Resident Evil Requiem est sorti depuis quelques jours seulement, et c'est déjà un vrai raz de marée auprès des joueurs. Porté par un succès critiques, que cela soit vis à vis de la presse ou bien par le biais des notes des fans, le dernier opus de la série semble mettre tout le monde d'accord. Pourtant, un point de taille vient entacher l'expérience narrative de certaines personnes, et il s'agit de l'un des antagonistes principaux du jeu, Zeno. Malgré un chara design ultra stylé et des pouvoirs qui sur le papier le rendent invincible, son traitement a laissé un goût amer aux fans qui pensent que le personnage est mal utilisé et écrit.
Resident Evil Requiem : Zeno, un simple copié collé de Wesker ?
L'un des seuls reproches qui reviennent le plus souvent sur Resident Evil Requiem concerne la conception de son méchant principal. Zeno, bien que très impressionnant lorsqu'on le rencontre pour la première fois, n'est aux yeux de beaucoup qu'un clone d'Albert Wesker. Tout d'abord physiquement : il est caractérisé par le port de lunettes noires, une coiffure gominée et des traits de visage qui rappellent forcément le plus emblématique des méchants de la série.
Sauf que ce n'est pas tout, puisque ses capacités surhumaines d'esquive des balles et sa surpuissance sont identiques à celles de Wesker. De plus, pour boucler la boucle, sa voix est doublée par le même acteur, Craig Burnatowski. Il est donc presque impossible pour les fans de la franchise de ne pas y voir un lien de parenté avec Albert Wesker, qui a tant traumatisé les joueurs au cours des opus précédents. Alors, volonté de la part de Capcom ou manque d'inspiration ? La question se pose de manière légitime.
Par le passé, la licence a réussi à mettre en place des figures imposantes comme Wesker justement, mais aussi Lady Dimitrescu, Nemesis ou encore Mister X, qui font du coup passer Zeno comme une solution de facilité qui possède moins d'impact. Le choix de proposer un antagoniste aussi similaire à un personnage déjà existant peut laisser supposer que Capcom semble avoir voulu jouer la sécurité. Ce qui est dommageable, car la présence de Zeno aurait pu être bien différente s'il n'était pas réduit au statut de clone de Wesker, d'autant plus vu comment il est utilisé au cours de l'intrigue et plus particulièrement sa conclusion...
Qu'est ce qui ne va pas réellement avec Zeno ?
Au-delà de son apparence et de ses pouvoirs, c'est le traitement narratif autour de Zeno qui pose problème. Le jeu ne parle pas du tout de ses origines et laisse planer un mystère pendant toute l'aventure, sans jamais clarifier son histoire ni apporter de détails le concernant. S'agit-il d'un clone créé par « The Connections » ou d'une expérience ratée de Spencer ?
Énormément de questions et surtout de frustrations entourent ce personnage, et il est légitime pour certains fans de se sentir déçus ou de rester sur leur faim. De plus, comme mentionné plus haut dans cet article, sa fin n'est pas du tout mémorable, clairement pas au niveau de ce qu'on a pu connaître dans la saga pour d'autres antagonistes.
Il est clair que les développeurs ont beaucoup misés sur l'utilisation de la nostalgie, que ça soit par le retour à Raccoon City, le fait de pouvoir rejouer Léon, mettre le personnage de Sherry Birkin en toile de fond et la récupération des codes esthétiques d'Alber Wesker pour Zeno. Ce n'est pas du tout une mauvaise chose à partir du moment où les choses sont expliquées et que ça reste cohérant, c'est le cas pour le fait de revenir à Raccoon City par exemple ou pour le développement de l'histoire de Léon.
Mais concernant Zeno, on est clairement sur un râté, et par ailleurs il est même accompagné à un moment du jeu par un Tyran qui rappelle un autre antagoniste de la série, qui montre clairement que la volonté de Capcom à ce moment là était de jouer sur de la "nostalgie facile". Néanmoins, Resident Evil Requiem propose une réelle menace avec le personnage de Victor Gideon, qui pour le coup lui amène une tension dans l'intrigue vis à vis de Grace et Léon, du moins pendant toute la première moitié du jeu. Cet effet s'estompe un peu plus avec l'arrivée de Zeno justement, où l'histoire se décale de Victor et s'éparpille un peu plus en ne misant que sur la nostalgie des fans de la série.
Fort heureusement, le jeu ne se rate pas complètement puisque globalement, il reste très solide sur ce qu'il propose, mais un méchant plus emblématique aurait fait passer ce neuvième opus dans une dimension encore supérieure. Il serait bon d'avoir de la part de Capcom un peu plus d'explication sur Zeno, que ça soit par le biais d'un DLC ou dans un prochain opus afin de rattacher les wagons et de ne pas laisser les joueurs les plus investis dans le flou.









