L'inénarrable Peter Molyneux parle de l'aboutissement de sa carrière avec Masters of Albion, Albion étant le monde que le développeur anglais a développé en créant la série Fable sous la houlette de Microsoft. Désormais développeur indépendant, avec son équipe de 22Cans, le vendeur de rêve le plus célèbre de l'industrie revient à ses premières amours, donc, avec un god game qui fait la somme de tout ce qu'il a appris au cours de sa longue carrière. On y a joué quelques heures, voici ce que l'on en a pensé.
Jouer à Dieu
Avant de créer la série Fable, Peter Molyneux avait déjà des dizaines d'années d'expérience dans le genre du God Game, notamment grâce au diptyque Black & White, qui demandait de s'occuper de créatures divines afin de rendre la vie de leurs fidèles plus douce. Bien avant, le créatif anglais a aussi sorti Populous, toujours avec ce principe de vous mettre dans la position d'une entité omnisciente. Avec Masters of Albion, donc, Mr Molyneux revient à ses premiers amours, grâce à son équipe du studio 22 Cans.
Dans Masters of Albion on joue "une main", qui va devoir faire prospérer sa colonie, en construisant des bâtiments grâce à des blocs à empiler comme vous le souhaitez (peut-être la meilleure idée du jeu actuellement), mais aussi étendre son influence dans tout Albion, grâce à des phases en action qui passent à la troisième personne pour l'occasion. De jour, tout le monde vaque à ses occupations et il faudra bien évidemment veiller à ce que les ressources ne manquent pas. Mais la nuit venue, d'affreuses bêtes tenteront de mettre à mal votre colonie en l'attaquant. Votre fameuse main servira alors à balancer des rochers ou des sorts pour aider les habitants.
Mais lorsque vient le moment d'explorer et d'étendre le territoire, vous prenez alors le contrôle d'un héros, dans des phases à la 3ème personne très brouillonnes et peu satisfaisantes. Le mélange des genres proposé par MoA est est prometteur mais, pour le moment en tout cas, il est très difficile de s'attacher à sa boucle de gameplay : tout reste trop en surface, avec une exécution sommaire et de gros soucis de performances. Il va falloir attendre quelques mois, voire quelques années, pour voir si 22Cans parvient à aller au bout de cette vision prometteuse.
Faut-il craquer pour l'accès anticipé de Masters of Albion ?
Pour le moment, non, on ne peut pas vous recommander de dépenser les 25€ demandés par 22 Cans pour cet accès anticipé. Masters of Albion a un beau potentiel, mais pour le moment, impossible de déterminer si celui-ci parviendra à être exploité correctement par l'équipe du légendaire Peter Molyneux. On l'espère en tout cas, parce que ce god game mêlant phases de gestion et phases d'action a tout de même quelques idées cools à faire valoir. Malheureusement, l'ensemble est actuellement trop buggé et les performances trop instables pour que l'on vous conseille d'y aller les yeux fermés.






