Après des années de discrétion, Clockwork Revolution se présente comme l’un des projets les plus complet du catalogue Xbox. Porté par Brian Fargo et les vétérans du studio inXile Entertainement, ce RPG à la première personne ne se contente pas de nous plonger dans un univers steampunk crédible, mais il a pour ambition de redéfinir la façon de jouer à un RPG et la "réactivité narrative", héritée des jeux classiques en vue isométrique, pour l'adapter à une expérience moderne et bien plus complète.
Un RPG bac à sable avec des choix impactant ?
Le jeu proposera une aventure qui se situe à Avalon, une métropole tentaculaire où le temps n'est pas une ligne droite ou un concept déjà écrit, mais un terrain de jeu où tout est possible. Ici, les joueurs incarneront Morgan Vanette, un personnage entièrement personnalisable capable de manipuler le passé pour transformer le présent. Ce qui retient tout de suite l'attention, c'est la volonté du studio de ne pas brider la liberté des joueurs. Brian Fargo, le directeur du studio inXile Entertainment, est très clair sur ce point : "Pour moi, jouer un rôle signifie que je peux réellement influencer le monde qui m'entoure. Si tous les chemins mènent au même résultat, l'immersion se brise".
L'idée des développeurs derrière la conception du jeu est de vouloir une réactivité constante à ce que les joueurs feront. C'est-à-dire que vos actions dans le passé ne modifient pas seulement l'esthétique d'une rue, mais peuvent bouleverser des vies entières et grandement impacter des arcs narratifs. Le studio va d'ailleurs très loin en créant environ 30 % de contenu supplémentaire que les joueurs ne verront jamais lors d'une seule partie. L'idée est de valoriser chaque archétype, qu'on choisisse d'être un sauveur ou un vulgaire scélérat. D'ailleurs, pour Fargo, la possibilité de faire le mal est indispensable : "Si vous ne permettez pas au joueur d'être mauvais, de voir les conséquences de ses actes, alors il n'a jamais eu le libre arbitre d'être bon". C'est cette liberté brute, teintée d'un humour noir caractéristique du studio, qui devrait forger l'identité unique proposée par Avalon.
Clockwork Revolution : Maîtriser un RPG grâce à la 1ère personne !
Passer de la vue isométrique d'un jeu comme Wasteland à une vue subjective à la première personne est un défi colossal pour le studio, mais l'équipe s'est apparemment entourée des meilleurs. En recrutant des piliers d'Arcanum et des artistes ayant œuvré sur le titre à succès Dishonored, le studio s'assure une direction artistique et une profondeur sur les mécaniques de jeu qui devront être exemplaires. Le titre ne se veut pas seulement narratif, il est aussi profondément technique. Le système de personnalisation des armes, par exemple, permet de garder un même équipement tout au long de l'aventure tout en le faisant évoluer via des centaines de combinaisons possibles et de bricolages style "steampunk".
La complexité est ici un choix délibéré de la part des développeurs. L'objectif est simple : créer un jeu où les joueurs pourront débattre de leurs builds ou façons de jouer, alors même que les développeurs n'avaient même pas pu les anticiper lors du développement. "Nous voulons que les joueurs naviguent dans le monde et le combat d'une manière qui correspond à leur style de jeu", explique Brian Fargo. Que ce soit par la modification de vos gadgets ou par la manière dont vous gérez une conversation complexe, chaque système est conçu pour que vous soyez l'auteur de votre propre aventure.
En devenant le premier véritable titre AAA du studio sous la direction de Microsoft, Clockwork Revolution pourrait bien être le RPG le plus permissif de ces dernières années, prouvant que la profondeur des jeux de rôle d'autrefois a parfaitement sa place dans les superproductions d'aujourd'hui. Pour le moment, le jeu ne dispose pas d'une date de sortie précise, mais il est attendu pour sortir au cours de l'année 2026 sur Xbox Series et PC.







