Le réalisme de Resident Evil Requiem a énormément été plébiscité par les observateurs et il ne doit rien au hasard. Pour ce neuvième opus marquant le retour de Leon S. Kennedy à Raccoon City, Capcom a tenté de nouvelles méthodes de tournage pour rendre l'expérience encore plus immersive et réaliste. L'une d'entre elle était notamment de forcer les comédiens à évoluer dans l'obscurité la plus totale, afin de réussir à capturer des réactions de terreur provenant des acteurs encore plus humaines qui transforment l'expérience pour les fans une fois en jeu.
Resident Evil Requiem plonge ses acteurs dans l'obscurité !
Pour offrir aux joueurs l'expérience la plus terrifiante possible de la saga, Capcom a imposé des conditions de tournage extrêmes à ses acteurs. Angela Sant'Albano, l'actrice qui incarne la nouvelle protagoniste Grace Ashcroft, a récemment révélé lors d'une interview pour le média PCGameN que les sessions de capture de mouvement se déroulaient souvent dans le noir complet. L'objectif des développeurs était simple avec cette méthode, vouloir placer les acteurs dans un état de vulnérabilité réaliste et naturelle. Elle a déclaré au cours de l'entretien ; "Nous éteignions toutes les lumières du studio et nous ne fonctionnions qu'avec des lampes de poche ou la lumière des caméras sur nos têtes".
Cette approche sensorielle a permis de supprimer les aspects trop "neutres" que les acteurs ressentent parfois sur des plateaux de tournage classiques. Le fait de supprimer des repères visuels et de placer les interprètes dans des conditions de tension fait que les mouvements deviennent plus hésitants. Les sursauts, provoqués par des membres de l'équipe mimant des créatures dans l'ombre, ont fait naître des réactions bien plus humaines.
D'après Angela, Capcom souhaitait "rendre la situation aussi proche que possible de la réalité du jeu, sans pour autant lâcher un vrai zombie dans la pièce". Ce qui a le plus marqué l'actrice, c'est que pour sa première expérience dans le monde du jeu vidéo, elle ne s'attendait aucunement à être privée de la vue. Les développeurs ont pu ainsi capturer des moments presque impossibles à reproduire dans des conditions normales, notamment des tremblements, des halètements ou encore des timbres de voix hésitants.
La recherche de l'authenticité pour plus de réalisme ?
Si les graphismes du RE Engine impressionnent, c'est l'attention et le perfectionnisme qui ont été appliqués aux performances des acteurs qui font la différence lorsqu'il s'agit de transmettre des émotions à travers un écran. Nick Apostolides, l'interprète derrière le personnage de Leon, a également souligné lors d'une interview que cette méthode a radicalement changé sa manière d'aborder son rôle au cours du projet. Loin de l'agent d'élite infaillible, le noir complet a fait ressortir une part d'humanité et de fragilité nécessaire pour cet épisode qui fait remonter beaucoup de sentiment avec le retour à Raccoon City. Grâce à ces méthodes de travail, l'immersion n'est plus seulement visuelle, mais elle est organique.
Ce qui est sûr, c'est que le résultat à l'écran et manette en main est saisissant. On peut facilement apercevoir les micro-expressions captées à la suite des conditions de stress imposées, et ce, même derrière des modèles 3D. Les développeurs ont par ailleurs insisté sur le fait que la technologie seule ne suffit plus pour effrayer un public devenu exigeant. Pour eux, il fallait que l'âme des personnages transparaisse et se ressente à travers chaque action, chaque échange et même chaque mouvement. Cette décision de la part des équipes de Capcom, certes audacieuse et insolite, a permis à Resident Evil Requiem de s'imposer auprès des joueurs comme une référence sur le plan du réalisme et de la transmission des émotions.









