En fin d'année dernière, l'auteur de ces lignes avait été bien attrapé en lançant Where Winds Meet sur un coup de tête. Persuadé qu'il n'y passerait pas plus de 2 heures, il a fini par en enquiller une bonne centaine, jusqu'à la fin du contenu solo disponible jusqu'alors. Avec Sea of Remnants, NetEase nous refait le même coup, mais cette fois dans l'univers des pirates, avec un titre développé par le studio Joker et une direction artistique mêlant pantins en bois et effets visuels comics/cartoons prononcés, rappelant les séquences de Jinx dans Arcane. On a pu tester le titre pendant quelques heures, voici ce que nous en avons pensé.
Sea of Remnants nous embarque vers l'inconnu
Annoncé il y a déjà un petit moment, Sea of Remnants a fait baver pas mal de monde grâce à ses trailers bien stylés et des brouettes remplies de promesses, à base de piraterie et de direction artistique atypique. Nous avons eu l'occasion de participer à l'une de ses premières phases de test avec un jeu actuellement en Alpha, ce qui se remarque assez vite une fois l'introduction passée. Si le jeu est déjà très joli, on sent qu'il manque une énorme phase de peaufinage pour équilibrer le rendu visuel de l'ensemble, on pense notamment au chargement des textures et aux grosses chutes de framerate, aussi bien dans l'exploration à pieds que dans les phases navales.
Qu'à cela ne tienne, la direction artistique très stylée, à base de personnages-pantins en bois, fonctionne à plein dès le début du jeu. Une phase d'introduction qui va d'ailleurs cristalliser toutes nos craintes à venir concernant le jeu : ça part vraiment dans tous les sens. Et si les changements d'ambiance ne sont pas pour nous déplaire, ils sont ici bien trop abruptes pour ne pas être décontenancé. Ça reste très classe et bien rythmé, mais difficile de s'attacher proprement à un monde qui semble vivre en permanence sous LSD. Le comble, c'est qu'en contrepartie, Sea of Remnants adopte un système de combat principal à base de tour par tour plutôt classique.
Un nouveau free-to-play tentaculaire à prévoir
Eh oui, du tour par tour, c'est assez original pour un jeu de pirates et finalement c'est plutôt cool. Chaque combattant dispose d'un set de compétences restreint, qu'il devra rendre plus puissant grâce à un système rappelant le Brave/Default des jeux éponymes. Il faudra aussi compter sur un système complet de jobs pour personnaliser votre équipe au mieux afin de surmonter les plus grandes épreuves de la Mer des Larcins. Les batailles sont rythmées et somme toute très classique, avec un système de compétence spéciale à déclencher après un certain seuil de dégâts infligé. Clairement, s'ils sont efficaces, les affrontements de SoR ne nous ont pas laissé un souvenir impérissable. Non, ce qui impressionne en jouant au titre de Joker, c'est son contenu pantagruélique déjà en place et ça rappelle forcément un autre free-to-play édité par NetEase : Where Winds Meet.
De l'interface imbuvable à la multiplication des mini-jeux de qualité variable, en passant par le nombre étourdissant de devises différentes pour absolument aucune raison : réfractaires aux free-to-play, vous allez encore vous faire du mal. Mais tout comme WWM, Sea of Remnants a lui aussi de bons moments à offrir, même si cela signifie batailler avec des systèmes imbitables. On attend évidemment d'en voir plus avant de se prononcer, mais voilà un titre qui risque d'être très addictif, pour ceux qui réussiront à gratter son vernis free-to-play chronophage.
Notre avis sur l'alpha de Sea of Remnants
Joker fait de jolies promesses avec les premiers chapitres de Sea of Remnants et on voit bien le titre rencontré son petit succès au moment de sa sortie définitive, qui n'a pas encore été fixée à l'heure où ces lignes sont écrites. Toutefois il embarque avec lui tout ce qui a fait que Where Winds Meet n'a pas su capitaliser sur l'énorme succès de son lancement en occident et notamment son interface qui donne le mal de mer. Coté direction artistique, bien qu'elle soit très réussie, elle part tout de même un peu dans tous les sens.








