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Test Nioh sur PS4

Test Nioh sur PS4
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Excellente nouvelle pour les joueurs PC : Koei Tecmo vient de dévoiler Nioh COmplete Edition, disponible sur Steam dès le 7 novembre prochain. A cette occasion, retrouvez notre test de la version PS4 du jeu.

Test Nioh sur PS4

Test de Nioh

 

Excellente nouvelle pour les joueurs PC : Koei Tecmo vient de dévoiler Nioh Complete Edition, disponible sur Steam dès le 7 novembre prochain. A cette occasion, retrouvez notre test de la version PS4 du jeu.

 

 

 

 

Satania et DemoNioh


Nioh est ce qu'on peut appeler un «rescapé» : en jachère depuis une bonne douzaine d'années, le projet de la Team Ninja est enfin en passe d'atterrir dans les ludothèques des gens de bon goût après de nombreux changements d'orientation et autres pauses de développement à rallonge. C'est finalement au TGS 2015 que les équipes déjà à l'origine du renouveau de la saga Ninja Gaiden ont dévoilé la final form de leur arlésienne maison : nous sommes donc aujourd'hui face à un rejeton de Dark Souls, avec tout ce que ça sous-entend en termes de mécaniques de gameplay et de difficulté, mais nous y reviendrons un peu plus tard. Nioh, c'est avant tout l'histoire de William Adams, un guerrier britannique à la recherche de l'Amrita et de l'esprit gardien qui lui a permis de s'enfuir de prison, ce dernier ayant été enlevé par un homme tout de noir vêtu et aux desseins tout aussi sombres. Nous voici donc plongés dans le Japon féodal, à l'ère Sengoku plus précisément, ce qui va permettre aux développeurs de nous faire croiser quelques têtes d'affiche bien connues des amateurs de cette époque. N'y allons pas par quatre chemins : le scénario, et surtout sa mise en scène, peine à convaincre, en particulier dans le premier tiers de l'aventure, avec des cutscenes sans queue ni tête et qui s'échinent à nous présenter des personnages qui n'auront que peu ou pas de répercussions sur l'intrigue. L'ambiance fonctionne tout de même à merveille et l'histoire se rattrape lors de sa dernière ligne droite, mais en prenant un peu de recul, l'ensemble atteste d'un certain manque de maîtrise dans le storytelling. Quoi, comment ça on s'en fiche ?

 

 

 

Honni mon chat !


Difficile de ne pas comparer la dernière production de la Team Ninja à celle de leurs collègues de chez From Software, mais se prêter au jeu des sept différences constituerait une belle erreur de débutant. S'il faudra toujours partir à la chasse aux âmes (les Amritas ici) pour augmenter de niveau et risquer de tout perdre sur quelque rencontre malheureuse, les divergences entre les Souls et Nioh sautent clairement à la figure lorsque l'on a ce dernier en main. À commencer par la construction même du jeu : point d'univers seamless à explorer ici, puisque l'aventure est découpée en chapitres et en missions permettant par la suite d'accéder à des quêtes secondaires dans des environnements déjà visités mais remaniés, parfois avec quelques objectifs farfelus pour varier les plaisirs. La conséquence directe de cette progression plutôt classique : on se retrouve avec un level-design forcément moins impressionnant et marquant que chez le cousin éloigné, mais qui n'empêche cependant pas certaines zones de Nioh à se laisser aller à quelques pièges perfides et autres raccourcis savamment étudiés. Notons également la présence des missions crépusculaires dans les propositions de contenu pur annexe, une sorte de Dark World qui testera vos nerfs en proposant des missions déjà accomplies en mode «encore plus véner» avec de très belles récompenses à la clé.

Finalement, si elle perturbe dans un premier temps, cette linéarité a aussi ses avantages, comme celui de proposer un retour régulier  au bercail et à ses commodités (forge, sanctuaire, etc) pour des phases de préparation d'une importance capitale. Car si on l'attendait beaucoup dans le domaine de l'action pure et dure, Nioh nous a tout de même surpris dans ses composantes RPG avec de nombreux paramètres à prendre en compte et une dimension crafting classique mais diablement efficace et bien exécutée. En rentrant de campagne, vous aurez à cœur d'arranger votre inventaire du mieux possible, vu la quantité faramineuse de loot que le jeu vous offre et il se propose donc de vous délester de vos encombrants de plusieurs manières : avec de la revente pure et simple dans un premier temps, puis par le démantèlement pour les samouraïs les plus bidouilleurs dans un second. S'étaler en détails sur toutes les fonctions de la forge équivaudrait à rédiger la notice du jeu, mais gardez simplement à l'esprit qu'entre les batailles vous attendent de longues minutes d'optimisation d'équipement, du moins pour ceux qui ont envie d'être le plus opérationnel possible sur le terrain. Les autres n'échapperont de toute façon pas à quelques allers-retours dans les menus du jeu, puisqu'en plus de la montée classique en niveau, Nioh propose une myriade de systèmes annexes qui, imbriqués les uns dans les autres, forment un tout cohérent et vraiment complet. La personnalisation de William est donc particulièrement réussie, des compétences à débloquer au fur et à mesure de la maîtrise d'un type d'arme, aux points de prestige offrant des bonus de stat permanent, en passant par le choix de la divinité accompagnant le héros et qui aura une influence sur ses statistiques mais aussi sur son «arme vivante».

 

 

Cette dernière est une sorte de furie à déclencher en pressant triangle et rond simultanément après avoir tué un certain nombre d'ennemis, ce qui nous amène doucement mais sûrement vers le centre névralgique de Nioh et ce qui fait qu'il s'agit sans nulle doute de l'un des hits de ce début d'année : ses combats ! Sorte de rejeton démoniaque entre Onimusha et Dark Souls, les rixes de Nioh jouissent d'une d'un dynamisme fort appréciable tout en proposant un bestiaire surpuissant à même de vous tuer en un seul combo si vous n'êtes pas suffisamment attentif. Chaque type d'arme dispose donc de son propre moveset, customisable en partie grâce aux compétences citées plus haut, et divisé en trois branches grâce aux postures hautes (mouvements lents mais puissants), moyennes (équilibré) et basses (mouvements rapides mais plus faibles). L'usage de tous ses instruments est régi par la barre de Ki (une équivalence à l'endurance), une jauge qui menace de fondre comme neige au soleil si vous vous la jouez trop bourrin ou si vous décidez d'encaissez les coups avec la garde sans chercher l'esquive. Et une jauge de Ki à zéro est synonyme de mort imminente dans 95% des cas, puisque vous serez alors paralysé par la fatigue pendant quelques secondes, soit assez de temps pour que votre tête fasse cinq fois le tour de votre corps au hasard d'une mandale démoniaque. Bien heureusement, les développeurs proposent quelques moyens de renflouer le Ki à moindre frais : l'impulsion de Ki sera régulièrement votre dernière chance de salut face aux Oni, puisqu'elle permet de régénérer l'endurance d'une simple pression sur R1 au moment opportun.

Une technique que vous devrez vous rentrer dans le crâne le plus rapidement possible aura également une fonction purificatrice, puisque c'est grâce à elle que vous viendrez à bout des zones Yokaï, une sorte de brèche interdimensionnelle qui empêche Adams de recharger son Ki naturellement lorsque ce dernier est à l'intérieur. Redoutée par beaucoup, la difficulté de Nioh se veut néanmoins tout de suite plus abordable une fois toutes ses subtilités assimilées et s'il reste tout de même particulièrement punitif, Nioh constitue «simplement» une expérience exigeante, loin, très loin d'être insurmontable. Et au cas où il vous prendrait l'envie de faciliter un peu les choses, la Team Ninja a également emprunté aux Souls leur multijoueur, qu'il s'agisse de la coopération ou des mécaniques asynchrones, beaucoup plus simples ici, puisqu'il s'agit de rouler pour une faction et de tout faire pour lui apporter la victoire en engrangeant de la gloire via des combats contre les restes des joueurs jonchant le sol de votre aventure solo. Enfin, comment ne pas évoquer ces rencontres avec les boss de fin de niveau dont certaines sont vraiment mémorables et vous forceront à jouer correctement et à avoir un équipement bien adapté pour en venir à bout. Vous allez clairement mordre la poussière face à certains d'entre eux, mais comme d'habitude, le plaisir de la victoire n'en sera que décuplé.

 


 

L'art pique, tu râles


Si Nioh réussit à poser une ambiance de Japon féodal convaincante, la technique, et les graphismes de manière générale, ne sont pas vraiment à la fête. Alors certes cela reste tout à fait correct, d'autant que les développeurs ont eu l'excellente idée de proposer deux modes graphiques dont un autorisant le 60fps constant au prix de quelques détails graphiques, mais la qualité de nombreuses textures laisse à désirer et sans gâcher l'atmosphère si particulière du jeu, cela amène tout de même à se rappeler que l'on est face à un jeu raccommodé qui aurait pu et aurait dû sortir sur PS3. Qu'à cela ne tienne, Nioh se raccroche aux branches grâce à ses animations de combat pêchues et à son bestiaire oni-rique que l'on prend plaisir à trancher de part en part. Le sound-design participe également à rendre les bastons agréables, avec de bons bruits de slash et de décapitation qui donnent envie de les enchaîner par dizaines, quitte à passer pour un psychopathe. Comme dans les Souls, la musique se fait quant à elle plutôt discrète avant de s'emballer à l'occasion des combats de boss. Problème : même ces quelques compositions peinent à marquer et aucun thème ne se démarque réellement de l'ensemble malgré quelques envolées lyriques toujours bienvenues.

 

 

 

Le chemin a beau avoir été semé d'embûches, Nioh n'en demeure pas moins une immense réussite et un très joli retour aux affaires pour la Team Ninja. Particulièrement jouissive et intense, l'épopée de William Adams propose des bastons d'un dynamisme rare pour des décharges d'adrénaline régullières, et tant pis si vos nerfs sont portés à vif en cours de route. Exigeant, mais tout à fait abordable pour qui est habitué aux Souls-like, Nioh accuse tout de même le coup de quelques menues maladresses que l'on espère voir corrigées à l'occasion d'un second épisode. On en redemande !

Les plus et les moins

Des combats d'une patate folle ! Techniquement, c'est pas trop ça.
Un challenge relevé mais abordable. Certaines cutscenes sans queue ni tête.
Énormément de bonnes idées. Quelques zones moins inspirées.
Le système de loot hérité du hack and slash.    
Des boss mémorables.    
Possibilité de passer le jeu à 60fps.    
L'ambiance Japon féodal qui fait mouche.    
Durée de vie et contenu au rendez-vous.    

 

Testé sur PS4 pro

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oli93 il y a 2 ans

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