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Livre : "Le phénomène e-sport"

Livre : "Le phénomène e-sport"
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Philippe Rodier, ancien pro player sur Counter Strike publie un ouvrage intitulé "Jouez sérieux : le phénomène eSport". Découverte.

Livre :

Philippe Rodier, c'est un ex-pro gamer sur Counter-Strike, qui officiait sous le nom de Faculty et a notamment appartenu à la célèbre line-up aAa. Il raccroché le clavier en 2011 et passé plusieurs années à exercé comme consultant et journaliste sportif, pas sur le jeu vidéo cette fois, mais sur le football.

Mais de toute évidence, l'ancien jouer n'a pas du tout perdu de vue la scène e-sportive, puisqu'il publie aujourd'hui un ouvrage intitulé "Jouez sérieux : le phénomène eSport" dans lequel il offre au lecteur la possibilité de vivre la scène de l'intérieur. Une écriture faite de belles histoires et d'anecdotes, pour que "les jeunes joueurs connaissent le parcours de ceux qui sont venus avant eux".

 

L'avis d' InToX - Directeur de Millenium.org

Quand j'ai reçu le livre je me suis dit ; "tiens, encore un livre lambda sur l'e-sport".C'est mon côté un peu râleur... et puis j'ai tourné les premières pages et la magie a instantanément opérée.

Retour 15 ans en arrière, mes premières LAN, mes premiers tournois sur CS 1.6, les stars de l'époque, l'ambiance, les anecdotes... Le travail de mémoire est incroyable.

Il est probable que ce genre de livre parle plus aux gamers de ma génération (je suis de 1982) qu'aux jeunes d'aujourd'hui. Pour autant, c'est une part de notre patrimoine historique qui y est brillamment retranscris et l'on se rappellera à qui veut l'entendre que, tout de même, on a vécu des trucs ! J'attends la version Warcraft III avec impatience :).

 

 

Philippe Rodier tenant son livre.


D'où vous est venue l'idée de ce livre ?

Pour résumer, lors d’une soirée avec des amis rencontrés pendant ma carrière de joueur (chez eSport-eu, puis aAa), je me suis dit que c’était quand même assez sympa de voir que l’on était resté amis au fil du temps – et ce, malgré la distance et les divers événements de la vie qui auraient pu nous séparer. Ensemble, nous avons gagné quelques compétitions, mais nous avons surtout développé une véritable relation d’amitié. J’avais envie de partager ça auprès du grand public, pour lui faire comprendre qu’on pouvait aussi vivre et écrire de belles histoires avec les jeux vidéo.

Je me suis ensuite dit que je n’avais pas le droit de m’approprier l’histoire de l’e-sport : il fallait trouver comment raconter cette histoire (mon histoire) au sein d’un ouvrage complet et varié (avec du texte, mais aussi avec de belles photos), et qui resterait fidèle à notre communauté. Ça, c’était le point le plus important. J’ai toujours eu un rapport particulier à la culture - j’aime l’histoire et ses faits marquants, et j’avais envie qu’on puisse proposer une véritable « mythologie » autour du sport électronique. Trois semaines après avoir pris la décision d’entamer l’écriture de cet ouvrage, j’ai croisé MaYeRs durant la Gamers Assembly (un ancien goodgame, et l’un de mes joueurs préférés). Même si cela peut paraître dérisoire, je ne voulais pas que les générations futures ne connaissent pas son parcours et son histoire. Dans n’importe quelle discipline, la question de la filiation et de la transmission reste la plus importante à mes yeux. Dans le football, le « Barça de Guardiola », sans l’histoire de Johan Cruyff et celle du jeu, cela n’a aucun intérêt pour un vrai passionné.


Votre livre fait la part belle à Counter-Strike, pourquoi quasi uniquement ce jeu ?

À partir du moment où j’avais la possibilité d’ambitionner plusieurs tomes avec mon équipe de rédaction et mon éditeur, j’ai décidé de focaliser principalement Counter-Strike pour le premier tome. Pour le second, on va s’ouvrir à l’histoire de Warcraft III à l’échelle internationale avec la même idée de présenter un maximum de belles histoires en mêlant passé et actualité. D’ailleurs, le GG|Wolf est déjà dans les starting blocks (rires) ! Ensuite, on a quand même essayé d’évoquer un maximum de jeux avec notamment des petites anecdotes dispersées un peu partout au fil des pages. Le plus important, c’était surtout de parvenir à retranscrire le  mieux possible l’évolution de l’e-sport ; avec le passage du 56k vers les connexions qu’on peut retrouver aujourd’hui, et tout l’aspect « artisanal » qu’on a pu retrouver avec les LAN : GA, ReSo, PxL, Ping-Arena, NeXeN, etc. Avant tout, on voulait surtout rendre hommage à notre communauté.

 

On retrouve énormément de petites anecdotes croustillantes au fil des pages, comment avez-vous travaillé pour arriver à ce résultat ?

J’ai déjà eu la chance de pouvoir travailler avec Nicolas Loisel (alias « gOrdi », ancien rédacteur pour team-aAa.com) qui, en plus d’être un type formidable, a une connaissance rare sur le sujet de l’e-sport. Pour être franc, il m’a surpris à maintes reprises durant la rédaction du livre (le mec est capable de retrouver le nombre exact de frags de HeatoN durant une compétition : de tête, et j’exagère à peine…). C’était un cadeau de pouvoir échanger régulièrement avec lui. Ensuite, j’ai habité un peu partout en France (dans une dizaine de villes différentes environ), ce qui m’a permis d’avoir une connaissance très fine de la scène française e-sportive. Amanda (« IvY ») également, de par sa bonne humeur et sa relation de proximité avec beaucoup de joueurs et beaucoup de joueuses. Pour ce qui est de la scène actuelle, travailler avec Paul Arrivé (journaliste chez L’Equipe) et Dorian Costanzo (journaliste chez VaKarM.net) : cela revient à évoluer avec Cristiano Ronaldo et Lionel Messi en attaque ! Pour moi, ce sont actuellement les deux meilleurs journalistes sur le sujet e-sport. Du moins, ils font clairement partie de la crème. Donc, dès le départ, je ne voulais pas travailler sans eux. J’avais trop d’attachement à la réussite de cet ouvrage pour me lancer en « solo », il me fallait les « meilleurs des meilleurs » comme on dit. Au final, on se retrouve à 5 auteurs : soit autant qu’une équipe Counter-Strike. Et presque aucun tk réalisé pendant la compétition.

 

Rémy Chanson (Llewellys, Président de l'"Armateam") ou encore Kim Bora (Yellowstar, ex joueur pro LoL & manager du PSG e-sport) ont tous deux publié cette année, que penses-tu de cet engouement pour les livres e-sport ?

 

Je pense que certains éditeurs ont compris qu’il existe – peut-être - un enjeu commercial intéressant pour eux ; de la même façon que les chaines de télévisions aujourd’hui font le pas de s’ouvrir à l’e-sport, soyons honnêtes... Le problème, c’est que le marché du livre en France souffre énormément, et écrire sur l’e-sport ne garantit en rien une réussite commerciale. Après, cela n’empêche pas que les livres proposés soient de qualité. Je connais de loin Llewellys, et son attachement au développement de l’e-sport. Sa passion et sa rigueur, tu les retrouveras dans son ouvrage. Cela permet au grand public d’être « pris en mains » et guidé par de vrais passionnés. C’est important. Pour ma part, j’ai eu la chance de pouvoir travailler avec Benoît Bontout (Hachette/Marabout), une personne que je connais depuis un petit moment désormais. Lui a été intéressé directement par le sujet e-sport. Par contre, il y a 3 ans : beaucoup d’éditeurs m’ont rigolé au nez avant de me rappeler pour obtenir le manuscrit en question, ça fait partie du jeu. Un jour, personne ne veut de toi. Le lendemain, tu te retrouves en position de « force ».

 

Avez-vous d'autres idées en tête ? D'autres projets ?

Bien sûr. Déjà, pour ce qui est de la partie collective, on va se laisser un peu de temps avant d’entamer la rédaction du second tome. Ensuite, après avoir enchainé la sortie de mes deux premiers livres en 2017 (« L’entraîneur idéal » et « Jouez sérieux »), je commence à donner des cours sur le management sportif et la dimension psychologique dans le sport. J’ai toujours été persuadé que ce ne sont pas les meilleurs joueurs qui font les meilleurs coachs par la suite. Beaucoup d’entraîneurs dans le football en sont la preuve. Par conséquent, j’aimerais beaucoup effectuer un « retour » dans l’e-sport. J’ai toujours le même amour pour ce jeu (Counter-Strike) et pour le travail collectif ; chaque match observé me donne envie de me rapprocher d’une équipe avec cette fonction sur le dos. Surtout qu’en ce moment, selon-moi, le problème des meilleures équipes françaises est bien plus « mental » que dans le jeu. Récemment, Happy parlait d’un problème de « confiance » pour ce qui est de la Team EnVyUs. De l’extérieur, j’ai l’impression qu’il a raison. Après, je ne sais pas si j’aurais la possibilité de revenir prochainement, mais en tout cas, cela pourrait être un défi intéressant.

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