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Test de Metroid Dread sur Nintendo Switch : La croisière Samus

Test de Metroid Dread sur Nintendo Switch : La croisière Samus
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On vous livre notre avis complet sur Metroid Dread, metroidvania développé par Mercury Steam et disponible le 8 octobre prochain en exclusivité sur Nintendo Switch.

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On ne l'espérait et il arrive enfin : un véritable épisode inédit de Metroid, en 2D, et vendu comme la conclusion de l'arc scénaristique entamé avec le premier opus sorti en 1986 sur Nes. On a pu parcourir l'immense labyrinthe de ZDR en long, en large et en travers, voici ce que nous en avons pensé dans notre test de Metroid Dread.

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  • Genre : Metroidvania
  • Date de sortie : 08/10/2021
  • Plateforme : Nintendo Switch
  • Développeur : Mercury Steam
  • Éditeur : Nintendo
  • Prix : 49,99€ disponible sur Amazon
  • Testé sur : Nintendo Switch

Né sous X

Au dernier épisode, on avait laissé Samus suite à sa libération des effets indésirables du Virus X dans Metroid Fusion : c'était sur Gameboy Advance, il y a 19 ans. Depuis, notre chasseuse de primes s'est surtout illustrée via des remakes de ses premières aventures, ou dans la série "Prime" proposant son propre arc scénaristique. Avec Metroid Dread, Nintendo et Mercury Steam bouclent la boucle de ce pan de la série principale, avec une nouvelle mission pas piquée des hannetons sur la planète ZDR. Sur place, Samus Aran sera mise face à son passé et devra surmonter moult horreurs afin d'élucider le mystère autour de cette planète. On reste sur de la narration très simple, habituelle pour Nintendo, avec tout de même quelques pit-stop aux unités centrales pour taper la discute avec ADAM, complètement doublé en français d'ailleurs, et qui va vous donner des précisions sur la situation de ZDR à chaque nouvelle rencontre. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, le scénario de Metroid Dread est très bien mené et propose une conclusion satisfaisante à ce pan de l'histoire de Samus : vous risquez de vibrer devant certaines rencontres, mais c'est surtout la classe intersidérale d'Aran qui transpire tout au long de l'aventure. Plus énervée que jamais, elle se la joue poseuse à chaque cutscene, on sent vraiment l'héroïne expérimentée qu'un simple combat contre un monstre de 5 étages ne fait plus frémir. Une sensation renforcée par son panel de mouvements et ses animations dont on pourrait vous chanter les louanges pendant des heures.

Metroid Dread

EMMI cycle

Série fondatrice du metroidvania, Metroid doit de nouveau faire ses preuves près de 20 ans plus tard : des jeux du genre, il y en a eu une pelletée et de sacrés morceaux (coucou Hollow Knight). Ainsi, l'excellent level design et le gameplay bien véloce croisé dans Samus Returns ne sont plus forcément suffisants pour tenir la dragée haute à cette concurrence féroce. Nintendo a alors décidé de ressusciter une vieille idée nommée Dread, plaçant Samus face à une menace d'un genre nouveau, capable de l'annihiler d'un seul coup : les E.M.M.I., principale innovation de cet épisode, sont des robots surpuissants qui vont poursuivre Samus sans relâche dans des zones aseptisées qui leur sont dédiées. Ces passages vont vous demander de vous presser ou de jouer avec les compétences d'Aran pour vous camoufler et attendre qu'ils passent leur chemin. Si par malheur vous êtes attrapé, il y a encore moyen d'y échapper en plaçant un contre au bon moment, mais le timing est hyper-serré et vous vous mangerez l'assaut fatal du robot 8 fois sur 10. Et si ces poursuites, plutôt simples au départ, apportent de la tension lors des premières heures de l'aventure pendant la phase de découverte, elles sont ensuite accueillies par une soupe à la grimace. Pour la faire courte : les robots et leurs zones ne nous ont pas convaincus. Ce n'est pas de la tension, mais de la frustration qui est générée par ces phases qui transposent le gameplay du jeu dans des phases de die & retry à mille lieues de ce que l'on vient chercher dans un metroidvania. Trouver la bonne méthode pour esquiver les E.M.M.I. et réussir à les détruire grâce au canon à usage unique de Samus, n'a pas franchement contribué à notre plaisir de jeu. Les machines ont toutes le même design, seule la couleur change à chaque fois, et la façon de les mettre hors d'état de nuire est elle aussi exactement la même pendant les 9 à 10 heures que prend cette nouvelle mission. Fort heureusement, Metroid Dread ne se repose pas uniquement là-dessus et l'exploration de ZDR va même s'accorder quelques respirations pour mettre ces satanés machines de côté et laisser place au Metroid que l'on aime avec de l'exploration pure, dans des zones au level-design fleurant bon le travail bien fait.

Parce qu'on a commencé par évoquer ce qui n'allait pas, mais il faut le dire : Dread est un excellent metroidvania, jouissif, bien réalisé et qui va vous forcer à vous tordre les méninges en quelques occasions pour déceler LE chemin que vous n'aviez pas vu pour progresser. A ce titre, la carte hyper-détaillée fait vraiment du bon boulot, malgré la taille maousse de la planète ZDR et de ses différentes zones, chargées à ras bord d'objets secrets à dénicher grâce au fameux backtracking exploitant les compétences glanées plus avant dans votre exploration. D'ailleurs sur ce point précis, on note quelques nouveaux pouvoirs, que nous ne dévoilerons pas ici pour ne pas vous gâcher la surprise, et qui viennent s'ajouter à tout l'arsenal classique de Samus. Les sensations sont exactement les mêmes que dans un Samus Returns auquel on aurait injecté une dose d'adrénaline supplémentaire, merci aux 60 images par seconde qui permettent de constater l'énorme effort apporté aux animations, encore elles, alors que Samus peut glisser, contrer et tirer dans toutes les directions avec une aisance déconcertante. Une souplesse qu'il va falloir dompter rapidement si vous souhaitez venir à bout de boss particulièrement coriaces : comme dans SR, les gardiens frappent bien fort, pour des phases de jeu qui là, pour le coup, apportent de la bonne tension et forcent à exploiter intelligemment de nombreux outils mis à disposition.

Metroid Dread
Metroid Dread

ZDR BCBG

Précisons que nous avons eu la chance de tester le jeu sur la Nintendo Switch modèle OLED, qui sera disponible en même temps que le jeu, et on comprend aisément pourquoi : Metroid Dread est fait pour cette console. Les couleurs explosent à l'écran et le rendu des noirs, hyper profonds grâce à la nouvelle dalle de la machine, permet aux détails de ressortir de la plus belle des manières. Sur le plan artistique, Mercury Steam a encore fait du super boulot, en proposant de nombreux tableaux aux arrière-plans animés avec soin : certains plans du jeu sont vraiment sublimes et tranchent avec le côté trop industriel croisé dans les premiers moments de l'aventure. Les différents segments de ZDR ont tous leur identité propre avec des thèmes bien exploités et tous disposent d'environnements riches en détails et d'un bestiaire dédié qui viennent renforcer ce côté unique. Rien de bien transcendant pour un metroidvania nous direz-vous, toutefois il est très agréable de constater que MS a réussi à se montrer aussi varié dans les environnements traversés. Le hardware de la Nintendo Switch peine cependant un peu sur certains des tableaux les plus chargés de l'aventure, en ramant comme un beau diable. Heureusement, c'est très rare et ce n'est jamais dans des phases bien importantes, mais c'est suffisamment marqué pour que nous le soulignons ici. Un petit mot sur la bande-son enfin, aux sonorités très rétro pour un rendu que l'on a trouvé assez cheap, exception faite des quelques thèmes repris d'anciens épisodes, dont l'excellente mélodie qui résonne dès l'introduction pour le briefing de mission et qui rappellera surement quelques trucs aux vieux de la vieille.

Metroid Dread
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Avec Metroid Dread, Mercury Steam apporte une conclusion satisfaisante à 35 ans d'histoire. Il s'agit d'un metroidvania particulièrement solide, qui vous fera vibrer à chaque révélation et suer à chaque combat de boss, tout en distillant un level-design maitrisé comme jamais. Seulement voilà, sa principale et unique innovation, incarnée par les E.M.M.I., empêche le titre d'atteindre le panthéon du genre, déjà bien chargé en titres de qualité : plus frustrantes que stressantes, les mécaniques et zones liées aux robots de la fédération galactique sont loin de nous avoir convaincus.

Samus plus classe et agile que jamais
Level design de grande qualité
Un bon challenge, des boss qui frappent fort
Une conclusion satisfaisante
Les zones et les mécaniques liées aux EMMI
Des chutes de framerate sur certains tableaux
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L'actu

En Continu

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