L’industrie vidéoludique française a plutôt la cote depuis quelques mois, voir même quelques années. Après le succès mondial de Clair Obscur : Expedition 33, qui a été sacré jeu de l'année 2025, c’est au tour du studio Evil Empire de faire parler de lui. Les développeurs s’attaquent à la licence légendaire Castlevania avec le projet nommé "Belmont’s Curse", l'équipe bordelaise est partie avec une idée et une vision très claire, insuffler leur direction créative française au cœur d'un monument du jeu d'action japonais, afin de créer une toute nouvelle itération pour Castlevania.
Vers une évolution à la française pour la franchise Castlevania ?
S'approprier une saga aussi vieille et ancrée dans ses habitudes comme Castlevania n'est pas une mince affaire, mais Evil Empire, fort de ses expériences passées sur les contenus du jeu Dead Cells, semble prêt à relever un tout nouveau défi. En suivant la voie tracée par Sandfall Interactive, les développeurs ont choisi de positionner le titre en plein cœur d'une France totalement revisitée. Matt Houghton, le responsable marketing du studio, ne s'en cache pas en déclarant ; "Étant une équipe française, nous avons été assez arrogants pour situer le jeu en France".
Cette déclaration est très loin d'être un simple trait d'humour, car elle montre une volonté de se détacher des codes artistiques gothiques traditionnels de la série pour explorer un imaginaire un peu plus local et original. Castlevania : Belmont’s Curse ne proposera donc pas de forêts transylvaniennes, puisque les joueurs devront ici escalader la cathédrale Notre-Dame dans une version torturée, mais aussi s'enfoncer dans les catacombes de Paris ou encore affronter une version corrompue de Jeanne d'Arc.
Cette approche nous rappelle tout de suite l'esthétique "Belle Époque" de Clair Obscur : Expedition 33, prouvant qu'une direction artistique assumée et une identité forte sont dorénavant des qualités essentielles pour les développeurs de jeu vidéo, et un moyen de se démarquer dans un marché toujours plus concurrentiel.
Castlevania Belmont’s Curse : Un héritage respecté !
Si l'aspect visuel et la direction artistique changent, le cœur du gameplay quant à lui restera fidèle aux racines du genre et à celles de la franchise. Contrairement aux précédentes productions du studio, Castlevania : Belmont’s Curse n’est pas un roguelike. Le producteur de l'éditeur Konami, Tsutomu Taniguchi, confirme d'ailleurs que cette nouvelle production sera une filiation directe du jeu Symphony of the Night sorti en 1997. En suivant les traces des anciens titres cultes de la licence et en prenant son influence sur Clair Obscur : Expedition 33, on sent clairement que les développeurs souhaitent proposer une expérience premium aux joueurs, que ça soit sur le rendu visuel, sur le plaisir de jeu manette en main et sur l'histoire qui sera racontée.
Au niveau de son gameplay, le jeu mise sur une action en 2D très nerveuse, qui fait écho avec les épisodes les plus appréciés de la série, tout en intégrant des éléments de mise en scène modernes. Le studio s'amuse même en y mettant sa propre "french touch" par le biais d'un clin d'œil complice à ses confrères de chez Sandfall Interactive ; "Il ne manque que les bérets et les baguettes, mais je pense que vous en avez déjà eu assez avec ça". Toutes ces promesses et cette vision créative, place Castelvania : Belmont’s Curse comme l'un des titres les plus prometteurs de l'année 2026, et qui pourrait bien ramener le genre 2D et les nostalgiques de la licence sur le devant de la scène !







