Après avoir fait évoluer le genre du TPS en multijoueur avec des mécaniques uniques lors de sa sortie il y a plus de 10 ans maintenant, Splatoon a depuis bien changé. A tel point que nous nous retrouvons aujourd'hui face au premier épisode conçu exclusivement autour d'épreuves à parcourir avant tout en solo. On a pu faire le tour de l'archipel et Splatoon Raiders et voici ce que l'on en a pensé.
- Genre : Action
- Date de sortie : 23/07/2026
- Plateformes : Nintendo Switch 2
- Développeur : Nintendo
- Éditeur : Nintendo
- Prix : 49,99€ en démat, 59,99€ en physique
- Testé sur : Nintendo Switch 2
Y a anguille sous roche
Simple Inkling, vous voilà partis à l'exploration d'un archipel envahi de saumons en compagnie du Tridenfer. L'objectif est on ne peut plus simple : collecter un max de trésors et reprendre toutes les richesses possibles à la vilaine poiscaille. Et... Ça ne va pas plus loin : comme on pouvait s'y attendre, le scénario de Splatoon Raiders est réduit à son plus simple appareil, avec une intrigue prétexte qui va faire semblant de se réveiller durant les dernières heures de jeu.
Pour ceux qui veulent en apprendre plus sur le lore de ce nouveau pan de l'univers Splatoon, les objets et autres collectibles que vous collecterez dans les niveaux vous apporteront des détails supplémentaires sur la vie de l'archipel. Rien de fou, mais quelques détails qui permettent tout de même d'enrichir l'univers pour les fans les plus fidèles.
Sus aux salmoches !
Splatoon Raiders est le premier jeu solo en stand-alone de la licence phare de Nintendo débutée sur WiiU, mais chaque épisode numéroté contient tout de même un pan solo, avec un vrai level design et de beaux challenges à surmonter. On arrive donc en terrain connu avec Raiders, même si de nombreuses subtilités vont le distinguer de son ainé. Avec ce nouveau titre, il sera toujours question de compléter des suites de stages mais, alors que l'expérience solo des précédents jeux tendait davantage vers la plate-forme, Raiders est indéniablement plus orienté action. Les niveaux les plus avancés mettront la solidité de votre build à rude épreuve, en particulier si vous avez opté pour le mode de difficulté supérieur, présent cette fois dès le début de l'aventure.
Le gros de l'expérience va donc se concentrer sur votre capacité à vous adapter aux hordes d'ennemis que le jeu va vous balancer à la figure sans interruption. Et pour ça, la préparation avant de vous lancer à l'assaut des salmoches va tenir une place on ne peut plus importante : que ce soit l'armement, vos deux compétences à cooldown, ou votre compagnon favori qui fait office d'ulti, la personnalisation est vraiment poussée. C'est plutôt réussi, d'autant que d'autres axes de progression sont présents en améliorant plate-forme qui vous sert de hub principal pendant la petite quinzaine d'heures que dure l'expédition aux côtés du Tridenfer.
Le plus satisfaisant dans l'histoire, c'est qu'il y a du répondant en face : les salmoches proposent un bestiaire varié, dont la plupart des espèces sont connues, mais qui demandent toujours au joueur d'appliquer des stratégies variées pour occasionner un maximum de dégâts. Couplé aux mécaniques de base de Splatoon, c'est à dire la capacité de se fondre dans ses propres projectiles pour regagner des munitions, le gameplay des combats fait mouche. On aurait peut-être aimé plus de tableaux avec le level design très soigné des parties solo des épisodes centrés sur le multijoueur, mais cela n'entache pas ou peu le plaisir pris sur cette nouvelle formule.
De plus, si vous galérez sur un tableau, les développeurs ont eu la bonne idée d'intégrer un mode multijoueur "appel à un ami", qui fonctionne comme les fusées de détresse de Monster Hunter. En lançant l'appel, vous lancerez un matchmaking qui ira chercher un bon samaritain disponible pour vous prêter mainforte le temps d'une extermination de saumons zinzins. Pour ce qui est du mode coop au global, nous n'avons malheureusement pas été en capacité de l'essayer durant notre période de test, impossible donc de vous dire s'il mérite un abonnement Nintendo Switch Online
Peinture à l'eau
Splatoon Raiders affiche du 4K60FPS sans fausse note, comme on commence à en avoir l'habitude avec les productions qui sortent des studios du constructeur pour la Nintendo Switch 2. Ça bouge bien et vite, avec des animations détaillées et une lisibilité tout à fait correcte malgré le bazar quasi-constant à l'écran. Par contre, du côté de la direction artistique, on est plus mitigés. L'ambiance Salmon Run durant tout le jeu, à savoir décharge et détritus à tous les étages, n'est pas forcément des plus sexys. Il y a bien quelques environnements qui sortent du lot, mais globalement, on ne peut pas dire que Raiders nous ait beaucoup plu sur le plan strictement artistique.
Il en va de même pour sa bande-son, franchement passable, à cause des sonorités étranges, typiques des modes Salmon Run des jeux principaux de la licence. Là aussi, quelques pistes sortent du lot, mais rien qui ne parvienne à marquer vraiment. On est donc assez partagés sur l'ensemble de l'aspect visuel dédié au jeu : la technique est à la hauteur, mais on aurait apprécié plus de couleurs et de surprises, surtout pour un jeu de la série Splatoon.








