L’année 2026 commence très mal pour Ubisoft, l’éditeur français de jeux vidéo reconnu pour des franchises telles qu’Assassin’s Creed ou Far Cry. Après l’annonce d’un important plan de restructuration stratégique, l’action Ubisoft a connu l’une de ses pires performances boursières de son histoire, reflétant l’inquiétude des investisseurs face à une situation financière et opérationnelle fragilisée.
Une chute historique du titre Ubisoft
La réaction des marchés a été brutale suite à l’annonce par Ubisoft d’un "reset" de son modèle opérationnel et de son portefeuille de jeux. Les actions de la société ont plongé d’environ 30 % à 35 %, enregistrant ainsi la plus forte baisse en une seule journée depuis son introduction en bourse en 1996 et atteignant des niveaux historiquement bas en termes de valorisation.
Cette dégringolade s’explique par plusieurs éléments : l’abandon du développement de six jeux, dont le très attendu remake de Prince of Persia The Sands of Time, le report de sept autres titres, ainsi que la révision à la baisse des prévisions financières pour l’exercice fiscal 2025-2026. Ubisoft a également retiré ses prévisions financières pour l’année suivante, ce qui a alimenté l’incertitude sur sa capacité à générer des bénéfices à court terme.
Des mesures drastiques, mais un avenir incertain
Pour tenter de redresser la barre, Ubisoft a annoncé une réorganisation profonde de son organisation, segmentant ses activités en cinq divisions créatives autonomes selon les genres de jeux, et s’est engagé à réduire ses coûts fixes d’au moins 100 millions d’euros cette année, avec un objectif de 200 millions d’euros supplémentaires sur les deux prochaines années.
Malgré ces efforts, la société anticipe désormais des pertes d’exploitation de l’ordre d’un milliard d’euros pour l’exercice en cours, notamment en raison des charges exceptionnelles liées aux annulations et aux restructurations.
Cette combinaison de décisions impopulaires et de perspectives financières assombries a fortement entamé la confiance des investisseurs, plaçant Ubisoft dans une phase de transition délicate où l’avenir dépendra de sa capacité à réorienter efficacement ses ressources vers des titres à fort potentiel commercial.






