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Les enseignements de l’échec de G2 Esports en Rainbow Six Pro League

Les enseignements de l’échec de G2 Esports en Rainbow Six Pro League
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Quand un Champion du Monde et d'Europe en titre galère. Retour sur la contre-performance totale, cette saison, du meilleur collectif de la discipline.

Les enseignements de l’échec de G2 Esports en Rainbow Six Pro League

En cette fin de soirée de vendredi, comme d’habitude au terme de la phase continentale de la Rainbow Six Pro League, se déroulera le tirage au sort des Finales mondiales. Comme d’habitude, les aficionados de la discipline seront postés devant leur écran pour assister au verdict de l’ouverture des petits papiers blancs. Et comme d’habitude, nous connaîtrons les affiches des quarts de finale d’où le futur champion du circuit entamera sa conquête. Mais cette fois-ci, la cérémonie aura un goût particulier : pour la première fois depuis quasiment deux piges, Pengu, Goga, Fabian et Joonas la regarderont en tant que simples mortels. On peut être Champion du Monde et de Pro League en titre et se trouer la saison suivante. Après tout, c’était déjà arrivé à Evil Geniuses... Et après une hégémonie totale sur sa scène, G2 Esports semble désormais vidé de sa force divine.

L’ogre est rassasié

Zeus ? Athéna ? Apollon ? Oust ! Au placard. Sur Rainbow Six, les vrais dieux ont longtemps été les joueurs de Penta Sports ; passés depuis sous la coupe du gourou esportif Carlos Rodríguez Santiago, aka Ocelote, en août dernier. Intouchable sur son nuage, le collectif magique a rapidement bouclé un repas d’Ogre composé en partie de quatre sacres en Pro League, deux Six Invitational et un Six Major de Paris. Au pire, du gaspillage ; au mieux, rien de plus qu’une ennuyeuse domination. Pendant que des structures étaient en sous-nutrition en matière d’ingurgitation de trophées, les meilleurs joueurs du monde, eux, se sont vus gavés - comme les oies en fin d’année - d’une tonne de couronnes.

Alors, bien que cela puisse paraître un brin trop présomptueux pour nous : quand Fabian en arrive à parler « d’argent de poche » lorsqu’il évoque les neuvièmes Finales de Pro League, ce dernier n’a pas réellement tort. Son roster a déjà enregistré plus de 1,5 million d’entrées d’argent sur des séances de masterclass. Dont 800 000 durant les derniers « worlds ». Le prestige, l’argent, la reconnaissance, la domination, l’acclamation… tous ces facteurs ne s’appliquent désormais plus à une équipe officiellement plus proche du burn out et du renouvellement que d’une sortie conquérante aux Finales de Milan.

Un Goga en perte de vitesse et un Joonas alarmant

Si on se limitait aux statistiques, il ne serait pas compliqué de pointer deux joueurs du doigt chez les Samouraïs. Quand Goga peut justifier ses performances un peu en deçà ses derniers temps par le fait de son rôle de support et de planteur de diffuseur, Joonas, lui, a peu d’excuses à se mettre sous la canine. Sur un rôle beaucoup plus flexible, le Finlandais est très loin d’un niveau de jeu qu’admirait autrefois la planète Rainbow tout entière. Sans avoir besoin d’appuyer fortement sur une efficacité dans les duels drastiquement basse cette saison (40 % de réussite seulement), le bilan statistique de jNSzki parle de lui-même.

Voilà le speech : un rating moyen de 0,66 sur 5 de ses 6 dernières rencontres et le pire ratio KOST (0,53) enregistré la mi-saison pour un joueur encore présent en Pro League. Par encore présent, l’allusion est faite avec l’écartement de Vale chez Na’Vi durant le dernier mercato, après un 0,50 de rating sur le début de championnat. Autant dire que si transfert il doit y avoir, cela ne serait pas une surprise que de voir Mr Savolainen plier bagage après de nombreuses années de bons, loyaux, et efficaces services.

Champion du draw, c’est déjà ça

Plus loin qu’un souci de joueur en méforme, G2 Esports a surtout un sacré problème avec les matchs nuls et le format compétitif instauré depuis deux saisons dans le Championnat d’Europe. Au moment de regarder LeStream Esport et la Team Empire s’envoler pour l’Italie, le bilan comptable online de Fabian et de son comité a de quoi tirer la tronche. Cinq scores de parité en treize rencontres, soit 10 points gâchés dans la course à une sixième qualif’ consécutive pour des Finales de Pro League ; mais aussi autant que les cinq draws concédés par Penta Sports, Mousesports et Na’Vi réunis. Des regrets, il y a donc de quoi en avoir. Mais une grande équipe ne meurt jamais et ce coup d’arrêt pourrait être l’occasion pour G2 de procéder à un petit lifting. Histoire de se renouveler et retrouver le visage de champion qui lui colle si bien à la peau.

Crédits photos : Bruno Alvares - Rainbow Six Esports Brasil - Rainbow Six Siege
Crédits photos : Bruno Alvares - Rainbow Six Esports Brasil
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