Cela fait un an et demi que Vessel of Hatred est sorti et le nouveau chapitre de l'histoire Diablo 4 arrive déjà avec Lord of Hatred. Pour les joueurs qui ne suivent le titre que de loin et qui ne sont pas prêts à repasser à la caisse à chaque fois, c'est un moment décisif.
- Genre : Action-RPG, Hack and slash, DLC
- Date de sortie : 28 avril 2026
- Plateformes : PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series
- Développeur : Blizzard Entertainment
- Éditeur : Blizzard Entertainment
- Prix : 39,99 €
- Testé sur : PC
Que contient l'extension Lord of Hatred de Diablo 4 ?
La sortie de ce DLC à près de 40 euros dans sa version de base est accompagné d'une mise à jour gratuite, qui introduira son lot d'améliorations pour tous les joueurs sans exception.
Voici un récapitulatif qui vous aidera à y voir plus clair, pour éviter de faire l'amalgame entre les deux :
Extension Lord of Hatred
- Deux nouvelles classes : le Paladin, un guerrier saint doté d'une armure lourde et d'un bouclier, jouant avec les auras et des pouvoirs célestes et le Démoniste, un lanceur de sort réduisant les démons en esclavage pour les utiliser de différentes manières sur le champ de bataille, sous la forme d'invocations ou de source de puissance.
- Ajout de la région de Skovos : l'archipel des Amazones, avec un climat méditerranéen et des biomes variés.
- Cube Horadrim : Le célèbre outil de fabrication et de transmutation présent dans Diablo 2 et 3 fait son retour.
- Talisman : Une nouvelle page de votre équipement est dédiée aux talismans, pouvant accueillir jusqu'à 7 objets dédiés, avec des bonus de set à débloquer.
- La pêche : Pécher n'est plus réservé aux démons et aux hérétiques, si vous cherchez un moment de calme entre deux gros massacres.
- Plan de guerre : Un moyen de rendre les activités de haut niveau à la fois plus variées et rentables, ce qui aidera plus d'un joueur à rester motivé.
- Une nouvelle histoire : La campagne reprend où elle s'était arrêtée. Le protagoniste doit mettre un terme définitif aux plans de Mephisto, en l'affrontant sur les îles de Skovos. Sa longueur est similaire à celle des autres actes, prévoyez entre 5 et 10 heures de jeu environ.
Mise à jour éternelle de Diablo 4
- Limite de niveau de 70 : Blizzard préfère éviter de fragmenter la communauté. Tous les joueurs pourront attendre le nouveau cap.
- Refonte des arbres de talents : La progression des compétences au fil des niveaux est à la fois plus rapide et plus intuitive.
- Modes de difficulté : Les joueurs à la recherche de nouveaux défis pourront se frotter au Tourment 12 en progression dans la Fosse.
- La Fosse : ce donjon difficile a droit à plus de boss, de monstres, d'environnement et de niveaux.
- Filtre de butin : Il est enfin possible de trier automatiquement les objets ramassés via différents paramètres. Cela vous évitera de passer des heures devant la forge.
- Carte superposée : Si vous n'aimez pas la mini carte ou la carte opaque cachant tout l'écran, il est à présent possible de l'afficher en version semi-transparente à l'écran, comme dans Diablo 2.
Mère alors !
Parler du scénario de Lord of Hatred en évitant complètement les spoilers est excessivement difficile. Nous allons supposer que vous avez terminé la campagne de base et celle de la première extension. Si ce n'est pas le cas et que les spoilers vous dérangent, passez à la section suivante. Comme mentionné plus haut, l'histoire reprend peu de temps après la résurrection d'Akarat, possédé par le démon primordial de la haine Mephisto. En tant que grand manipulateur, il se fait passer pour un saint sauveur convertissant en masse la population de la région de Skovos.
On peut dire que Blizzard n'a pas hésité à prendre des décisions radicales cette fois. Les trailers et la description du DLC révèlent d'ailleurs des éléments importants concernant le déroulement de l'histoire, comme le retour de Lilith qui a ses moments. Sans être trop spécifique, on a droit à de sérieux chamboulements du casting dans les deux sens. Aussi surprenant que cela puisse paraître, l'histoire de Lord of Hatred nous a globalement convaincues, même si quelques éléments restent un peu artificiels.
Les cinématiques sont sombres et sanglantes, Mephisto est un démon intelligent et convaincant et il y a quelques surprises notables. C'est intéressant et suffisamment court pour ne pas se lasser. La fin de la campagne parvient finalement à apporter une conclusion satisfaisante à l'histoire de Diablo 4 jusque-là. Le jeu pourrait en rester là, mais il faut s'attendre à ce que Blizzard lance un nouvel arc narratif avec la prochaine extension, le cas échéant.
Loyal bon et chaotique mauvais
Les nouveautés phares de cette extension sont bien entendu les nouvelles classes. Le Paladin était réclamé à cor et à cri par les joueurs bien avant la sortie de Diablo 4 et il est étonnant qu'il ait fallu attendre si longtemps pour le voir faire son retour. Il est jouable depuis plusieurs mois en tant que bonus de précommande, il n'y a donc pas beaucoup de suspens quant à ses capacités.
Ici, pas de grosse surprise, ses capacités sont similaires à celles du Paladin de Diablo 2 et au Croisé de Diablo 3, avec des pouvoirs sacrés, des jets de bouclier, des auras et une transformation en super ange de combat. Et comme le Sacresprit avant lui, il est surpuissant, ce qui donne une bonne raison aux joueurs de reroll.
Pour les joueurs souhaitant jouer un sombre lanceur de sorts, sans le côté émo anémique du Nécromancien, le Démoniste fait son entrée. On dirait bien que c'est une classe inédite, mais elle a été introduite dans Diablo 2 Resurected un peu auparavant, sous la forme d'un coup publicitaire méritant d'être salué.
Ce n'est pas vraiment une classe à familiers, bien qu'il soit possible d'invoquer provisoirement des démons en renfort. C'est plutôt une sorte de lanceur de sort hybride thématiquement, avec des pouvoirs occultes basés sur les ombres, des invocations démoniaques de courte durée ainsi qu'un déluge de feu démoniaque.
Combiné avec la refonte des arbres de talents, le Démoniste est plutôt intuitif et agréable à jouer, avec quelques compétentes inhabituelles à gérer, même s'il n'y a rien de vraiment original. Au passage, on peut apprécier le fait qu'il utilise un système de ressource proche de celui du Chasseur de démons de Diablo 3, avec une jauge de colère qui se régénère rapidement et une seconde plus lente, liée à des capacités plus puissantes.
Ceci étant dit, ses capacités ultimes sont assez spectaculaires, entre la titanesque explosion sur tout l'écran à 66,6 secondes de temps de recharge, un démon tout aussi imposant qui balaie l'écran de son épée, ou l'inévitable transformation en méga démon, pour n'en citer qu'une poignée. Mais tout n'est pas si simple à gérer, les bonus passifs et certains pouvoirs basés sur les ombres et le camouflage demandent d'effectuer des combinaisons précises de pouvoirs pour être efficaces, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde sans aller se renseigner.
Mets-le dans ton cube
Les nouvelles fonctionnalités s'avéreront peut-être plus importantes pour la majorité des joueurs, que l'histoire et les nouvelles classes. La première d'entre elles est le Talisman, servant à accueillir jusqu'à un sceau et six charmes. On peut le voir comme une extension de l'équipement conventionnel, mais avec une plus grande importante accordée aux bonus d'ensemble ainsi qu'aux points de compétence bonus.
Son impact direct sur le gameplay est limité, mais ce système a le mérite d'offrir un moyen de plus d'optimiser son personnage, sans rendre la recherche des autres pièces d'équipement plus complexe ou difficile. Le second ajout, le Cube Horadrique est nettement plus notable, puisqu'il répond aux nombreuses demandes des joueurs avec sa longue liste de formules.
Ajout, modification ou suppression d'affixes sur les objets, reroll de la puissance du pouvoir d'un objet unique, transmutation d'objets de set et on en passe. Les joueurs attentifs disposeront de nombreux moyens d'obtenir l'objet de leurs rêves sans avoir à jouer excessivement. C'est l'outil parfait dont on avait besoin à haut niveau. Il est même possible que le cube cache une fois de plus des recettes secrètes, qui pourraient même aider trouver certains bovidés infernaux.
Ce soir, on va conquérir le monde
Les joueurs ayant du mal à trouver que faire après avoir terminé la campagne peuvent aussi se réjouir. L'introduction du Plan de guerre devrait y remédier. Sa formule fait un peu penser aux chemins proposés dans un roguelike, puisqu'il liste plusieurs activités de haut niveau traçant un parcours et c'est à vous de décider lesquelles accomplir : par exemple participer aux Vagues infernales et réaliser un Donjon du cauchemar.
Réaliser ces activés est bien plus rentable, puisqu'elles débloquent des points de talents spéciaux à investir dans une série d'arbres de compétences dédiés qui les rendront d'autant plus rentables. Par exemple, les salles spéciales apparaîtront plus souvent dans la Fosse et les récompenses obtenues seront d'autant plus substantielles. En atteignant le bout du plan de guerre, un coffre plein de récompenses particulièrement généreuses est offert. Cela en fait le parfait complément aux Murmures des morts.
Une autre nouveauté insolite pour Diablo est l'introduction de la pêche. Ce mini-jeu invite à explorer les différents recoins de chaque région pour trouver des coins de pêche et à hameçonner différents objets en réagissant rapidement. C'est excessivement simple et peu rentable, mais c'est une opportunité de souffler quelques minutes entre deux combats intenses.
À moins que vous cherchiez à compléter votre collection de trophées, cela n'apporte cependant pas grand-chose en termes de progression. La majorité des joueurs risquent vite d'oublier jusqu'à son existence, pour ce que nous pouvons en juger. Mais en plus des prises rares, vous pourrez aussi partir à la recherche d'un événement aussi rare que rentable sur la carte, l'Écho de la haine, qui propose de découvrir combien de temps, vous serez capables de tenir face à des vagues infinies d'ennemis de plus en plus redoutables.






























