Chris Wilson, co-fondateur du studio Grinding Gear Games et créateur de la célèbre série Path of Exile, s’est récemment exprimé publiquement sur le tout nouvel DLC de Diablo 2 Resurrected Reign of the Warlock, qui marque l’arrivée de la première nouvelle classe jouable dans Diablo II depuis des décennies. Bien qu’il reconnaisse certains aspects positifs de l’extension, il estime qu’il s’agit d’une opportunité ratée d’ajouter du vrai contenu narratif au lieu de se concentrer presque exclusivement sur la classe elle-même.
Une critique de Diablo 2 Resurrected Reign of the Warlock
Le DLC introduit la classe du Warlock, une sorte de sorcier qui se distingue par sa capacité à invoquer des démons et à interagir de façon plus profonde avec eux. Wilson a exprimé sa satisfaction sur le plan purement technique, soulignant notamment la façon dont Blizzard a séparé les changements majeurs dans une branche distincte des serveurs du jeu, ce qui permet aux joueurs d’opter pour la version classique originale ou la version enrichie sans altérer l’expérience de base du jeu. Selon lui, cette séparation est un signe de respect envers le titre originel, le traitant presque comme un musée interactif que les joueurs peuvent continuer à explorer dans sa forme la plus pure sans être forcés d’adopter chaque nouveauté.
Pour Wilson, le véritable point faible de Reign of the Warlock est l’absence d’un nouvel Acte ou d’une zone conséquente à explorer. Il estime que, sans contenu substantiel ajoutant une dimension d’exploration, le DLC se réduit à trois éléments principaux : la nouvelle classe, quelques améliorations de qualité de vie et du contenu pour la fin de jeu. Cela, selon lui, limite largement l’attrait pour les joueurs occasionnels ou ceux qui ne sont pas déjà investis dans Diablo II, car il n’y a pas suffisamment de raisons narratives ou d’exploration pour inciter un retour à l’aventure après des années d’inactivité ou pour attirer de nouveaux joueurs vers la licence.
Une leçon à tirer pour de futurs DLC ?
Wilson a souligné qu’un nouvel Acte aurait sans doute nécessité beaucoup plus de temps de développement et probablement repoussé la date de sortie, mais qu’un tel investissement aurait eu un retour positif bien plus large, en générant plus d’intérêt et en renforçant l’expérience globale du joueur. Il a qualifié ce choix de Blizzard comme un « erreur stratégique », estimant que ce manque de contenu narratif supplémentaire pourrait limiter l’impact à long terme de l’extension.
La critique ne remet pas entièrement en cause la qualité du travail de Blizzard ni l’idée d’ajouter une nouvelle classe : Wilson loue certains aspects du Warlock, qui intègre intelligemment des mécaniques de liaison avec des démons et une flexibilité intéressante. Mais pour lui, le cœur de Diablo II, ce sont l’exploration et les histoires à travers différentes zones, ce qui manque dans Reign of the Warlock. De leur côté, certains joueurs ont critiqué le prix excessif du DLC, fixé à près de 25 euros, ce qui fait beaucoup pour une classe sans véritable contenu annexe.








