Les Zelda-like, et particulièrement ceux en 2D, sont encore bien trop rares par les temps qui courent, il faut donc sauter sur la moindre initiative du genre qui paraisse sérieuse. Alors avant le très prometteur Mina the Hollower des dev de Shovel Knight et après l'excellentissime Minishoot Adventures, jeu que l'on vous recommande chaudement, on vous propose de découvrir Elementallis. Développé depuis plus de 5 ans par Ivan Ruiz Lozano, le jeu est le fruit d'une campagne Kickstarter réussie, qui a permis au développeur espagnol de financer ce "projet passion". On y a joué, voici ce que nous en avons pensé !
Au cas Elem
Rien ne va plus dans ce monde de fous ! Les éléments sont partis en vrille et alors que vos parents cherchaient à les détruire, les circonstances vont vous plutôt vous pousser à tous les rassembler. L'occasion rêvée pour nous faire traverser toutes les contrées classiques de ce genre de jeu, avec du volcan, de la montagne, des paysages bucoliques, etc. Mais là où Elementallis va tirer son épingle du jeu, c'est dans l'exploitation des éléments que vous récupérerez pendant votre voyage : en les combinant sur le terrain en les sélectionnant via une roue rappelant les anneaux de Secret of Mana, vous pourrez à tout moment déclencher des réactions en chaine qui vous serviront à progresser ou à dénicher des secrets.
Rien de très original sur le papier, mais en y jouant, on se demande pourquoi personne n'y avait pensé auparavant tant cela fonctionne. Elementallis va au bout de cette idée de sorts à lancer aux bons endroits et de la bonne manière, pour composer un level/dungeon-design très agréable à parcourir. Alors attention, on ne parle pas d'une quelconque révolution ou de quelque chose dans ce goût là, mais plutôt d'un jeu bien maitrisé, conscient de ce qu'il propose et qu'il le fait de bien belle manière. On regrettera peut-être les quelques bugs qui trainaient encore lorsque nous avons vu la conclusion après un peu moins de 20 heures de jeu, mais rien de bien méchant.
Oracle of Edges
Au-delà du gameplay, il y a bien évidemment cette esthétique, qui renverra les vieux gamers à l'époque bénie des jeux 16-bits et du mythique Zelda ATTP. Dans Elementallis, les hommages ne s'arrêtent jamais, que ce soit avec des lieux ou des animations qui rappellent les aventures Super Nintendo de Link. Paradoxalement, le sprite de notre héros nous a plutôt penser à un héros de Final Fantasy, mais on divague. Le jeu n'est pas une bête copie de l'esthétique des jeux légendaires dont il s'inspire, il apporte également ses propres effets, plus modernes. Le résultat est vraiment cool et malgré l'esthétique pixel-art, quelques éléments techniques nous font dire qu'il aurait été bien difficile de reproduire ce jeu à la fin des années 90.
On récapitule vite fait : une esthétique qui nous ramène au meilleur du 20ème siècle, un level design taffé avec moult idées originales et un projet qui transpire la sincérité de bout en bout. Ouep, Elementallis est bien parti pour être l'une des pépites de 2026, de celles qui ne seront découvertes que par les joueurs qui creusent en profondeurs les stores en ligne de leur machine (ou qui lisent MGG du coup). Alors ça ne va pas non plus sans quelques menus défauts non plus : la difficulté semble mal réglée, avec un jeu assez simple tout du long, avant un boss rush final qui risque de frustrer certains profils de joueurs. Il y a également les quelques bugs mentionnés au-dessus, mais une fois encore, rien de rédhibitoire.
Notre avis sur Elementallis
On ne s'attendait pas à accrocher autant à Elementallis et pourtant il nous a "cueilli" comme on dit. Avec ses donjons au level design brillant et ses nombreuses idées intéressantes autour des éléments, que vous récolterez au fil de votre progression, le titre de Ivan Ruiz Lozano mérite toute votre attention, a fortiori si vous êtes friands des jeux Zelda en 2D. Par contre, avis aux anglophobes, le jeu n'est pas traduit en français à l'heure actuelle.








