Tout le monde ne peut pas jouer aux jeux qu'il souhaite, et c'est bien connu. En effet, il existe grâce à l'ESRB une classification de ces derniers qui détermine si oui ou non, une personne de tel âge est en mesure de jouer à un jeu comprenant parfois de la violence, des scènes olé olé ou bien des scènes mettant en avant des substances illicites.
Et si aujourd'hui nous avons le droit à une classification par âge, l'ESBR veut aller beaucoup plus loin avec l'aide de la technologie : la reconnaissance faciale.
L'ESBR veut exploiter la technologie pour accéder aux jeux vidéo
Tout d'abord, un petit rappel s'impose. Qu'est-ce que l'ESRB (Entertainment Software Rating Board) ? Eh bien il s'agit d'une société qui a pour mission de classifier les différents jeux vidéo selon plusieurs critères. Par la suite, si vous avez l'âge requis, vous allez pouvoir profiter pleinement des titres que vous désirez.
On ne va pas se mentir, mais une "simple" classification ne suffit pas spécialement à freiner les ardeurs des plus téméraires (et bien souvent des plus jeunes) qui veulent alors pouvoir jouer à des titres pas spécialement adaptés pour leurs âges. De ce fait, l'ESRB désire maintenant aller plus loin en se servant de la technologie de la reconnaissance faciale. Pour cela, la société a envoyé une demande qui a donc été transférée à la Commission fédérale du commerce pour obtenir son approbation, une demande en collaboration avec SuperAwesome, une filiale d'Epic Games, et Yoti, une entreprise spécialisée dans les solutions d'identité numérique.
Selon nos confrères de chez GamesIndustry.biz, la demande de l'ESBR est claire : empêcher les mineurs de pouvoir jouer à des jeux classés Mature suite à un contrôle par la reconnaissance faciale. Dans la demande de proposition, il est stipulé que même si le système mis en place télécharge des photos de reconnaissance faciale sur les serveurs de Yoti, les fichiers seront "immédiatement et définitivement supprimés" après et ne seront plus utilisés.
Faut-il s'inquiéter ?
Si sur le papier cette idée paraît bonne pour protéger nos mineurs, certaines questions se posent tout de même, avec principalement le fait de savoir si les informations de l'image capturée ne seront pas utilisées à des fins malveillantes, ou bien tout simplement de savoir à quel point ce système mis en place sera fonctionnel. Sera-t-il précis ou au contraire, sera-t-il un échec ?
Quoi qu'il en soit, en ce moment même, la proposition est étudiée et nous aurons très certainement des nouvelles dans les semaines à venir. Nous vous tiendrons bien évidemment au courant de tout cela.





