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Test de Splitgate : Le shooter de l'été ?

Test de Splitgate : Le shooter de l'été ?
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En accès anticipé depuis 2 ans, Splitgate s'apprête à sortir en 1.0, une fois ses files d'attente revenues à la normale. On a bien dosé le jeu au cours de ces derniers jours et il s'agit de l'une des plus belles surprises de l'été, découvrez notre avis complet.

Test de Splitgate : Le shooter de l'été ?
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Pourtant passé inaperçu depuis le début de son accès anticipé débuté en 2019, Splitgate connait actuellement un énorme pic d'activité, à l'aube de sa sortie en version 1.0. Une sortie chahutée par des serveurs pleins à craquer et des files d'attente de plusieurs dizaines de minutes avant d'accéder au hub du jeu. Tout devrait bientôt rentrer dans l'ordre et les développeurs de 1047 Games tiennent le bon bout, les queues sont désormais très courtes hormis en soirée et les déconnexions quasi-inexistantes.

  • Genre : FPS
  • Date de sortie : Indéterminée
  • Plateforme : PC, Xbox, PS4
  • Développeur : 1047 Games
  • Éditeur : 1047 Games
  • Prix : Free-to-play
  • Testé sur : PC

On prend une grande inspiration

Les deux inspirations principales de Splitgate se remarquent au premier coup d’œil et elles sont de toute façon clairement énoncées dès la page Steam du jeu en reprenant une citation d'IGN : Quand Halo rencontre Portal. De Halo, il va reprendre ce feellng si particulier, agréable aussi bien au combo clavier-souris qu'à la manette, avec des sauts flottants et le format arène qui a fait les beaux jours de la licence de Microsoft. De Portal, eh bien il va reprendre... les portails, tout simplement et c'est clairement LE truc qui va tout changer en ajoutant une énorme couche de stratégie aux affrontements ou à la manière d'aborder les cartes. Dans l'histoire du FPS, et en particulier ces dernières années, de nombreux titres ont essayé d'ajouter des "gimmicks" pour tenter de se démarquer de la concurrence, avec plus ou moins de succès, mais à ce petit jeu là Splitgate ne devrait avoir aucun mal à trouver son public. Et quitte à balayer le superflu dès maintenant, on pourra tout de même lui reprocher un certain manque "d'identité" : en puisant trop profondément dans l'esthétique de Halo, sans le background qui va avec, on serait tenté de qualifier la bonne moitié du roster d'arènes de "fade", du moins sur le plan visuel. De même pour les skins (gratuites et en boutique) qui confinent déjà au grand n'importe quoi, avec des hommes-chats, des armures futuristes et des mages vaudou.

On lui pardonnera aisément ces quelques écueils qui tiennent plus du chipotage pour ce genre de jeu, d'autant que ce dernier est entièrement gratuit et compte le rester, en se basant sur le désormais célèbre système de passe de combat riche et des micro-transactions uniquement cosmétiques. fait assez rare pour être souligné, Splitgate jouit du cross-platform et ça fonctionne comme sur des roulettes, pour ce que l'on peut en juger. Les joueurs manette sont indiqués dès le menu et le jeu supporte le combo clavier-souris sur consoles. Histoire d'enfoncer le clou, le titre se la joue bon élève côté fonctionnalités, avec des serveurs privés entièrement personnalisables, chose encore indispensable à tout bon FPS PC il y a quelques années, mais qui tend à se raréfier. Côté progression, on est là aussi sur du classique, avec les trois premiers modes de jeu classés qui se débloquent au niveau 10, puis l'élimination (3v3 bien plus "tactique") au niveau 20, chacun avec son ladder grimpant jusqu'au rang "Grand Champion". Du classique, mais bien exécuté, et déjà un gros niveau constaté sur les serveurs avec des parties sous très haute tension. Il faut dire que 1047 Games a eu le temps de peaufiner sa formule en deux ans et ça se ressent, parce que le contenu suit. Tous les modes de jeu classiques sont là, avec quelques petites originalités dont le mode Teabag, dans lequel vous devez vous accroupir sur vos victimes afin de sécuriser vos points ou empêcher l'adversaire d'en marquer. On en recense une bonne dizaine, étalés sur 20 cartes (comprenant des maps exclusives au mode élimination) et les parties s'enchainent à la vitesse de la lumière. Autant d'arguments qui risquent de contribuer à faire de Splitgate votre nouvelle drogue.

Splitgate

Penser avec les portails

Bien, maintenant que tous les sujets "annexes" ont été abordés, nous allons enfin pouvoir nous pencher sur la seule chose qui compte vraiment finalement : le gameplay. Comme nous l'avons mentionné plus haut, Splitgate compte beaucoup sur le feeling halo-esque de son gunplay et c'est finalement un choix très judicieux lorsqu'il est couplé aux portails. Les sauts, très lents, vous laissent à la merci des tirs ennemis : traverser la carte grâce au jetpack calé sur votre dos est une très mauvaise idée la plupart du temps. Il va donc falloir apprendre à "penser avec les portails" pour à peu près tout : pour tendre des embuscades à l'ennemi, pour vous déplacer rapidement d'un point à un autre ou carrément pour piéger vos adversaires. Les possibilités sont quasi-infinies, toutefois votre imagination sera quelque peu bridée par les surfaces imposées pour la pose de vos téléporteurs. Celles-ci sont clairement visibles sur la carte et il n'est possible de voir qu'à travers vos portails : les autres sont plongés dans le noir, mais il est tout de même possible de tirer à travers et de tenter un coup de bluff. L'autre option est de balancer une des deux grenades électromagnétiques de votre arsenal, ce qui aura pour effet de détruire le portail visé (ces dernières ne font aucun dégât) et ainsi contenir une invasion ennemie pendant quelques secondes supplémentaires. Assurer votre partie va vous demander d'être au taquet tout le temps, a fortiori en parties classées sur Domination et Roi de la colline, qui font davantage appel à une bonne cohésion d'équipe. Un portail bien placé peut faire toute la différence et il suffit que la team d'en face ne l'ait pas vu pour faire un carnage en quelques secondes. Pour une approche tout à fait différente, débouler dans le camp ennemi par le dessus et tout éclater avec la batte (OS assuré) peut également faire l'affaire, c'est vous qui voyez. C'est cette multiplicité des approches qui fait la grande force du gameplay de Splitgate, mais le temps de faire vos premières armes, pas sûr que vous fassiez mumuse avec le jet de portails dès vos premières parties.

Il y a un coup à prendre et pour peu que vous tombiez sur des types costauds au lancement, la frustration peut très vite arriver, il faut donc s'accrocher un peu, le temps de prendre votre portal gun en main et de commencer à apprendre quelques arènes. Sur ce point précis, Splitgate souffle le chaud et le froid en proposant 20 arènes au level-design unique et de différents formats, même si on part sur une grosse majorité de cartes "serrées". Il y a bien Oasis qui tente un peu l'ouverture avec ses grandes dunes mais pour le reste il s'agira d'espaces bien fermés reliés par des corridors souvent très étroits, surement pour forcer les joueurs à utiliser les téléporteurs là aussi. Seulement certaines ne sont pas forcément à la hauteur côté plaisir de jeu, comme Abyss ou Highwind, qui sont évitées autant que faire se peut par votre serviteur lors des votes : vraiment trop ramassées, avec des téléporteurs assez difficiles à caler et des sorties de zone pas toujours évidentes, on étouffe un peu dans celles-ci. Mais encore une fois, c'est bien peu de choses face au contenu très solide proposé par 1047 : à la dernière mise à jour, les développeurs ont encore ajouté 3 cartes et avec le bouche-à-oreille qui est en train de se faire autour du jeu, il y a peu de chances qu'ils s'arrêtent en si bon chemin. Et puis il y a tout de même de très belles choses, comme Panthéon et son précipice dans lequel il est possible de placer un tp pour prendre un max d'élan et se projeter à la vitesse de la lumière à peu près où vous le souhaitez, ou encore Stadium hyper-classique, mais d'une efficacité redoutable lors des parties classées. Les sensations sont là, même si les armes n'ont pas la patate de son illustre modèle et que le joueur manque encore un peu de mobilité à notre goût : pouvoir s'accrocher à un rebord lorsque l'on donne tout pour atteindre un point en hauteur ne serait pas du luxe, par exemple. Quant à l'usage de grenades frag, on le regrette aussi un peu, mais on comprend aisément pourquoi les développeurs n'en ont pas introduit, cela générerait un bazar pas possible avec les téléporteurs.

Splitgate

Arène de coeur

Sur le plan purement technique, Splitgate s'en sort sans éclat : c'est joli, ça mettra pas vos 30xx à genoux, mais ce n'est pas non plus ce qu'on lui demande, le jeu est bien lisible donc l'essentiel est assuré. On a tout de même noté quelques soucis côté interface afin d'améliorer encore un peu les choses, comme un indicateur visuel sur le HUD nous permettant de voir directement quel portail a été tiré ou non. On a déjà parlé de la direction artistique en début de test, c'est du gloubi-boulga d'influences multiples sans génie, mais de toute façon vous déambulerez tellement vite dans ses environnements que vous n'aurez pas forcément le temps de vous en rendre compte. Enfin côté bande-son, c'est le néant le plus total (à l'exception d'une piste jouée dans Club Silo, il faudra donc compter sur vos meilleurs playlists Spotify pour rythmer vos parties, mais là aussi, vu le profil du jeu, on s'en fiche un peu). Ah si, il y a bien quelques sons produits par le jeu, et non des moindres, puisque le jeu se pare également d'un commentateur à qui on a surement donné l'annonceur mythique de Halo en modèle. Lors des captures de position (domination, roi de la colline), le bougre se lâche et ne s'arrêtera jamais de parler lors des affrontements les plus tendus. Certes, on peut l'enlever dans les options, mais les indications qu'il balance peuvent parfois se révéler utiles.

Splitgate
90

Splitgate est une des excellentes surprises de cet été. Un contenu conséquent, un modèle free-to-play sans embrouille avec du crossplay sur tous les supports, mais surtout, surtout, ce gameplay "à la Halo" qui prend une tout autre dimension grâce aux portails. Ajout diabolique à la formule bien connue des arena-shooter, la mécanique implique de repenser sa manière de se déplacer sur les cartes pour réussir, lorsqu'elle n'est pas source de multi-frags complètement abusés et jouissifs à sortir : le potentiel est assez énorme et il nous tarde de voir comment le jeu va évoluer après la sortie (imminente) de sa 1.0. Dans tous les cas vous auriez tort de vous priver, peu de chances pour que la petite vingtaine de gigas qu'il va vous prendre sur votre disque-dur vous déçoive.

Les portails, la mécanique qui change tout
Un gameplay proche de Halo, très agréable
Contenu satisfaisant (20 cartes, 10 modes de jeu)
Parties personnalisées, serveurs privés... Tout y est
Crossplay d'emblée avec tous les supports sur lesquels il est disponible
On manque encore un peu de mobilité
La voix du commentateur va finir par vous casser la tête
Une poignée d'arènes, en deçà

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