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Test : Beholder, PC

Test : Beholder, PC
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Beholder est un jeu de gestion/point'n'click dans un état totalitaire. On fait le point sur ce sympathique jeu dans notre test

Test : Beholder, PC

Test de Beholder


Beholder est un jeu de gestion/point'n'click indépendant développé par Warm Lamp Games et édité par Alawar Entertainment, sorti le 9 novembre 2016 sur PC, Linux, Android, Mac OS et Apple iOS. Le jeu nous met dans la peau de Carl Shteyn, un gérant d'immeuble dans un état totalitaire. Celui-ci va devoir espionner les résidents pour informer le ministère de toute action louche. Mais il découvrira aussi le prix de la liberté. Une bonne pioche ? On va voir.

 


Genre :
Gestion, Point'n click

Développeur :Warm Lamp Games

Editeur :Alawar Entertainment

Prix :9,99€ (4,49€ sur mobile)

Date de sortie :9 novembre 2016

PEGI : 12+

 

Großer Bruder


Beholder peint son tableau dans une ambiance grise et morose, vous êtes Carl Shteyn, un gardien d'immeuble dans un état totalitaire. A l'instar de Papers, Please, votre rôle sera de faire respecter l'ordre dans votre édifice en tant que fonctionnaire de l’état, à partir des règles qu'il vous donne au fur et à mesure. Cela ira d'une interdiction (logique) de faire des médicaments chez soi à d'autres, totalement irrationnelles, comme interdire de lire ou même de consommer spécifiquement du poisson en conserve. Pour mener à bien votre mission, vous devrez donc installer des caméras cachées dans les détecteurs de fumée, fouiller les affaires des résidents lorsqu'ils sont absents et établir des rapports détaillés sur vos différents locataires directement au ministère pour finalement, dénoncer et faire arrêter ceux qui enfreignent les lois.

Vous restez cependant un gardien d'immeuble, et de nombreuses quêtes s'adresseront à vous en plus de celles que vous demandera le ministère. Certains résidents quémanderont votre aide pour réparer un meuble, d'autres carrément pour trouver une femme etc. tout ceci dans le seul but de pouvoir récolter des informations sur les autres résidents mais aussi de débloquer des alliances pour vous aider dans des quêtes beaucoup plus complexes, comme l'aide à la fuite de deux locataires. Il faudra donc faire preuve d'observation et de déduction pour savoir qui pourra vous aider, sachant qu'accomplir certaines quêtes pourra freiner les autres. Peu à peu, les choix peuvent rapidement être vicieux.
Il y a malgré tout une certaine humanité qui se dégage du jeu, ce dernier nous forçant à nous sociabiliser, à établir des liens et un certain attachement pour les personnages, notamment votre famille.

Certains résidents seront tellement désagréables que même les résidents vous balanceront des infos louches dessus. Il faudra juste vérifier la véracité de celles-ci.

 

Car, en effet, votre famille vous accompagne (une femme et deux enfants) et aura aussi ses besoins, ses demandes, ses envies, il faudra être attentif et leur consacrer un peu de temps. Là où Paper, Please arrivait à vous donner une attache pour votre famille juste à travers des textes, Beholder rajoute une couche avec cette représentation graphique et sociale, accentuant encore plus ce côté humain. Avis aux petits cœurs sensibles, certains choix vous paraitront infaisables.

 

Citizen Carl


Beholder se joue comme un jeu de gestion, vous avez une vue totale sur l'immeuble en vue de coupe en 2D, vous pourrez zoomer et dé-zoomer à votre guise et observer les faits et gestes des différents voisins. Le jeu ajoute alors une petite touche de point'n click, avec des interactions différentes entre les objets, les habitants et les informations récoltées afin de résoudre des énigmes. Celles-ci ne sont pas bien compliquées en soi, mais c'est plutôt l’interaction et les conséquences qu'elles auront sur les autres quêtes qui transforment le tout en vrai casse-tête, en rajoutant une bonne grosse dose de morale et un temps limité. Soyons clair, le petit chiffon pour éponger votre front sera de rigueur pendant votre partie.

Visuellement, Beholder possède un cachet non négligeable, avec ses graphismes entièrement peints à la main et le savoureux mélange de la 2D et la 3D (qu'on remarque surtout pendant les cinématiques). Les développeurs ont aussi pris le parti de ne dessiner que des personnages en noir uni avec les yeux blancs, ne changeront alors que les silhouettes et certains détails (cheveux, chapeaux, accessoires etc.). Ceci renforce l'ambiance et sert totalement le gameplay, où l'on devra se focaliser sur les détails et ce que laisse apparaitre le personnage. C'est assez malin.

 

Il faudra financer des travaux dans votre immeuble pour accueillir d'autres résidents qui pourront peut-être vous aider dans des quêtes.

 

Le jeu se finit en une huitaine d'heures si vous arrivez jusqu'au bout, la partie pourra cependant s'écourter si vous faites quelques mauvais choix (arrestation, mort etc.). Et si les différents succès à déverrouiller ainsi que les fins différentes donnent une certaine rejouabilité, on pourra regretter cependant le manque d'aléatoire dans les parties. Il aurait été intéressant que les moyens d'avoir une bonne fin soient différents. On pestera aussi contre la bande son pas franchement inspirée, les petites erreurs de traduction qui trainent ou encore le gros problème d'interface encore présent avec une manette (on vous conseille le clavier/souris).

 

La mort peut arriver très vite sans qu'on puisse faire quoi que ce soit

 

Test du DLC : Sommeil Béat


Le jeu nous a été fourni avec le DLC nommé "Sommeil Béat" sorti le 18 mai 2017 qui est une préquelle à l'histoire du jeu original. On incarne Hector, l'ancien gardien de l'immeuble que l'on aperçoit au début de notre aventure, menottes aux mains. Cette préquelle nous met donc à la place de Hector qui apprend par le ministère qu'il va atteindre l'âge de 85 ans et va donc devoir se rendre au département de l'euthanasie pour rentrer en "Sommeil Béat", une règle du gouvernement afin de régler le vieillissement de la population. Or il se trouve que notre héros n'en a même pas 65, il va donc devoir trouver un moyen de rétablir la vérité et sauver les dernières années qui lui restent.

Pour la modique somme de 3,99€, Sommeil Béat à le bon gout de relancer la jouabilité en proposant une nouvelle histoire aux nombreux mystères. Le temps étant compté avant la fin de l'histoire, le challenge sera d'autant plus présent si vous souhaitez avoir une bonne fin. On regrettera cependant que la maison soit sensiblement similaire, rallongeant la routine déjà présente dans les nombreuses runs du jeu original, mais les réponses et informations qu'il rajoute aux backgrounds des différents locataires est vraiment une plus-value pour toute personne ayant aimé le jeu de base.


Hector n'a pas de famille mais seulement un chat qu'il faudra nourrir régulièrement.

 

En conclusion, Beholder est une bonne surprise, il fait partie de ces nombreux jeux indépendants qui fournissent un message suffisamment humain et fort pour vous plonger corps et âme dans votre aventure. Les mécaniques empruntées à la gestion et au point'n click font mouche et le visuel du jeu dégage quelque chose d’intrigant. Pour les chasseurs de succès et de challenges, le jeu se veut rejouable de manière assez conséquente et le DLC disponible pour une poignée d'euros saura vous tenir en haleine au moins 3h de plus. Une bonne surprise à avoir dans sa ludothèque pour toute personne aimant la gestion et Paper, Please !

Les plus et les moins

Deux genres qui vont parfaitement ensemble La jouabilité à la manette
Le contexte dystopique qui force à faire des choix drastiques Les erreurs de traduction
Une bonne rejouabilité    
L'ambiance "humaine" qui se dégage du jeu    
La DA qui mélange 2D et 3D en grande partie dessinées à la main    
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Howler

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