Les tensions au sein d’Ubisoft ont pris une tournure aux allures de point de non-retour début février 2026, avec des représentants syndicaux appelant publiquement à la démission du PDG Yves Guillemot, figure historique de l’entreprise. Depuis plusieurs années, la société française traverse une période difficile, marquée par des restructurations internes, des annulations de projets et des réactions négatives à ses choix stratégiques. Face à cette situation, certains employés et syndicats estiment que seul un changement de direction pourra restaurer la confiance et relancer l’innovation au sein du groupe.
Causes du malaise et demandes du syndicat
La demande de démission est portée par deux représentants du syndicat Solidaires Informatique, Marc Rutschlé et Chakib Mataoui, qui ont déclaré à plusieurs médias que la gouvernance actuelle ne parvenait plus à répondre aux attentes des salariés. Selon eux, la direction d’Yves Guillemot est liée à une série de décisions controversées, telles que des difficultés financières, des fermetures d’études, une baisse du cours de l’action et l’annulation de jeux importants ainsi que de gros plans de restructuration. Ils estiment que ces choix ont fragilisé l’entreprise et démotivé les équipes.
Un autre point de critique concerne la nomination du fils de Guillemot, Charlie, à un poste de co-PDG dans une filiale d’Ubisoft. Pour les représentants syndicaux, ce type de promotion favorise une culture de "yes men" et un manque de diversité, ce qui freine l’innovation dans un secteur hautement créatif. Ils affirment qu’une nouvelle direction serait nécessaire pour rétablir la confiance des employés et injecter des idées fraîches dans les projets futurs.
Vers des actions collectives
En réaction à ces tensions, les syndicats préparent également des actions de protestation. Une grève internationale est planifiée du 10 au 12 février 2026, organisée par Solidaires Informatique et d’autres syndicats, pour dénoncer les récentes décisions de la direction et soutenir les revendications des employés. Les syndicats appellent les travailleurs du monde entier à se mobiliser, estimant que les enjeux dépassent le cadre strictement français.







