouve un gameplay efficace mais diablement classique. Si l'on sent parfois l'envie des développeurs de se lâcher sur le level-design, le fait est qu'en l'état, on s'ennuie rapidement sur India. Pour une dizaine d'euros, le jeu possède tout de même de quoi s'occuper 3 ou 4 heures, voir plus si vous êtes amateur de scoring. Malheureusement, une fois les 3 heures d'aventure terminées, il n'est pas dit que vous aimeriez aller plus loin. Tous les espoirs reposent donc sur l'épisode Russia, qui promet déjà une direction artistique de haut vol.

Les plus et les moins

Une direction artistique de bonne facture Un peu court
Un gameplay de qualité qui rappelle PoP... ... mais qui trouve trop vite ses limites
Une volonté d'offrir des passages originaux Le retour des persos sans charisme
L'univers Assassin's Creed en 2D  Un cruel manque d'ambition et d'originalité
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