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Esport : San Francisco Shock entre dans l'histoire de l'Overwatch League

Esport : San Francisco Shock entre dans l'histoire de l'Overwatch League
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À chaque finale son intrigue. À chaque finale son champion. Cette deuxième saison de l'Overwatch League n'a pas dérogé à la règle. San Francisco Shock écrase son rival de l'année. Retour sur une finale teintée Verte et Orange.

Esport : San Francisco Shock entre dans l'histoire de l'Overwatch League

Bumper est assis, entre coréens, à la table d’un restaurant. Devant les autres, il rigole : “les San Francisco Shock vont nous battre en Grande Finale”.

Battus sèchement sur le score de 4 à 0, les jeunes rookies tout droit sortis des Contenders Korea ne compléteront pas la Royal Road. A la place, l’histoire retiendra San Francisco Shock. Dans un Wells Fargo Center plein à craquer, sinatraa et les siens succèdent aux London Spitfire. Le 29 septembre 2019 restera gravé dans l’histoire. San Francisco est sacré champion de l’Overwatch League, sans conteste possible la meilleure équipe all-time du FPS de Blizzard. Retour sur une saison teinté Vert et Orange.

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Cette deuxième saison ne pouvait se terminer que de cette façon. San Francisco Shock contre Vancouver Titans. Le MVP de la saison régulière contre le Rookie of the Year. Un ultime Bo7 pour départager les deux géants de la ligue.

D’un côté, les Vancouver Titans. La nouvelle franchise se démarque par son recrutement. Pas de tryout, pas d’hésitation. Non. Les Titans n’avaient qu’une seule idée en tête : recruter les huit joueurs qui composaient l’équipe Runaway — structure mythique de la scène coréenne qui dominait les Contenders Korea en 2018 — .

Ce sont des joueurs talentueux individuellement qui jouent ensemble depuis longtemps. Ils ont développé cette synergie ensemble, on ne voulait pas la casser et on a sauté sur l’occasion avant qu’une autre structure ne les recrute”. Harsha, coach des Vancouver Titans.

De l’autre côté, les San Francisco Shock. L’une des franchises issue de la première saison et qui a connu une inaugural season difficile. La raison ? Un investissement sur le futur. 150 000$ dollars pour s’offrir Jay “sinatraa” Won. 17 ans à l’époque, le jeune prodige ne pouvait pas jouer avant le Stage 3. Une décision risquée, et une somme qui a fait débat. Pourtant Andy Miller — le propriétaire de la structure — et les siens sont sûrs de leur coup. Sacrifier la première saison, investir sur le futur, et construire une line-up flexible autour de leur franchise player.

Soyons honnêtes : nous savions que nous n’avions aucune chance la première année. Deux de nos joueurs phares ne pouvaient pas jouer avant la fin de la saison, mais nous voulions un joueur solide autour duquel construire. sinatraa était le meilleur choix.

Un pari risqué, mais l’histoire leur a donné raison. Entre la première et la deuxième saison, le collectif n’a plus rien à voir. San Francisco n’est plus une équipe de bas de tableau qui lutte avec Babybay en tête de proue. Elle est la meilleure GOATS de la ligue avec Vancouver. Son atout principal ? Un banc rempli d’all-star capable de s’adapter à chaque changement de méta.

Super et sinatraa sont des dieux il n’y a rien à dire là-dessus, mais nous savions qu’ils ne pourraient pas non plus gagner seuls. Overwatch est un jeu qui se joue à 6, la méta change souvent. [...] Notre philosophie était d’avoir des joueurs flexibles et être capable d’être bon peu importe la méta. On a acheté Striker, pour beaucoup d’argent, et il n’a quasiment pas joué de l’année, sauf sur ce dernier stage.”

Deux profils différents en grande finale. Deux équipes aux story-telling uniques. La Royal Road pour les Vancouver Titans — qui fait référence à une équipe de Rookie qui gagne directement la ligue — et la confirmation d’une stratégie risquée pour les San Francisco Shock.

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Les deux premiers stages l’ont montré : Vancouver et San Francisco, c’est la grande rivalité de cette année.

C’était deux finales de segments entre les deux protagonistes. La première remportée 4 à 3 par les Vancouver Titans, la deuxième par les San Francisco Shock sur le score de 4 à 2. Une manche partout, balle au centre. Les Shanghai Dragons viennent mettre leur grain de sable au troisième Stage et empêchent les deux équipes de se départager. Comme un symbole, il faudra attendre fin septembre et la Grande Finale pour le dénouement. L’intrigue de ces playoffs est mis en place. Comme si cela ne suffisait pas, les San Francisco Shock sont envoyés en loser bracket dès le premier tour, en s’inclinant contre les Atlanta Reign de Babybay. Le script est parfait.

En Winner Bracket, Vancouver se qualifie sur le fil pour Philadelphie. Les New York Excelsior voulaient aussi leur finale. Mais de l’autre côté du bracket, la situation est tout autre.

San Francisco brise des records. Que ce soit London, LA Gladiators, Hangzhou Spark et même New York Excelsior, tous leurs adversaires y passent. Personne n’a été capable de ne leur prendre ne serait-ce qu’une petite manche.

Je savais qu’on allait gagner 4-0. Après le match contre London j’ai dis à l’équipe “On va 4-0 tout le monde” je le répétais tous les jours. On s’y attendait pour être honnête.” sinatraa raconte.

Les portes du Wells Fargo Center ouvrent à 13h. En attendant, un Fan Fest attend les fans en dehors du stade. Player’s Tunnel, goodies à gagner, Payload Bud Light et bien sûr une boutique officielle prise d’assaut. Le temps passe vite sous le soleil de Philadelphie.

Le moment venu, les portes s’ouvrent. Le stade affiche complet. Les douze milles places disponibles se remplissent petit à petit. Des séances de dédicaces avec des joueurs d’autres équipes ont lieu dans le hall. Une poignée de spectateurs se regroupent derrière le bureau des casters pour la caméra. Le Show de Zedd va commencer.

Les lumières s’éteignent, les feux d'artifice s’allument. Les téléphones sont braqués vers la scène. Zedd enchaîne ses titres les plus connus et le public joue le jeu. Sa performance est beaucoup plus réussie que celle de DJ Khaled. Pas difficile en soit...

A la fin du concert, les joueurs entrent sur scène, sous les acclamations du public. Une roulade pour Architect, un bâillement pour Choihyobin. A chacun son petit move.

Enfin, c’est l’entrée de sinatraa dans le Wells Fargo Center. L’arène est en feu pour accueillir son MVP. Entrent ensuite leurs adversaires du jour. Les Vancouver Titans sont beaucoup plus créatifs sur leur entrée. Les verts et bleus sont en confiance, pour l’instant.

Et Goldenboy perd sa voix sur un dernier “Are you ready ?”.

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Sur Lijiang Tower, sinatraa distribue claques sur claques avec son Doomfist. Sur King’s Row, Architect prend le relais et fusille les espoirs des Vancouver sur son Bastion. 2-0 à la pause.

Les San Francisco Shock sont bien rodés, l’équipe est au-dessus. Le Wells Fargo Center le sait déjà. Tout en haut du stade, les journalistes pensent déjà à descendre. Cette finale est à sens unique.

La mi-temps n’a rien changé. Les Titans sont dépassés. L’équipe lutte de toutes ses forces, rien à faire. Ils sont bouche-bée devant leur écran. Les Shock ne jouent pas au même jeu.

San Francisco termine sa course en playoffs sur le score de 20-0. L’histoire vient de s’écrire. L’équipe soulève son trophée. Choihyobin est élu MVP. Qui d’autres ? Son Sigma est incroyable. Ses coéquipiers sont encore plus heureux pour lui qu’il ne l’est lui-même. sinatraa en parle “Cho’ est le meilleur coéquipier que je n’ai jamais eu. Il pense toujours aux autres, il s’en fiche d’être la star ou d’être mis en avant. Il n’est jamais tilté en scrim, il se donne toujours à fond. C’est super de jouer avec lui.

Les questions fusent en conférence de presse d’après-match. Que ce soit Vancouver ou San Francisco, les joueurs et coachs répondent, détendus.

Pas de regrets, pas d’excuses, les Shock ont tout simplement été meilleurs aujourd’hui. Est si la méta n’avait pas changé ? Difficile à dire tant les deux équipes ont perfectionné la GOATS.

Pour sa première saison, Vancouver a séduit. L’investissement sur Runaway a payé. Côté San Francisco, le pari est rempli. Investir sur des jeunes capables de tout était la clef. “C’est comme ça qu’on gagne l’Overwatch League” déclare Allan Miller, le sourire aux lèvres.

Les Shocks sont champions de l’Overwatch League.

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