L'attente autour du projet Polaris, le futur jeu de la saga The Witcher, devrait passer un nouveau cap technique pour l'industrie du jeu vidéo. Alors que CD Projekt Red a délaissé son moteur interne pour passer à l'Unreal Engine 5, de nouvelles informations révèlent une collaboration technique et poussée avec NVIDIA. L'objectif des développeurs est de faire de The Witcher 4 une vitrine technologique capable de redéfinir les standards du RPG en monde ouvert, que cela soit sur l'esthétisme pur dans lequel les joueurs pourront évoluer ou par le biais d'une optimisation technologique de pointe.
Quelle technologie pour faire évoluer la saga The Witcher ?
Les développeurs polonais de CD Projekt RED comptent intégrer la technologie NVIDIA RTX Mega Geometry. Cette nouveauté, une fois couplée à la structure du moteur Unreal Engine 5, va permettre au studio de gérer des milliards de polygones en même temps avec une précision et une efficacité encore jamais vu. Concrètement, elle agit comme un "catalyseur" pour le système Nanite du moteur, permettant d'afficher des décors ayant une complexité organique (ou vivante) de très très haut niveau sans mettre à mal les meilleures configurations PC actuelles. Cette technologie touche surtout des éléments comme les rochers, la végétation, les arbres ou encore certaines architectures de bâtiments ou cités, qui auront des détails presque équivalents à ce que l'on peut voir dans certaines grosses productions au cinéma.
L'intérêt de la Mega Geometry ne s'arrête pas seulement à une évolution esthétique. En optimisant la manière dont les données géométriques sont traitées par le GPU d'un ordinateur, elle permet d'alléger considérablement la charge de calcul qu'un jeu peut nécessiter. Pour les joueurs qu'est-ce que ça veut dire ? Et bien cela signifie juste moins de compromis !
On nous promet avec cette technologie des environnements bien plus denses en étant organique, une distance d'affichage améliorée et, surtout, une réduction des petites saccades que l'on peut parfois rencontrer lors du chargement des assets dans un monde ouvert. CD Projekt Red, par le biais de cette collaboration, semble bien décidé à ne pas réitérer les erreurs du passé en misant sur une base technique ultra-solide dès les premières étapes du développement de The Witcher 4.
Des performances boostées et une meilleure optimisation globale
Ce que l'on peut également retenir de toutes ces informations, c'est avant tout chose, l'équilibre très précis trouvé entre la fidélité graphique des rendus et leurs performances. L'implémentation des dernières bibliothèques NVIDIA RTX permet à un projet comme The Witcher 4 d'afficher un framerate plus élevé (FPS) tout en réduisant drastiquement l'utilisation de la mémoire vive de nos machines (VRAM). C'est un point très important pour les développeurs et les joueurs, car la saturation de la VRAM est devenue un réel problème pour de nombreux jeux AAA récents. Grâce à ces optimisations, même les cartes graphiques de milieu de gamme pourraient offrir une expérience visuelle et graphique de très bonne qualité sans avoir à sacrifier la fluidité en jeu.
Le studio polonais ne se contente pas seulement de jeter des termes techniques à la figure de sa communauté en partageant ces informations, car pour les développeurs, il s'agit d'une véritable stratégie d'accessibilité vers les meilleures qualités de jeux possibles. En exploitant mieux leurs technologies et les capacités de compression de données, le jeu pourra également afficher un Ray Tracing plus poussé sans pour autant exiger une configuration digne de la NASA.
Certains experts techniques partagent le même avis sur le fait que cette approche permet d'obtenir un rendu visuel "next-gen" tout en garantissant une stabilité qui n'entachera pas le confort de jeu des utilisateurs. En résumé, The Witcher 4 ne se contentera pas d'être beau ou magnifique, il sera une prouesse d'ingénierie technologique qui proposera au plus grand nombre une expérience de jeu narrative et visuelle rarement atteinte aujourd'hui.







