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Playstation 25 ans : Notre dossier anniversaire

Playstation 25 ans : Notre dossier anniversaire
L'histoire de la Playstation
  • Les grands jeux de la Playstation
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A l'occasion des 25 ans de la marque, retrouvez notre dossier sur l'histoire de la Playstation et sur quelques unes de ses plus grandes licences.

Playstation 25 ans : Notre dossier anniversaire

PlayStation, un nom connu de tous, qui résonne encore aujourd’hui dans le cœur des gamers ayant pu y découvrir des titres exceptionnels. Une console imaginée par Ken Kutaragi et qui n’aurait peut-être jamais vu le jour si certaines conditions n’avaient pas été réunies. La PlayStation, c’est un succès planétaire, c’est plus de 100 millions de machines vendues dans le monde et près d’un milliard de jeux distribués. C’est aussi l’un des plus gros catalogues de jeu, avec plus de 8000 titres développés.

Et c'est sans oublier l’avènement de la 3D pour le grand public ou plutôt, la possibilité de jouer aux jeux arcades à la maison. La PlayStation aura surement marqué une génération de joueurs, retour sur un succès inattendu. On ne peut parler de la PlayStation, sans parler de Sony. Si aujourd’hui le constructeur est une figure commune dans notre paysage quotidien, il faut se rappeler que la firme est connue pour toutes ses inventions. Créée le 7 mai 1946 par Tokyo Tsushin, l’entreprise ne portait pas encore le nom qui l’a popularisée dans le monde entier.

À cette époque, Sony s’appelait encore Tokyo Tsushin Kogyo, une petite société qui se focalisait essentiellement sur la réparation d’appareils électroniques. Mais déjà à cette époque, l’envie d’innover et de créer ses propres appareils bourgeonnait dans les esprits de Masaru Ibuka et Akio Morita, les cofondateurs de la société. C’est en 1954 que Sony entamait son plus grand virage de l’histoire, l’arrivée du transistor avait déjà révolutionné le monde de l’électronique aux États-Unis 6 ans plus tôt. Le Japon allait entamer une envolée fulgurante pour devenir rapidement le premier fabricant de produits électroniques dans le monde.

La firme lançait donc sa production de transistors et commençait déjà à imaginer ce qui pourrait révolutionner les habitudes des ménages. En 1950, c’est le premier enregistreur à cassette, le G-Type qui sort des usines de Sony, pour le marché japonais. La mention G, dans le nom de l’invention laissait présager un usage « Gouvernemental ». Un procédé magnétique était utilisé pour enregistrer n’importe quel son. Ses deux poignées sur les côtés permettaient de transporter avec plus d’aisance l’appareil de 30kg.

En 1960 c’est le premier téléviseur à base de transistor qui est matérialisé : le TV-8-301. Tout a été imaginé pour faciliter le transport avec deux barres sur le côté pour une meilleure prise en main. En 1975 Sony lance son magnétoscope familial Betamax offrant une capacité d’enregistrement de 60 minutes qui a été augmentée à 5 heures grâce à la fonctionnalité Longplay. En 1979, c’est l’invention la plus connue mondialement qui nait : le Walkman. Walkman est une marque déposée de Sony. Grâce à un vaste procédé de miniaturisation, le « lecteur cassette » tient dans la paume d’une main. En France, l’invention fut baptisée « Baladeur », un terme qui n’a jamais été adopté.

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En 1984, le format de disquette 3 pouces ½, inventé par Sony, est adopté par Apple pour ses Machintosh. Le format devient la référence pour tous les futurs ordinateurs. Enfin, en 2006, la bataille entre le HD DVD de Toshiba et Microsoft et le Bluray de Sony fait rage. Ce fut finalement le format de Sony qui devint un standard en termes de contenu HD.

Mais l’invention qui nous intéressera le plus aujourd’hui, c’est une console de jeu, sortie le 3 décembre 1994, connue sous le nom PSX au Japon et plus communément appelée PlayStation. Pour remonter aux origines de la console, il faut retourner à l’âge de la Super Nintendo. À cette époque, les cartouches ont la côte chez Nintendo. Ce système a été utilisé pour la NES, mais aussi pour la Gameboy. Du côté de la concurrence, c’est la même rengaine avec la Master System ou la Megadrive chez Sega.

Et pourtant, en 1988 Nec avait déjà implanté sur le marché une extension permettant de bénéficier d’un lecteur CD pour sa PC-Engine. L’idée d’offrir un lecteur CD pour la Super Nintendo ne cesse de bouillir dans l’esprit de Nintendo. Et même le plus gros concurrent de Big N, Sega, prépare déjà son Mega CD pour la Megadrive. S’en est trop pour Nintendo qui décide de s’investir dans le CDROM/XA et fait appel à Sony et Philips pour matérialiser le Snes CD-Rom, Nintendo ne le savait pas encore, mais il venait indirectement de créer un nouveau concurrent sur le marché des consoles.

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Le père de la Playstation

C’est une figure emblématique qui travaille sur le projet : Ken Kutaragi. L’homme avait déjà travaillé avec Nintendo en imaginant la puce audio de la Super Nintendo : la Sony SPC-700. Cette fois-ci, il était question d’implanter un lecteur indépendant à la Snes. Mais l’accord ne vit pas le bout du tunnel. D’un côté, Sony se réservait l’exclusivité des jeux sur ce support ce que Nintendo jugeait inacceptable. Alors que le projet commun devait être présenté au CES de Las Vegas, c’est une annonce choc qui fut finalement révélée. En effet, Nintendo avait décidé de s’allier avec Philips. Un choix très mal accueilli pour les Japonais qui voyaient en cette alliance une trahison.

En 1992, le CDI de Philips fit son apparition. Il fut considéré davantage comme un lecteur interactif qu’une console. Un accord entre Nintendo et Philips permit de voir des personnages comme Mario ou Link apparaitre sur la machine.

De son côté, Sony ne baissa pas les bras. Et au lieu d’abandonner le projet, le constructeur décida de lancer sa propre console de jeu. À La veille du CES, Sony avait choisi le nom de « Play Station » pour le Snes CD-ROM. C’est finalement le terme PlayStation qui est choisi pour la future console de Sony. C'est décidé, Sony mettra le pied sur le marché des consoles !

Les caractéristiques de la bête

  • Processeur R3000A 32 Bits cadencé à 33,8688 Mhz
  • Geometry Engine capable de gérer jusqu’à 360 000 polygones par seconde ou 180 000 polygones texturés.
  • Data Engine capable de décompresser les données audio et vidéo dont les cinématiques codées en H.261.
  • RAM : 2 Mo
  • VRAM : 1 Mo
  • Son : support des ADPCM jusqu'à 24 voies en 44,1 KHz
  • 16,7 millions de couleurs
  • Lecteur CD Rom double vitesse

La petite boite grise arrive le 25 septembre 1995 dans nos vertes contrées. Sa plus grande rivale, la Saturn de Sega, est déjà sur le marché depuis le mois de juillet. Les graphismes proposés par les deux consoles sont pratiquement identiques. La Saturn a un avantage certain en terme d’affichage 2D. La PlayStation quant à elle, a une légère avance sur la 3D. C’est d’ailleurs sur ces deux facteurs que les joueurs vont se baser pour faire leur choix. Bien sûr, le lineup et les partenariats avec les studios de développement joueront également un rôle crucial.

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Le lancement

La console de Sony affiche un prix de 2099 francs avec une manette. Les jeux quant à eux, coutent la bagatelle de 500 francs. On nous avait promis que le CD engendrerait une baisse de prix considérable, chose que nous ne verrons malheureusement jamais.

La PlayStation propose un catalogue assez maigre au lancement. Il faut reconnaitre que Sony a bien misé en pariant sur un partenariat avec Namco. Les amateurs de baston n’étaient pas en reste puisque le hit de l’arcade, Tekken, était une exclusivité PlayStation. Chez Sega, on s’armait de Virtua Fighter pour lui tenir tête, malheureusement, les graphismes ne sont pas à la hauteur et les regrets se font immédiatement ressentir.

Le second hit de Namco, c’est bel et bien Ridge Racer. Bien que le jeu ne soit pourvu que d’un seul et unique circuit, auquel on ajoute une ridicule portion de route et que l’on peut redécouvrir en mode miroir, il reste très plaisant et agrémente une fois de plus le lineup de la PlayStation d’un jeu d’arcade. Encore une fois, Sega répond présent avec Sega Rally. On citera également Ace Combat, qui se perfectionnera dans Ace Combat 2 offrant une excellente "simulation de vol très orientée arcade"

Rapidement, la guerre s’installe. Les pro Sony défendent le prix bas de la PlayStation et ses graphismes supérieurs, tandis que les fanas de Sega jugent la Saturn supérieure sur la 2D et parlent d’un catalogue beaucoup plus étoffé. Une guerre entre deux nouveaux rivaux était née et le petit nouveau donnait déjà des cheveux gris au colosse.

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Un autre jeu attire grandement l’attention : Motor Toon Grand Prix. Un titre développé par Polyphony Digital et Kazunori Yamachi qui deviendra plus tard le papa de Gran Turismo. Motor Toon est visuellement un régal et affiche une palette de couleurs étonnante. Le rendu d’ombrage Gouraud (Gouraud Shadding) est parfaitement utilisé. Un procédé que l’on retrouvera bien plus tard dans Tobal N°1, le jeu de baston de Square-Enix ou dans la course de chocobo de Final Fantasy VII. L’esprit déjanté du titre et ses qualités à la Mario Kart séduisent rapidement les joueurs japonais, malheureusement, le jeu ne récolte pas le succès qu’il méritait.

Enfin, les amateurs de sensations fortes ont pu se tourner vers WipEout, un jeu de course de vaisseaux futuristes. Le soft du défunt studio Psygnosis est d'une fluidité impressionnante et propose des musiques électroniques entrainantes mitonnées par CoLD SToRAGE qui travaille dans le milieu depuis 1989.

Démo à gogo et découverte d’un mot étrange : « Loading »

La naissance des consoles CD marque aussi l’apogée des CD de démos qui fleurissaient déjà sur PC car offert dans les magazines les plus connus de l’époque. La PlayStation était fournie avec le CD Demo 1 qui proposait d’essayer les nombreux titres du lancement de la console. Les plus gros jeux tels que Tekken ou Ridge Racer n’étaient disponibles qu’en démo tournante. En même temps, il faut être fou pour proposer le seul et unique circuit de Ridge Racer en démo jouable !

Deux démos techniques étaient également embarquées sur la galette. La première démontrait la puissance de la machine grâce au nombre impressionnant de textures et polygones qui pouvaient être affichés. C’est sur un T-Rex que l’on pouvait s’acharner en réalisant quelques mouvements.

La seconde nous envoyait dans le fond des océans en compagnie d’une raie Manta qui bénéficiait de textures mappées. Les poissons lui tournant autour étaient des sprites. Un effet de distorsion était visible à l’image. Cela pouvait donner une idée de la qualité des titres développés sur la console. Qui n’a pas passé du temps à admirer les graphismes ou à écouter la délicieuse musique au piano ?

La démo technique "Manta Ray"

Et le temps, il faut l’avouer, il faut le prendre quand on découvre les joies de la PlayStation. Nintendo et Sega nous avaient habitués à des temps de chargements éclair grâce à la vitesse du transfert de données du système de cartouche. Désormais, le mot « chargement » devient notre pire ennemi et chaque nouveau niveau est gratifié de temps de chargement parfois interminables.

Cependant, on reste indulgent, car le choc est violent. Passer de la Snes ou de la Megadrive à une console affichant de la 3D est déroutant. On appréciera également les musiques de qualité CD qui nous changeront des chips tunes ou musiques synthétisées.

J’ai un petit problème dans ma PlayStation, pourquoi ça ne lit pas ?

La PlayStation, ça n’est pas seulement des moments fastes où tout est merveilleux et agréable, mais c’est aussi de nombreuses prises de tête, et la découverte de nouveaux problèmes pour les joueurs. En effet, si le système de cartouche était fiable, l’arrivée du CD et du bloc optique a amené avec lui certaines contraintes. Le choix d’avoir intégré un capot qui s’ouvre au lieu d’un tiroir est purement économique. Cette décision n’est pas sans conséquence. Lors de l’ouverture du capot, de nombreuses poussières et autres étrangetés pénètrent dans la PlayStation, recouvrant progressivement la lentille du bloc optique de saletés. Devinez ce qu’il se passe lorsque l’on obstrue le faisceau d’un laser ? Forcément, ça ne lit plus ou avec difficulté.

Conséquence : Des temps de chargement encore plus long, les cinématiques qui moulinent et les musiques au format XA qui déraillent. Le service après-vente de Sony se surcharge à une vitesse vertigineuse. Les premiers modèles, les SCPH-1002, souffrent le plus du problème de lentilles déréglées ou complètement bousillées. Si bien que Sony pense déjà à améliorer ses modèles qui commencent également à être victime de surchauffe.

C’est à partir des modèles SCPH-50XX que les choses évoluent, une nouvelle alimentation qui chauffe moins est implantée et le bloc optique est amélioré. Son emplacement change et se retrouve sur la droite. En 2000, Sony propose un modèle miniaturisé et baptisé PS One sous le nom de code SCPH-100. La manette fait quasiment la taille de la console, ce qui pourra faire sourire les aficionados de la Neo Geo.

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