Débutée officiellement sur Virtual Boy il y a plus de 30 ans, la série Mario Tennis a connu de nombreux épisodes sur la plupart des plates-formes du constructeur japonais. Licence principalement chapeautée par Camelot, dont c'est la grande spécialité avec le J-RPG (on leur doit tout de même Shining Force et Golden Sun, excusez du peu), MT a une histoire qui suit la même trajectoire que toutes les autres licences sportives de la firme depuis la Wii, avec des jeux à la qualité en dent-de-scie. Avec Mario Tennis Fever, exclusivité Nintendo Switch 2, le studio nippon se ramène avec une nouvelle mécanique originale : voyons si cela suffira à nous faire monter au filet.
- Genre : Jeu de sport
- Date de sortie : 12/02/2026
- Plateformes : Nintendo Switch 2
- Développeur : Camelot
- Éditeur : Nintendo
- Prix : 69,99€ en téléchargement, 79,99€ en physique
- Testé sur : Nintendo Switch 2
T'es pas Net Baptiste
Revoilà Mario et sa bande repartie pour de nouvelles aventures sportives, les premières exclusives à la toute jeune Nintendo Switch 2. Et pour ce nouvel épisode, Camelot nous propose un épisode dans la droite lignée de Mario Tennis Aces, avec un contenu tout à fait correct et des sensations de jeu qui conviendront aux joueurs de 7 à 77 ans. On a donc le droit à une mise en bouche "scénarisée", ornée de quelques jolis cinématiques et de beaucoup de blabla inutile. Dans ce mode Histoire sans prétention, l'objectif va surtout être d'assimiler les différents coups disponibles tout en commençant à toucher aux concepts plus avancés du gameplay du jeu, le tout en débloquant quelques raquettes spéciales au passage. On ne vous fera pas l'affront de vous résumer le scénario du jeu, puisqu'il tient sur un post-it et qu'on est évidemment pas là pour ça : retenez juste que toute la smala a perdu de sa superbe et qu'elle va devoir s'entrainer très fort au tennis pour retrouver sa forme d'origine.
Cela se traduit par un gros passage à l'académie de Tennis, qui va constituer 50% de ce mode solo, avec des mini-jeux qui vont du passable au nazebroque, entrecoupés de quizz et de quelques matchs. En parcourant cette zone, on voit bien le clin d'oeil appuyé au mode scénario de l'excellent Mario Power Tennis sur GameBoy Advance, déjà développé par Camelot à l'époque, mais rien à faire, ça ne prend pas vraiment. Ce qui était, il y a des années, un énorme pan de la franchise, n'est désormais plus qu'un tutoriel de luxe, qui remplit par ailleurs très bien son office. Une fois le boss final dézingué, vous saurez clairement comment jouer au jeu, ce qui vous mettra dans de bonnes conditions pour l'exploration du reste du contenu.
Raquette en bande organisée
Avant d'aborder le reste des modes de jeu, il convient de mettre en avant LA grosse nouveauté de cette épisode, les Raquettes Frénétiques, qui viennent "Mario Kart-isé" la formule de base de MT. Chacun de ces instruments dispose de son propre pouvoir, dans des catégories très différentes : certaines raquettes font apparaitre des surfaces dangereuses au sol pour les adversaires, d'autres offrent des bonus conséquents à son porteur... Il y a en tout une trentaine de pouvoirs à débloquer en participant aux différents modes de jeu. Les raquettes aux pouvoirs offensifs vont venir gratter dans la jauge de HP de votre adversaire et en la mettant à 0, vous réduirez sa vitesse de mouvement pour une dizaine de coups échangés.
La petite subtilité, c'est qu'il est possible de "Contre-Kems" une frappe frénétique grâce à un retour à l'envoyeur qui peut changer l'issue d'un point. Sur le papier le système est bon s'il y a une poignée de raquettes sympas à maitriser, difficile de ne pas considérer la mécanique spéciale de cet épisode comme une fausse bonne idée. Les sessions en double, avec des joueurs tous équipés des Raquettes Frénétiques minant le terrain, sont quasiment injouables. C'est déjà mieux en solo, mais devoir se concentrer sur des obstacles parfois énormes tout en jouant correctement n'est pas franchement super-fun. Ce que l'on reproche aux Raquettes Frénétiques, c'est finalement de rogner sur le tennis pur, en apportant trop d'aléatoire et de chaos aux parties.
A noter qu'elles sont optionnelles dans les modes de base ou jeu en ligne et c'est heureux, puisque les bases de la série fonctionnent toujours, avec le savoir-faire de Camelot bien présent et un gameplay général qui joue les équilibristes entre technicité et accessibilité. Dommage tout de même que la physique de balle ne soit pas mieux calibrée dans les modes solo et les épreuves, dans l'ensemble on aurait aimé un peu plus de patate. Qu'à cela ne tienne, on a tout de même bien du mal à lâcher la manette et Mario Tennis Fever a le bon goût de proposer un contenu tout à fait correct pour un épisode de la série.
En dehors des modes libres et tournois classiques, on a le droit à une série de matchs spéciaux jouables jusqu'à 4 et à un mode Tour des Épreuves qui vous demandera d'enchainer 10 défis d'affilée sans perdre vos 3 vies. Simple mais efficace, ce dernier n'est franchement pas évident et il y a là-dedans de quoi améliorer votre niveau de jeu. Et enfin, les modes de jeu en ligne : avec Raquette Frénétique ou non, en simple ou en double... Camelot a joué la carte de l'efficacité en offrant des rangs online à grimper pour chaque catégorie. C'est cool, mais un peu chiche.
Filet mignon
Rien à dire sur le plan visuel, on est sur un jeu d'une réalisation exemplaire : pas une trace d'aliasing, une bonne gestion du HDR, un framerate qui ne bouge pas de ses 60 images par seconde et une résolution à 4K qui laisse apparaitre tous les détails de la quinzaine de courts du jeu. On est sur un titre de plus entièrement doublé en français, comme le veut la coutume dans les jeux de sport made in Nintendo, mais ça devient suffisamment rare pour être souligné. Par contre attendez-vous à entendre les horripilantes fleurs parlantes commentés certains des matchs, d'une chance, elles sont désactivables très simplement.
Non, si on a quelque chose à redire sur tout ce qui touche à la technique, on mettra un bémol sur la qualité du jeu en ligne. Sur les quelques sessions que nous avons pu faire face à d'autres confrères de la presse européenne, les matchs face aux français se passaient normalement, mais ceux contre des joueurs de pays plus éloignés avaient tendance à lagger. Comme précisé plus haut, nos tests en ligne n'ont pas été assez longs pour réussir à déterminer s'il s'agissait d'un problème général ou circonstanciel, mais c'est clairement un aspect à surveiller une fois que le jeu sera disponible pour tous le 12 février prochain












