La piraterie à clairement le vent en poupe depuis quelques années avec une multitude de projets autour de cet univers. Il suffit de voir la popularité de titres populaires comme Sea of Thieves et ou encore plus récemment avec la sortie de Windrose en accès anticipé qui accueillent toujours des joueurs. Et évidemment, Ubisoft de son côté prépare activement la sortie d’Assassin's Creed Black Flag Resynced, prévue pour le 9 juillet prochain, qui ne fait qu'augmenter la tendance croissante pour les histoires de pirates. Malgré cette concurrence, le studio aborde ce lancement avec une vraie sérénité, porté par une formule exclusive qu'aucun autre jeu ne possède.
Assassin's Creed Black Flag Resynced, la force d'une histoire linéaire
La première force d’Assassin's Creed Black Flag Resynced réside dans son approche narrative et le développement de son univers ainsi que ses personnages. Un axe qui le distingue radicalement des expériences multijoueur actuelles qui sont plus ouvertes et moins scénarisées. Là où la concurrence mise sur le jeu-service et les interactions en ligne souvent sans un fil rouge lié à une intrigue forte, Ubisoft fait le pari d'une aventure purement solo et d'une progression continue pour un personnage bien identifié, et non un avatar créé de toute pièce par les joueurs.
Richard Knight, le directeur du jeu, explique cette assurance en insistant sur la force et la dynamique de la narration en déclarant lors d'une interview ; "Beaucoup de choses reposent sur l'histoire que nous racontons avec Black Flag. Elle va toujours de l'avant. C'est un peu comme Edward lui-même : il fonce, il fait des erreurs, et il passe à l'étape suivante. Cela se transforme en une véritable épopée".
Contrairement aux RPG modernes où le joueur peut se perdre dans d’innombrables quêtes secondaires qui peuvent facilement diluer l'intrigue, le remake de Black Flag conserve la structure linéaire et rythmée de l'opus original sorti en 2013. Ce choix créatif permet de maintenir une tension constante et d'immerger pleinement le public dans une aventure, centrée sur l'évolution psychologique d'un personnage face aux événements qu'il rencontre, plutôt que sur l'aspect purement farming et de montée de statistiques d'un avatar avec moins de substance.
La double identité d'Edward Kenway comme fer de lance
Si l'éditeur français affiche une telle confiance, c'est avant tout parce que son titre propose un développement hybride de son protagoniste, Edward Kenway. Assassin's Creed Black Flag Resynced n'est pas qu'un simple jeu de navigation ou de survie et de craft, c'est un mélange parfait entre un positionnement historique et une histoire fictive qui prend les joueurs par la main en y alliant différents types de gameplay. Cette dualité se reflète directement dans la personnalité de son protagoniste, Edward Kenway, un héros atypique qui est guidé par l'appât du gain lié à ses traits de pirates, mais aussi pris dans l'intrigue qui lie les Assassins et les Templiers.
Le directeur du remake s'amuse même de ce paradoxe qui habite le personnage ; "Au tout début du jeu, il tue littéralement pour de l'argent, puis il se plaint de ne pas en gagner assez. Il ne s'intéresse qu'à la richesse, et c'est très intéressant, car cela crée une tension fondamentale avec le personnage lorsqu'il commence à apprendre les coutumes des Assassins".
Ce qui est intéressant, c'est que c'est précisément cette ambiguïté morale qui sépare le jeu de ses concurrents précédemment cités dans l'article comme Skull and Bones ou Sea of Thieves, qui eux sont très axés sur les combats PvP ou la coopération entre amis. En combinant l'ADN de la confrérie des Assassins et la liberté de la vie de flibustier, Ubisoft offre une alchimie actuellement introuvable ailleurs. C'est en embrassant simultanément ces deux facettes d'une même pièce que l'épopée d'Edward Kenway prend tout son sens et son identité.







