L’annonce d’un nouveau projet Resident Evil sur grand écran est toujours un événement que cela soit positif ou négatif. Généralement, les fans sont plus enclins à être inquiets lorsque l'on voit la qualité des dernières productions, mais ceci pourrait bien changer à l'avenir. C’est au tour de Zach Cregger, le réalisateur remarqué du film d’horreur Barbarian, de s’attaquer au monument du jeu vidéo édité par Capcom. Conscient du défi colossal qui l'attend et de l'exigence de la communauté des joueurs, le cinéaste ne cache pas ses doutes, mais affiche une détermination qui a pour seul objectif de redonner ses lettres de noblesse à la saga en matière d'adaptation.
Resident Evil : Le jugement des fans comme moteur de motivation ?
Dans une récente interview relayée par le média IGN, Zach Cregger a fait preuve d'une honnêteté qui force le respect. Il est pleinement conscient que la fanbase des joueurs de Resident Evil est l'une des plus protectrices et agressive présente dans l'industrie du jeu vidéo. Il se permet même de faire un peu d'humour noir en déclarant ; "Je m'attends à ce qu'ils me crucifient", si jamais le film n'est pas à la hauteur des attentes. Dans tous les cas, sa déclaration montre à quel point la pression pèse lourd sur ses épaules, car il va falloir réussir là où beaucoup ont échoué en capturant l'essence même de l'horreur de Raccoon City sans trahir les souvenirs qui sont toujours bien présents dans la tête des joueurs.
Cependant, le réalisateur insiste bien sur le fait que cette pression n'est pas négative et qu'elle est même plutôt un vecteur de motivation créative. Zach Cregger explique que son intention n'est pas de réinventer la roue, mais de proposer une vision qui collera avec l'ADN de la franchise. Pour lui, être "crucifié" est un risque acceptable s'il permet de bousculer les codes établis des adaptations précédentes. Il semble vouloir s'éloigner de l'action trop présente à son goût pour revenir aux racines du survival-horror, privilégiant ainsi l'atmosphère et la tension psychologique de la série, et les éléments qui ont fait le succès des premiers jeux, mais qui ont souvent été dilués, ou oubliés, lors de leurs passages sur grand écran.
La promesse d'une fidélité respectée ?
Malgré la modestie qu'il peut laisser entre apercevoir, Zach Cregger fait une promesse forte aux fans, puisqu'il ne compte pas faire d'offense à licence et la respecter du mieux qu'il le pourra. Son approche est simple, elle repose sur une immersion totale dans l'univers proposé par Capcom, tout en apportant sa patte de metteur en scène d'horreur moderne. Il souligne que le projet ne sera pas qu'un simple redit, mais une œuvre qui respecte les personnages emblématiques tout en explorant des zones d'ombre du lore encore peu exploitées. D'autant plus qu'il a bien précisé en même temps que cette histoire ne tournera pas du tout autour de Leon S.Kennedy, car il possède suffisamment de matière dans les jeux et les films déjà existants.
Ce qui est certain, c'est qu'à l'entendre parler, on peut sentir une réelle passion qui se dégage du réalisateur et on pourrait même se laisser porter quant à l'idée de lui faire confiance pour réaliser une bon film. Il ne voit pas Resident Evil comme une simple marque lucrative, mais comme un vrai terrain de jeu narratif sur lequel il peut travailler convenablement.
En promettant de ne pas décevoir, Zach Cregger s'engage dans une voie malgré tout difficile, mais qui a le mérite d'être honnête. Il tentera de s'appuyer sur son expérience avec le film Barbarian pour prouver qu'il maîtrise les rouages de l'horreur et de la peur. Dans le meilleur des cas, pour les fans, cela pourrait sonner la fin d'une longue série de déceptions et le début d'une ère potentiellement nouvelle où le cinéma traite enfin le jeu vidéo avec l'honneur qu'il mérite.









