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Kazunoko le champion de l'ombre : histoire d'un joueur peu ordinaire

Kazunoko le champion de l'ombre : histoire d'un joueur peu ordinaire
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Quant on demande aux gens de citer une légende des jeux de combats, très peu citent Kazunoko. Le japonais possède pourtant un palmarès parmi les plus impressionnants de la FGC. Que ce soit sur Street Fighter, Dragon Ball Fighter Z ou Guilty Gear, il a marqué le monde de son empreinte.

Kazunoko le champion de l'ombre : histoire d'un joueur peu ordinaire

1,2D,3,IV

Ryota "Kazunoko" Inoue est né le 15 février 1988. Ses premières apparitions remarquées sur la scène des jeux de combat ont lieu en 2008, mais le joueur ne possédant pas encore son aura internationale, il ne quitte pas beaucoup l'archipel nippon. Il faut attendre 2012 pour trouver les premières traces de ses exploits, avec une septième place en équipe avec Bonchan à l'EVO 2012 sur Street Fighter X Tekken, puis à la Canada Cup 2012 où il termine 4è sur Street Fighter IV et second sur Persona 4 Arena, derrière Tokido. 2013 est plus compliquée comme année, et Ryota ne fait aucun résultat remarquable, malgré un top 16 à l'EVO 2013 sur Street Fighter IV. 2014 est à peine meilleure comme année, avec encore un top 16 à l'EVO, mais une seconde place au South East Asia Major 2014.

Kazunoko joue Yun un personnage pratiquant le Bajiquan, un art martial chinois utilisant beaucoup les coudes et les épaules pour lancer des coups dévastateurs à courte portée. Cela est plutôt bien retransmis dans le jeu, avec un personnage rapide et vif, mais dont la vie est plus basse que la moyenne du cast. Pour compenser la mobilité et les dégâts élevés du combattant, Capcom lui a donné moins d'options pour toucher un adversaire restant accroupi. Dans sa tiers list définitive sur le jeu, Justin Wong estime que Yun fait partie des top tiers du jeu, même si il reste en dessous d'Elena, Evil Ryu, Akuma et d'autres. Kazunoko ne se limite pas à un seul jeu, et s'illustre également sur Guilty Gear Xrd avec Sol Badguy. Sol est un combattant disposant de très nombreuses options, mais qui excelle surtout à courte portée. Relativement simple à prendre en main, il reste assez limité au niveau des mix-up (ses différentes options pour ouvrir la garde), forçant le joueur à lire le jeu de son adversaire et à anticiper ses actions pour réussir à passer outre ses défenses. Bien qu'assez différents dans la pratique, Sol et Yun ont des caractéristiques communes, à savoir que ce sont deux personnages avec de très bons kits de base, mais qui brillent surtout lors des phases offensives. Kazunoko aime mener le jeu, et dicter le rythme d'une partie.

L'année 2015 commence sous de meilleures hospices pour Ryota, qui obtient régulièrement de bons résultats lors des événements du Capcom Pro Tour auxquels il participe. Malgré ce gain en régularité, Kazunoko n'a toujours pas gagné de tournois majeurs. Il faudra attendre juin pour qu'enfin il réalise un exploit que peu de joueurs sont parvenus à réaliser à ce jour, à savoir gagner deux tournois majeurs du Community Effort Orlando (CEO) la même année. Prenant les premières places sur Street Fighter IV et Guilty Gear Xrd -SIGN-, il peut désormais ajouter non pas une mais deux coupes à son palmarès jusque là vierge.

Finale CEO 2015 Guilty Gear

Mais le véritable point d'orgue de cette année 2015 a lieu en décembre. Grâce à sa victoire au CEO, Kazunoko peut enfin participer à sa première Capcom Cup. Il n'en est pas du tout le favori, et de grands noms sont présents comme Daigo, Tokido, Xian, Momochi, Infiltration et Poongko. Il hérite cependant d'un tirage relativement favorable, et commence le tournoi contre 801Strider, un américain qui fait régulièrement de bons résultats mais n'a jamais réellement inquiété les top players. Cependant Strider réussit un petit exploit dans ce tournoi, celui de prendre une manche à Kazunoko. Ni le britannique Problem X, ni les japonais Misse et Daigo ne réussiront à lui prendre un match. Chose assez incroyable pour être soulignée, à ce moment Kazunoko est à dix victoires contre 0 défaite face à la Bête. Xian subit ensuite le même sort que les autres concurrents, laissant Kazunoko atteindre la grande finale.

Bien qu'à ce moment là, Ryota semblait inarrêtable, il lui restait un match à disputer. Revenue de l'enfer du Loser Bracket, la Bête était prête à prendre sa revanche contre celui qui avait osé la défier. Cela n'impressionne pas Kazunoko, et le premier set est à l'image du match précédent : abusant des command throws, il asphyxie petit à petit son opposant et sécurise le premier set. Seulement la Bête n'est pas impressionnable non plus, et se met à jouer de façon beaucoup plus agressive. Cette tactique semble porter ses fruits, et le second set est pour elle. Plus équilibré, le troisième set revient à Kazunoko. Si un spectateur avait pris le temps de lire cette phrase, alors il aurait probablement raté un round du quatrième set. En un battement de cil, Daigo égalise contre son adversaire. Le momentum semble être de son côté, et aucune des victoires de Kazunok0 ne fut aussi convaincante que celles de la Bête dans ce set... jusqu'au milieu de la cinquième manche. Le premier round du set décisif part pour la Bête, bien décidée à ne pas lâcher sa proie. Seulement Kazunoko est intouchable, et après trois rounds perdus consécutivement, il réalise un perfect sur son adversaire. Ne laissant pas le temps à son adversaire de reprendre ses esprits, il enchaîne sur un round décisif magnifique, faisant de lui le dernier champion du monde de Street Fighter IV de l'histoire.

V,6,7 Dragon Balls

L'année 2016 est plus difficile pour Kazunoko. Avec la sortie de Street Fighter V, les cartes sont redistribuées, et le personnage du champion n'est pas dans ce nouveau jeu. Cammy devient sa combattante favorite, car elle aussi a un gameplay très offensif, étant rapide et nerveuse. Malheureusement ses faiblesses sont assez marquées, son manque de projectile la rendant sensible au zoning, tandis que sa faible vie fait que chaque erreur se paie très cher. Malgré cela, elle reste assez haut dans les tiers list à la sortie du jeu. Comme Sol Badguy, ses options de mix-up sont très limitées, et une excellente lecture du jeu adverse est primordiale pour exploiter la quintessence de la jeune fan de chats. D'ailleurs Ryota décide aussi de changer de personnages sur Guilty Gear. Son nouveau main Raven possède certains points en commun avec Cammy, comme une excellente vitesse de déplacement, un command grab, et une faible résistance aux stuns mais la comparaison s'arrête là. Raven est un personnage avec plus d'options défensives que Sol, Yun ou Cammy, et possédant une mécanique d'excitation unique. Il possède également les outils pour riposter face à un adversaire souhaitant le zoner. Ces deux changements peuvent expliquer une année 2016 vierge de titres majeurs. Malgré tout, Kazunoko réalise de belles performances comme une seconde place au CEO sur Guilty Gear, ainsi qu'une troisième place au Red Bull Kumite et à la Capcom Cup sur Street Fighter V.

La saison 2017 n'est pas vraiment plus brillante, sans être pour autant désastreuse. Sur Street Fighter V, il parvient à monter sur la troisième marche du podium lors de l'EVO et du Hong-Kong Esports Festival, et il termine même seconde du TWFighter Major. Sur Guity Gear l'année n'est pas meilleure, et il parvient à peine à accrocher le top 6 à l'EVO et au CEO. Encore une fois, les résultats ne sont pas mauvais mais il manque quelque chose pour dire qu'ils sont excellents. Le petit exploit réalisé sur Marvel vs Capcom : Infinite réalisé durant le South East Asia Major, où Kazunoko prend la seconde place juste derrière Justin Wong, la plus grande légende sur ce jeu.

Finale contre Justin Wong

En 2018 les choses ne s'arrangent pas sur Street Fighter V, Kazunoko ayant complètement disparu des grands noms de la scène. Il gagne quand même le Couch Warrior Crossup 2018, mais une victoire sur un événement "mineur" ne suffit pas à le remettre sur la liste des top players mondiaux. Mais cette même année sort Dragon Ball FighterZ, qui devient immédiatement le jeu principal de Ryota. Et tout comme Shaquille O'Neal qui a forcé la NBA a réadapter son règlement sur la défense en zone à cause de ses performances sur le terrain, le format actuel du Dragon Ball World Tour découle des performances de Kazunoko sur le jeu en 2018. Plutôt que de proposer un circuit classique à points, Bandai-Namco décide de faire un clin d'œil à la série, et disperse sept dragon balls sur la planète, dont chacune sera remise au vainqueur d'un tournoi (CEO Daytona, VSFighting, Ultimate Fighting Arena [UFA], Thunderstruck, SEA Major, Japan Round et Couch Warriors Crossup). La huitième place pour les finales mondiales devait être attribuée au vainqueur du tournoi de la dernière chance. Seulement Kazunoko remporte quatre des sept dragon balls, forçant l'éditeur à faire quatre tournois de la dernière chance, et à adapter son circuit pour l'année suivante afin d'éviter que ce genre d'imprévus se reproduisent. Précisons d'ailleurs que Kazunoko ne participait pas aux tournois ayant attribué les trois dragon balls qu'il n'a pas récupérées.

Pour faire simple, en 2018 Kazunoko a plus souvent gagné un tournoi sur DBFZ qu'il n'en a perdu, cumulant six victoires pour onze entrées en tournoi, et aucune place en dessous du top 6. Ses premiers tournois sont un peu difficiles et il laisse la rivalité Go1/SonicFox s'installer, puis dès la seconde partie de l'année et le remplacement de Kid Buu par Gotenks, Kazunoko devient inarrêtable. Il devient rapidement le joueur de Yamcha du jeu, et personne n'a jamais pu lui contester ce titre. Son équipe est très offensive, avec des personnages pouvant créer de nombreux mix-up, tout en étant difficile à anticiper. Même si Yamcha semble être l'ancre parfaite et qu'il est le personnage le mieux maîtrisé par Kazunoko, Gotenks et surtout Adult Gohan peuvent également tenir ce rôle, permettant une polyvalence pas toujours présente dans les équipes même au plus haut niveau. Sur les autres jeux son année est également prolifique, Kazunoko réalisant le doublé au CEO en remportant les tournois Guilty Gear et Dragon Ball Fighter Z. Il fera encore mieux lors du Couch Warriors Crossup 2018 en remportant les tournois DBFZ, Guilty et BlazBlue : Cross Tag Battle. Certes ce tournoi est prestigieux que le CEO, attirant donc moins de stars, mais la performance reste suffisamment impressionnante pour être soulignée. En plus, le joueur japonais n'a pas forcément choisi les solutions de facilité, en ne jouant pas Vegeta SSJ dans Dragon Ball FighterZ, alors que le personnage est mis très haut dans les tiers list, et dont le gameplay se rapproche beaucoup de celui de Sol Badguy. Mais ces succès ne sont pas suffisants, et l'hégémonie de Kazunoko sur la scène DBFZ reste contestée, par Go1 qui a dominé le jeu à la sortie de celui-ci, et SonicFox le vainqueur de l'EVO. Ces deux joueurs ayant eux aussi obtenus leur ticket pour les phases finales sans passer par le LCQ (le quatrième joueur qualifié via les events SAGA étant HookGankGod), les comptes doivent être réglés lors des finales mondiales.

Match d'exposition Kazunoko vs Dogura sur BlazBlue CTB

Le Loup de Los Angeles

Le premier adversaire de Kazunoko lors des finales mondiales de DBFZ 2018-2019 à Los Angeles fut Fenritti. Excellent joueur d'anime fighting games (les jeux de combat généralement très rapides et nerveux, avec des graphismes faisant penser aux anime. Les plus célèbres titres de ce genre viennent généralement du studio Arc System Works avec Guilty Gear, BlazBlue...), le coéquipier de Go1 n'est pas là par hasard. Troisième de l'EVO et du CEO sur DBFZ, il est un joueur redoutable. Seulement Kazunoko reste trop fort sur le jeu, et lui inflige un sévère 3-0. Le match suivant l'oppose à Dogura. Bien qu'il réussisse à prendre un set à Kazunoko, ce n'est pas suffisant pour arrêter sa lancée. Tombant en loser bracket, Dogura élimine alors SonicFox le vainqueur de l'EVO. Ce match là n'aura donc pas lieu, celui qui est alors le meilleur joueur de DBFZ n'affrontera pas le vainqueur de l'EVO cette année. Heureusement pour les spectateurs, Go1 tient ses promesses, et se retrouve opposé à Kazunoko en finale winner. Lors de la première manche, le Gotenks de Kazunoko pose énormément de problèmes à Go1 et malgré un bon comeback grâce à son Goku SSJ, Kazunoko gagne le premier set. Lors du second round, Go1 qui enchaîne les phases avec Piccolo, et malgré l'espoir ranimé brièvement par Gotenks, le second de l'EVO égalise. La troisième manche est juste fantastique. Alors que Kazunoko n'arrive pas à percer la défense de Go1 et a deux combattants morts contre 0 chez son adversaire, il réalise un happy birthday (le fait de prendre dans le même combo le combattant sur le terrain et celui venu faire une assist), lui permettant de presque tuer les deux personnages d'un coup. Malgré cette combinaison magnifique, c'est finalement Go1 qui prend ce round.

Kazunoko se retrouve dos au Loser Bracket lors de la quatrième reprise. Il parvient à prendre l'avantage sur Go1, tue le premier personnage de son adversaire, mais ce dernier parvient à riposter en battant consécutivement deux guerriers de Kazunoko. Seulement le Yamcha de l'ancien champion de Street Fighter IV n'est pas réputé pour rien. Il battra le Bardock et le SSJ Goku de son rival, alors que ces deux personnages sont alors les deux top tiers du jeu (même si Yamcha n'est pas très loin dans la tiers list). Égalité. Les deux joueurs doivent se départager, pour décrocher leur place en Grande Finale. Après tout ces sets d'une intensité folle, le dernier est presque décevant. Kazunoko surclasse son adversaire, lit parfaitement son jeu et malgré une certaine résistance de Go1, Kazunoko l'emporte sans perdre un combattant. Le bon côté des choses est que les spectateurs ont eu le temps de reprendre leur souffle, avant d'assister à une finale Loser inattendue. Peu affecté par sa défaite 3-0 en ouverture du tournoi, Fenritti a remonté tout le Loser Bracket, et prend ensuite le meilleur sur Go1. Le match de conclusion du tournoi sera donc le même que celui d'ouverture.

Seulement le scénario semble avoir été réécrit. Tel son personnage fétiche Cell, Fenritti est revenu beaucoup plus fort alors que tout le monde le croyait mort. Kazunoko domine le début de la rencontre, mais il suffit à Fenritti d'une phase avec Cell pour imposer son rythme et remporter la première manche sans perdre de combattant. Malgré un Gohan que Go1 lui même n'aurait pas mieux joué, Kazunoko perd également le second set. Le troisième round est celui de l'adaptation, et Kazunoko semble avoir téléchargé Fenritti, réalisant un clean match en ne perdant aucun combattant. Ryota sauve ici la première balle de reset. Il semble également dominer le début du set décisif, mais une action imprévisible de Fenritti faisant rentrer un combattant avec une super alors qu'il n'est pas en train de toucher Kazunoko renverse le momentum. Le temps que Kazunoko se ressaisisse, deux de ses guerriers ont mordu la poussière. Sans se démonter, il commence à refaire avec Yamcha. Après s'être débarrassé à son tour de deux personnages adverses, il se retrouve opposé au Cell de Fenritti. Comme un symbole, chacun des joueurs est sur son personnage emblématique, pour l'action décisive. C'est finalement Fenritti qui parvient à lire le jeu de Kazunoko, gagnant le round pour reset le bracket.

Le reset commence très fort. Kazunoko surdomine Fenritti dans le premier round, ne lui laissant aucun espace. Très rapidement le coéquipier de Go1 doit concéder ce round sans avoir réussi à toucher deux des personnages de Kazunoko. Le message envoyé est alors très clair : les choses sérieuses ont débuté.

Kazunoko regardant vers Fenritti après ce premier set - VS Fighting
Kazunoko regardant vers Fenritti après ce premier set

Ce n'est pas la première fois que Fenritti subit ce genre de défaite, et cela ne l'impressionne pas. Sa maîtrise de Cell lui permet d'égaliser, sans avoir perdu un seul personnage. Le troisième set est plus équilibré. Kazunoko prend le premier personnage de Fenritti, mais ce dernier riposte immédiatement en tuant le Gotenks ennemi. Seulement le Gohan de Kazunoko suffit ensuite à battre leurs deux derniers opposants, lui permettant de reprendre la main. Dans le round suivant Gotenks et Gohan continuent de poser de gros problèmes à Fenritti qui perd deux personnages. Kazunoko fait alors entrer Yamcha pour porter le coup fatal au Vegeta SSJ de son adversaire. Kazunoko devient le premier champion du monde sur DBFZ, trois ans après réussi cet exploit sur Street Fighter IV.

Perdre et devenir plus fort

La saison 2019-2020 est moins prolifique pour le champion. Il ne remporte aucun tournoi sur DBFZ, même s'il parvient à accrocher des secondes places au Final Round et au Red Bull Japan. Encore une fois, ce ne sont pas forcément de mauvais résultats, mais pour un champion sortant, cela reste toujours un peu décevant. Il continue un peu la compétition sur Street Fighter V, mais ne fait définitivement plus partie du top 20 mondial sur ce jeu. Kazunoko obtient également une quatrième au CEO sur Guilty Gear. En revanche, son année sur le nouveau jeu Samurai Shodown est bien meilleure. Il remporte le VSFighting face à Pekos, et termine second de l'EVO face à Infiltration. Qualifié aux points pour les finales mondiales de DBFZ, il ne parvient pas à sortir des groupes, s'inclinant contre Fenritti et Dekillsage. Après une année passée à surdominer le jeu, Kazunoko disparait des discussions, la rivalité Go1/SonicFox reprenant le dessus chez les fans et dans les médias.

J'ai mis du temps à m'apercevoir que Goku GT était très fort. Je voulais gagner avec mon équipe personnelle, mais je n'ai pas réussi.... Si vous voulez être fort sur DBFZ en saison 2, il vous faut un bon Goku GT. J'ai énormément de respect pour les gens qui, comme ChrisG et Wawa, ont gagné des tournois sans utiliser ce personnage.
Kazunoko à propos de sa saison 2019-2020 (Source)

Étant donné que l'année 2020 s'est retrouvée très perturbée à cause de l'épidémie du COVID-19, les joueurs n'ont pu disputer qu'une seule compétition officielle après le Word Tour : les championnats nationaux. Kazunoko a bien entendu rejoint le championnat japonais. Il démarre très bien avec deux victoire contre B (5-0) et Maddo (5-3), avant de s'incliner de justesse contre Fenritti (4-5). Matoi (5-0) et BNBBN (5-2) font les frais de sa colère. En sixième semaine, Kazunoko perd à nouveau sur le plus petit des écarts face à Go1 (4-5). Une fois encore quelqu'un doit subir son courroux, et Tachikawa subit un douloureux revers (5-0). Kazunoko termine troisième de la saison régulière, à la place de l'andouille. Il doit en effet faire autant de matchs que le quatrième pour remporter le tournoi, et son avance ne lui procure aucun avantage pour les playoffs, contrairement au second qui n'aura que deux matchs à disputer pour remporter le titre, et au premier qui lui ne doit gagner qu'un match.

Mais de toute façon, pour être le meilleur il faut battre tout le monde, alors un adversaire de plus ou de moins... BNBBN ne fait pas illusion longtemps et s'incline vite 5-1 face à l'ancien champion du monde. Fenritti se dresse alors sur sa route pour un énième remake de la finale de la saison. Bien que le coéquipier de Go1 réussisse à remporter trois manches, il doit finalement reconnaître sa défaite face à un Kazunoko qui semble avoir débloqué l'Ultra Instinct. Tel un shonen, la finale du championnat japonais oppose le champion actuel à celui de la saison 1.

Kazunoko prend le premier set, malgré une défense héroïque du kid Buu de Go1. Go1 se reprend immédiatement et égalise lors du round suivant. Le champion du monde en titre semble prendre l'avantage dans la troisième reprise, mais Ryota se reprend et parvient à revenir dans le match pour gagner cette manche. Lors des trois manches suivantes, Go1 rappelle au monde entier pourquoi il est devenu le champion en saison 2, et ne laisse aucune chance à son adversaire. Mené 4 à 2, Kazunoko est dos au mur. Les choses ne commencent pas bien pour lui, il perd son Gotenks face au Goku GT de Go1. Kazunoko est ensuite à un pixel de tuer le Goku Ultra Instinct (Migatte no Gokui), mais Go1 parvient à sauver le nouveau godtiers du jeu. Un telle chance pour lui ne se reproduira pas dans ce round, et Kazunoko parvient à battre son Goku GT. Go1 perd ensuite son Migatte no Gokui déjà bien amoché. Son Kid Buu ne résiste pas face au Migatte no Gokui et au Master Roshi de Kazunoko, qui sauve ainsi la première balle de match. Le public a à peine repris son souffle que déjà le premier personnage de Go1 est tombé. Après une phase défensive impressionnante, Go1 peut enfin essayer de reprendre l'initiative. Le Gotenks de Kazunoko est alors en danger, mais une bonne lecture du jeu lui permet de reprendre le momentum, tuant le second personnage de Go1. Ce dernier ne perd pas son sang-froid, et parvient à tuer le Master Roshi, puis le Gotenks de Kazunoko. Il ne reste qu'un combattant à chaque joueur, Go1 a l'avantage à la vie, tandis que Kazunoko a plus de barres de super. L'avantage semble être pour Go1 qui pourrait en finir en une ouverture de garde, alors que Kazunoko aura besoin de passer deux fois les défenses adverses. Mais cette analyse a à peine le temps d'être faite que Kazunoko a déjà ouvert deux fois la garde de Go1, tuant également le suspense. Il y aura bien une manche décisive.

Après avoir sauvé deux balles de match, et résisté au come-back de Go1, Kazunoko sait que le plus dur reste encore à faire. Il parvient à prendre le Migatte no Gokui de Go1, se débarrassant ainsi du personnage le plus dangereux de l'équipe adverse. Les défenses de Go1 commencent à céder, et son Kid Buu tombe suite à un switch bien puni par le champion de la saison 1. Il ne reste que son Goku GT à Go1, mais Kazunoko décide que le public a eu assez d'émotions fortes ce jour là. Le personnage qui était la meta de la saison 2 n'a rien pu faire face à celui incarnant la meta de la troisième saison, le Migatte no Gokui de Kazunoko détruit les derniers espoirs de Go1. Le roi est de retour sur son trône. Après cette victoire, les fans n'attendent plus qu'une chose : la reprise des tournois offline pour voir Kazunoko et ses compatriotes venir affronter les meilleurs joueurs des autres régions. Seulement il n'est pas certain que le champion restera longtemps concentré sur Fighter Z. Avec la future sortie de Guilty Gear Strive, il ne serait pas surprenant de voir les objectifs de Kazunoko évoluer. Il pourrait ainsi revenir sur une licence qu'il affectionne, délaissant pendant un temps DBFZ, comme le fait SonicFox sur Mortal Kombat 11. Kazunoko reste un monstre des jeux de combat, et un joueur de tout premier rang sur le jeu qu'il décide de tryhard. Il ne lui manque peut être plus qu'un EVO à son palmarès, mais son style de jeu agressif et imprévisible, parfois à la limite du YOLO, lui ont déjà assuré une place au chaud dans le cœur des fans.

Wawa publie sa tier list des assists sur Dragon Ball Fighter Z

Décidément le week-end fut agité sur la scène Dragon Ball Fighter Z. Au milieu des taunts échangés entre les communautés françaises et américaines, Wawa s'est permis une petite pique en publiant à son tour sa tier list des assists dans le jeu, afin de répondre à celle publiée par Jonathan Tene.

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PH V
Waulk  - Rédac freelance, responsable jeux de combat

LP,LP,F,LK,HP

Si il y a un problème, Mortobato.

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