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DBFZ World Tour Finals : Des larmes de Tachikawa aux bras levés de GO1

DBFZ World Tour Finals : Des larmes de Tachikawa aux bras levés de GO1
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L'étape finale du circuit du Dragon Ball FighterZ World Tour a raconté beaucoup d'histoires, comme lorsqu'une série prend fin. À Paris, des pleurs, des têtes qui roulent, et des duels à mentionner dans les livres d'histoire sont venus sceller une deuxième saison très riche pour DBFZ.

DBFZ World Tour Finals : Des larmes de Tachikawa aux bras levés de GO1

Dans les locaux de la gaming house Red Bull, à Paris, les quinze meilleurs joueurs du monde partagent l'écran. Dans deux jours, le Dragon Ball FighterZ World Tour s'achèvera dans la capitale — ou plus précisément en proche banlieue — à l'occasion des finales, après s'être établi étapes par étapes depuis le mois de juin, à Madrid, au Japon, à Singapour, à Dublin ou encore à Las Vegas. Réunis en bootcamp, les finalistes ont gagné leur place aux points, et nombreux sont ceux qui se rencontrent pour la première fois avant l'heure décisive.

Dans le coin rouge, les Japonais représentent la moitié de ce dernier cercle, conduits par GO1 et Fenritti, respectivement numéro un et numéro deux au classement saisonnier, avec une victoire émue à l'EVO au compteur pour le premier. Dans le coin bleu, les États-Unis ont leurs deux tueurs Dekillsage et SonicFox, tandis que la France compte sur son unique représentant, Wawa, vainqueur lors de l'Ultimate Fighting Arena, l'étape parisienne du World Tour. À dix-huit ans, le Niçois avait fait tomber le monstre SonicFox en demi-finale winner side, avant de repartir avec le trophée au terme d'un face-à-face contre un compatriote, Kayne, en grande finale.

« L'UFA, c'est quelque chose que je n'oublierai jamais. Je venais tout juste de signer avec l'A.S Monaco et j'étais en confiance », se souvient Wawa. Depuis ce mois d'octobre, le meilleur joueur de Dragon Ball FighterZ en France a su relever sa garde, cinquième au Red Bull Spain 2019, puis couronné en terres japonaises lors de la dernière étape du circuit, début décembre.

« Au Red Bull Japan, je ne pensais jamais arriver dans le Top 3. Je m'imaginais plutôt dans le Top 8 du tournoi, qui était très relevé. Beaucoup de très bons joueurs, contre qui je ne pensais pas pouvoir gagner, se trouvaient là-bas. La pression, j'ai commencé à la ressentir à partir des quarts de finale ». En tant que dernier vainqueur d'étape, Wawa est attendu dans ces finales, d'autant plus qu'il s'apprête à retrouver le public français quatre mois après son sacre à l'UFA. Pour lui, les menaces sont déjà à ses côtés : GO1 est le plus dangereux, SonicFox est le plus imprévisible dans son jeu.

ASM Wawa, grand gagnant de la Red Bull Japan 2019 contre Kazunoko - Millenium
ASM Wawa, grand gagnant de la Red Bull Japan 2019 contre Kazunoko

Imprévisible, l'américain l'est partout où il va. Connu au-delà des murs des jeux de combat pour son humour, son grand fair-play et ses prises de positions en faveur des droits des personnes LGBT, SonicFox déambule dans la gaming house Red Bull, éreinté par les médias qui s'arrachent ses dernières déclarations à quelques heures des rondes. Le finaliste malheureux de l'EVO décompresse avec des tours de magie qu'il exécute devant les autres finalistes. Même en pleine session de free-play en compagnie de ses concurrents japonais, SonicFox n'est jamais avare de liberté d'expression pour détailler l'homme derrière le joueur.

« M'assumer m'a aidé en tant que personne, pas en tant que joueur. Parce que moi qui joue à des jeux vidéo, c'est strictement moi qui joue à des jeux vidéo ». Puis, il met le jeu sur pause : « Aujourd'hui, beaucoup de gens ne saisissent pas l'opportunité d'être eux-mêmes. C'est encore plus important que la compétition, et les droits des personnes LGBT devraient être considérés où que ce soit. Ça ne l'est pas. Donc je veux en parler car pour être honnête, il reste tellement de choses à faire, pas à pas... ». La partie peut reprendre.

Bienvenue en France, Tachikawa

Au Pavillon Baltard, des centaines de personnes assistent au Last Chance Qualifier, un tournoi préliminaire qui précède les phases finales du DBFZ World Tour. Le gagnant de l'événement obtiendra le droit d'intégrer le comité restreint des finalistes et de dessiner le Top 16 ultime de ce long périple. Sur la ligne de départ, des Français : Kayne, Kyden, Noka ou encore Alioune font la course en tête et se neutralisent aux portes de la finale. C'est Kayne, le dauphin de Wawa à l'UFA, qui se présente devant le Japonais Tachikawa pour gagner sa place.

« Les Français sont l'une des plus grosses menaces au monde », analyse Fauster, commentateur français et enthousiaste, sur place. « Dans les pays dominants sur Dragon Ball FighterZ, on retrouve le Japon, les États-Unis et la France. Ce n'est pas pour rien que, cette année, les finales du World Tour arrivent à Paris ». Et à propos du Japonais favori de ce Last Chance Qualifier, il y a beaucoup à dire.

« C'est simple, Tachikawa est associé à la légende de l'éternel second. Ce joueur, tout le monde sait qu'il est fort, mais c'est sans doute celui qui s'est fait le plus upset, contre le plus de personnes différentes. Il ne s'est pas qualifié l'année dernière, battu en finale du Last Chance Qualifier à un rien, mais cette année, il a fait tous les tournois. Il s'est déplacé partout ».

Le Japonais Tachikawa, adopté par le public du Pavillon Baltard - Millenium
Le Japonais Tachikawa, adopté par le public du Pavillon Baltard

Aux points, Tachikawa a terminé quinzième ex-aequo avant les finales à Paris. Pour départager cette égalité, « ça s'est réglé en head-to-head », indique Fauster. Battu par le Singapourien Seo, Tachikawa a du renouveler son abonnement au Last Chance Qualifier pour une année supplémentaire. Cette fois-ci, "l'éternel second" a littéralement arraché la victoire à Kayne, trois à zéro en finale. Sur la scène toute ronde, représentant fidèlement l'Arène du Tournoi du Pouvoir, il ne peut retenir ses larmes. À croire que l'histoire était écrite à l'avance.

« Si on regarde le seeding, oui, la finale de ce LCQ était écrite. Mais non, il y a eu un alignement de planètes pour Tachikawa », plaide TPK, qui forme un duo rôdé de commentateurs avec son complice. « Kayne était sur le point de trois-zéro Tachikawa en finale winner side, et il a oublié d'appuyer sur un bouton, il a refusé de gagner. Derrière, reverse trois zéro, puis trois zéro sec ensuite, et va-t'en », conclut le caster en haussant les épaules.

Un siège éjectable par favori

Le scénario fou de ce presque dénouement, avec l'émotion visible du gagnant, plus ses déclarations amicales pour le pays hôte ensuite, ont immédiatement conquis le public français avant même le début du Top 16. « Ça s'est vu dans ses larmes, dans son émotion, il l'a fait. Son abnégation montre que c'est celui qui voulait le plus cette place aujourd'hui », rajoute Fauster. Devenu membre de plein de droit du groupe des finalistes, le chouchou du public continue sur sa lancée. Le Japonais termine premier du Groupe A, surpassant un autre Japonais, Maddo. Tachikawa se qualifie en winner side pour le Top 8, ce qui signifie qu'il sera assuré de finir au moins cinquième du tournoi.

Mais sur sa route, le dernier qualifié a fait chuter le français Wawa, battu d'entrée, et sorti des finales avec une victoire pour deux défaites en rondes. Le représentant de l'A.S Monaco n'a pas réussi à rentrer dans son tournoi, visiblement sous tension au moment de monter sur scène. Pour les commentateurs, ces finales sont « très dures, et très cruelles pour des joueurs qui se découvrent ». Les fois où Wawa a rencontré Maddo « se comptent sur les doigts d'une main » selon Fauster, qui met en lumière le manque d'expérience du Français malgré ses résultats récents.

Interview de Tachikawa à la sortie du Last Chance Qualifier

D'autres ont sauté. Dans l'arène, le déroulé de la compétition a réservé ses surprises : SonicFox termine dernier de sa poule sans avoir remporté le moindre match, mais en ayant assuré le show, comme il sait faire. L'américain donne désormais de la voix pour son compatriote Dekillsage — de loin le meilleur américain dans cette dernière ligne droite —, affublé de son déguisement iconique et d'une cape bleue-rose-blanche. Le Japonais Kazunoko, gagnant de l'édition 2019 et deuxième du Red Bull Japan, figure aussi parmi les sinistrés du groupe D, le groupe de Fenritti. Shanks, qui dispute à Wawa le titre de meilleur joueur d'Europe, ne surmontera pas non plus la poule de GO1. Pourtant, l'Espagnol pouvait compter sur son clan, dont les "Padre ! Padre !" résonnent encore dans l'enceinte du Pavillon Baltard.

« Wawa et lui se tirent la couverture d'un côté comme de l'autre. Shanks est un petit peu devenu l'icône de l'Europe au début de la Saison 2 » pour TPK, qui indique par ailleurs que la communauté espagnole est reconnue pour être la plus bruyante, alors même que la densité de joueurs y est très faible. « Ce tournoi tient toutes ses promesses, il est incroyable », réagit Fauster, encore sous le choc. « Cette Saison 2 est plus riche que jamais, même si la rivalité GO1 - SonicFox n'arrivera pas jusqu'au bout. On se dirige vers une fin 100 % Japonaise ».

La foule, debout

GO1 et Fenritti sont les plus forts. Contrairement au Last Chance Qualifier, peut-être que la grande finale du Dragon Ball FighterZ World Tour était écrite, elle. L'américain Dekillsage termine honorable troisième, le Japonais Tachikawa, fabuleux quatrième.

Le scénario débridé de la grande finale rend hommage à un événement plein de rebondissements. GO1 met immédiatement son adversaire à l'amende, et lui inflige un perfect dès la première manche. La réaction de Fenritti ne se fait pas attendre, "perfect" en retour : tout va à cent à l'heure, mais les compteurs sont remis à zéro. Puis deux partout. L'arène est en ébullition. Solide sur ses appuis, GO1 surclasse son vis-à-vis dans l'ultime manche du tournoi. Le meilleur joueur aujourd'hui crie de joie et lève les bras au ciel, six mois après son sacre très poignant contre SonicFox à l'EVO 2019, l'institution des jeux de combat.

GO1, vainqueur à l'EVO et vainqueur final du Dragon Ball FighterZ World Tour - Millenium
GO1, vainqueur à l'EVO et vainqueur final du Dragon Ball FighterZ World Tour

« Quand tu as un palmarès, et une légende qui court sur toi, tu es obligé d'être plus fort à chaque tournoi. Il s'est entraîné quinze heures par jour. Qualifié d'office pour les finales du World Tour, il ne s'est rendu à aucun tournoi pour laisser une chance aux autres, mais il travaillait en attendant. Son niveau est monumental », décrypte TPK, à chaud. « Il y a encore un écart entre les Wawa et les Tachikawa, pour aller chercher un quatuor qui se détache en haut », poursuit le commentateur, qui a tout donné lui aussi.

Mais d'une voix unanime, les deux acolytes reconnaissent la bonne tenue de la compétition organisée par Red Bull et l'éditeur Bandai Namco, qui s'est déroulée sans le moindre accroc, « il n'y a strictement eu aucun problème, c'était maîtrisé de A à Z », reconnaît TPK, qui salue au passage la ferveur des fans français, nombreux lors de la finale. « Il y avait une ambiance de Kumite, c'était la même ambiance. Les gens ont répondu présent et se sont déplacés jusqu'à Nogent-sur-Marne, ici, au Pavillon Baltard. À refaire ! », achève de son côté Fauster.

Le titre est encore loin pour l'Europe, mais tout le monde se console devant un florilège d'annonces de la part de Bandai, en guise d'épilogue. À la sortie, une météo capricieuse n'empêche pas le "crew" espagnol de prendre le temps d'une grande photo de famille, avec son héros du jour. Encore dehors, ce sont eux les plus bruyants.

Crédits : Red Bull

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