Porté par le talent des développeurs du studio Fuse Games, ce nouveau titre issu de la licence Star Wars va puiser dans l'expérience de ses créateurs pour tenter de révolutionner un genre de jeux qui se conforte dans ses standards depuis de nombreuses années. En combinant la vitesse vertigineuse octroyée par les vaisseaux provenant des œuvres créées par Georges Lucas avec des choix structurels de jeu audacieux, cette production souhaite marquer une rupture définitive avec les standards actuels.
L'héritage de Burnout au service d'un jeu Star Wars ?
Au cœur de l'ambition affichée se trouve une équipe de vétérans de l'industrie, des anciens développeurs qui ont fait les beaux joueurs du studio Criterion ayant notamment œuvré sur le mythique jeu Burnout Paradise. Mené par Matt Webster et Kieran Crimmins, le jeune studio Fuse Games refuse de simplement reproduire ce qui a été fait par le passé ou de se reposer sur un sentiment de nostalgie. D'après le fondateur Matt Webster, les simulations de courses modernes manquent aujourd'hui cruellement de tension et d'enjeux, il déclare ainsi ; "La conséquence est absente. C'est difficile d'avoir des conséquences quand on a un bouton de retour rapide, n'est-ce pas ?".
Pour remédier à ce problème, Star Wars Galactic Racer réintroduit la prise de risque directement au premier plan. Le titre propose quatre catégories de véhicules radicalement différentes avec des Podracers, des Speeder bikes, des Landspeeders et des Skimspeeders. Le landspeeder possède par exemple un poids qui est idéal pour le drift et les percussions agressives contre les adversaires. Le système de jeu encourage activement à envoyer violemment ses concurrents directs dans le décor pour l'emporter, quitte à risquer l'élimination. Les circuits catégorisés comme "géants" dans le jeu, situés sur des planètes emblématiques comme Jakku ou Tatooine, ne disposent d'ailleurs d'aucune trajectoire idéale prédéfinie, forçant ainsi les pilotes à improviser à des vitesses absolument folles.
La structure roguelite, un choix qui change la progression ?
La véritable révolution de ce Star Wars Galactic Racer se positionne au niveau de la structure de sa campagne solo qui est scénarisée et construite comme un jeu de type roguelite à embranchements totalement aléatoires. Le joueur y incarne le personnage de Shade, un pilote solitaire en quête de vengeance au sein de la Galactic League. Chaque tentative prend la forme d'un voyage imprévisible généré de manière procédurale à travers trois actes bien distincts. Les récompenses récupérées en chemin permettent d'améliorer les statistiques de son bolide (postcombustion, batterie, maniabilité), modifiant l'approche tactique d'une course à l'autre.
Cependant, cette liberté de progression s'accompagne d'une plus grande exigence. Pour participer, le joueur doit obligatoirement posséder un jeton d'entrée de ligue. En cas d'accidents répétés, de sortie de piste ou d'un échec à atteindre le podium, ce prix est révoqué. La sentence est donc ainsi irrévocable comme dirait Dennis Brogniart dans Koh Lanta : le run prend fin, obligeant à repartir des qualifications, même si une partie des crédits est conservée. Pour le directeur créatif Kieran Crimmins, cette structure originale est essentielle pour "faire faire un bond en avant au genre et être un jeu véritablement transformateur dans l'industrie du jeu vidéo". En mêlant ainsi le retour de la tension dans une course et la personnalisation stratégique de son véhicule, Star Wars Galactic Racer s'impose comme le futur à suivre du genre qu'il représente.







