Le studio IO Interactive a frappé un grand coup avec la sortie de 007 First Light qui a été très bien reçu par la presse avec une moyenne Metacritic de 88 grâce à une relecture audacieuse des origines du célèbre agent secret britannique. Forts de leur expertise acquise sur la trilogie des jeux Hitman, les développeurs scandinaves auraient pu se contenter de calquer leur formule fétiche sur cette nouvelle franchise. Pourtant, l'équipe a délibérément choisi de prendre des risques importants lors du développement pour concevoir l'expérience ultime de l'univers de Ian Fleming.
007 First Light ou l'art de prendre des risques !
Pour concevoir ce qui s'impose déjà comme le jeu James Bond le plus ambitieux de l'histoire, le studio IO Interactive a refusé la facilité du simple recyclage en tentant de dépasser ses propres limites. Les directeurs du projet, Dominic Vega (directeur audio) et Andras Krogh (directeur du gameplay), assument pleinement la volonté d'avoir voulu bousculer les attentes des joueurs. Comme ils le soulignent au cours d'un entretien avec le média GamesRadar+ ; "vous ne voulez pas vous retourner et vous dire que vous avez joué la sécurité, vous voulez vous imposer et dire : hé, c'est un personnage qui a divisé les gens à différents moments".
L'objectif principal des développeurs n'était pas de plaire à tout le monde en remplissant un cahier des charges qui coche les standards, mais de proposer une vision beaucoup tranchée et viscérale d'un jeune James Bond de 26 ans qui enfile pour la première fois le costume. Le titre embrasse ainsi une narration beaucoup plus cinématographique et des scènes d'action bien plus dynamique mettant l'accent sur le grand spectacle, s’éloignant de l'aspect très "sandboxe" qui était purement cliniques avec l'Agent 47. De plus, le studio a introduit des références littéraires assez pointues et des clins d'œil cachés pour les puristes de la franchise, tout en offrant une aventure accessible au grand public. IO interactive prouve ainsi que la prise de risque créative reste le meilleur moyen de surprendre les joueurs et de ne pas les lasser.
Une boucle de gameplay repensée avec 007 First Light
Cette philosophie de vouloir prendre des risques lors du développement se traduit directement manette en main à travers une réinvention complète des mécaniques d'infiltration traditionnelles. IO Interactive ne voulait pas d'un énième jeu d'action où l'on élimine les ennemis à la chaîne et de manière convenue. Andras Krogh explique fièrement cette vision en déclarant ; "nous avons non seulement révolutionné, mais aussi fait évoluer notre boucle d’infiltration". Cette évolution majeure repose sur le système inédit baptisé Situation Contained, permet aux joueurs de gérer et de contenir activement les menaces avant qu'une alarme ne soit déclenchée.
Concrètement, si un témoin s'apprête à ruiner votre couverture et toute votre phase d'infiltration, vous pouvez choisir de le neutraliser discrètement, ou de le bluffer pour vous frayer un chemin à travers une zone jugée comme interdite. Le gameplay mise sur des outils qui encouragent en permanence les joueurs à s'adapter aux situations et aux environnements qui les entourent. C'est ce qu'explique parfaitement Andras Krogh ; "Vous avez des outils pour désamorcer la situation et continuer à jouer à partir de là. Cela ressemble vraiment à James Bond, car il improvise face à tout ce qui lui arrive". Une très bonne chose pour un titre comme 007 First Light qui favorise avant tout la possibilité d'écrire sa propre histoire, qui se définit en fonction des actions que l'on entreprend au cours des différentes missions d'espionnage.







