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Esport - Rainbow Six Siege : Transition compliquée pour la Pro League Nord-Américaine ?

Esport - Rainbow Six Siege : Transition compliquée pour la Pro League Nord-Américaine ?
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Parce qu’elles n’ont pas réussi à s’accorder avec Ubisoft, plusieurs structures se sont vues destituer de ce qui va être l’évolution du circuit professionnel de R6:S. Dans leur sillage : des équipes complètes de joueurs dont le sort reste actuellement plutôt flou…

Esport - Rainbow Six Siege : Transition compliquée pour la Pro League Nord-Américaine ?

La Pro League de Rainbow Six, c’est terminé. Pour la remplacer, l’éditeur de Rainbow Six Siege annonçait en février dernier, lors du Six Invitational, une régionalisation de son circuit. Le principe ? Conserver un système de ligues régionales (EU, NA, LATAM, APAC) qui, revisité pour l’occasion, débouchera sur trois Majors dans l’année et une grande fête, pour clôturer le tout, au Six Invitational.

La raison ? Mieux structurer son circuit compétitif et permettre, avec la création ou le renforcement de divisions plus ou moins nationales, sous forme de passerelles, l’émancipation des scènes historiquement jeunes. Comme celle du Mexique, de l’Inde, ou d’autres pays de l’AmSud que le Brésil, pour ne citer qu’eux. Cela sous-entend également une volonté de préserver un système esportif ouvert, dans lequel les amateurs peuvent, s’ils le méritent, atteindre le plus haut degré de compétition existant.

En marge de cette transition, Ubisoft s’apprête ainsi clairement à remettre la main sur son circuit, géré jusqu’à sa récente fin, de manière exclusive, par l’ESL. Pour ce faire, les équipes d’Ubisoft en charge du développement de l’esport dans toutes les régions concernées vont devoir agir sous forme de mini-fédérations. Presque en autarcie, même si elles devront respecter un certain cahier des charges, puisqu’elles vont pouvoir mettre en forme leurs propres compétitions en s’associant - en parfaite autonomie - avec des organisateurs de tournois, des producteurs et tout ce qui est nécessaire pour monter une ligue esportive et des divisions inférieures.

Ce qui implique de faire des choix. Comme en Europe, où les scènes nationales - la R6FL, La Russian Major League, les Spain Nationals et consorts - vont continuer de fleurir et de se professionnaliser pour devenir des moyens indirects d’accès à la ligue régionale (l’ancienne Pro League EU), cette dernière passant à 10 équipes, contre 8 précédemment.

Mais - plus d’infos n’ont pour l’instant pas encore fuité ou été officialisées du côté du vieux continent - il en va d’une autre musique de l’autre côté de l’Atlantique, où une crise a vu le jour et semble loin d’être désamorcée. En effet, la gestion de la transition esportive en Amérique du Nord - théâtre de la Pro League NA jusqu’ici - est au cœur des débats depuis plusieurs jours.

En cause : le traitement réservé aux structures qui ne se sont pas mis d’accord sur les termes d’engagement pour la future ligue régionale. Mais surtout : l’impact reporté directement sur les joueurs de ces équipes, qui n’ont de facto pas été retenus pour évoluer au sein de la plus importante ligue de leur zone. Parmi ces trois équipes figurent la Team Reciprocity (dont les joueurs devraient toutefois pouvoir rebondir dans un nouveau club partenaire de la ligue et d’Ubisoft), Luminosity Gaming, et Evil Geniuses.

Si la première a vendu son roster à cause d’un naufrage financier lié à la Pandémie de Coronavirus, les deux autres ne se seraient pas mis d’accord avec les gestionnaires de la future ligue sur des critères logistiques imposés par le fait de devoir évoluer tout au long de la saison en LAN, à Las Vegas selon les dires. Et donc - on imagine - de supporter des coûts d’entretiens tels que celui de louer une gaming house pour l’équipe.

C’est alors un joueur, Hyena, qui via un twitlonger, en rompant son contrat de confidentialité, a mis le feu à la poudrière, incitant une bonne partie de la communauté, et surtout d’autres joueurs impactés - Yung, nvK, Necrox - à réagir contre la gestion de passation de pouvoir entre la Pro League et la nouvelle ligue.

Il faut bien comprendre qu’au-delà des sacrifices incontestablement nécessaires à la mutation de l’écosystème compétitif de Rainbow Six, c’est surtout le manque de communication clair de la part de l’éditeur et des clubs à ce sujet qui fait aujourd’hui couler de l’encre. Victimes de cette transition, après avoir durement gagné leur place pour ce qu’était la Pro League, les joueurs professionnels en question se retrouvent éjectés du circuit principal, avec un simple statut d’agents libres. Dur.

Impossible pour eux de savoir, à l’heure actuelle, s’ils pourront retrouver la prochaine Ligue Nord-Américaine en se faisant recruter par une organisation partenaire du Programme Phase 3 (le nouveau système de partenariat entre Ubisoft et les organisations esportives), ou s’ils devront tout bonnement tenter leur chance en repartant d’en bas, c’est-à-dire via la future division US qui sera mis en place en dessous de la ligue régionale, au même titre qu’une division canadienne.

La plus grande leçon à tirer de toute cette histoire - hormis le départ d’une structure aussi légendaire sur R6:S que celle d’Evil Geniuses - est donc le fait qu’Ubisoft, en Amérique du Nord pour l’instant, semble vouloir confier davantage de pouvoir aux organisations, et non aux joueurs à qui appartenait autrefois la place en Pro League.

Autrement dit : il sera impossible pour un roster nord-américain de rejoindre les hautes sphères de Rainbow Six sans une organisation capable d’en supporter les coûts à ses côtés. Autrement dit, deuxième version : Il n’y aura plus d’OrgLess ou de LFO possible.

Plus qu’un partenariat économique basé sur du revenue sharing, le Programme Phase 3 semble donc prendre la direction d’un partenariat sportif. Un sésame, obligatoire, pour une organisation qui veut être représentée dans la discipline. Et un laissez-passer que les joueurs devront obtenir en s’associant à ces mêmes organisations.

Reste à voir si les autres régions imiteront l’Amérique du Nord ou non.

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Ces champions qui ont marqué l’histoire de la Pro League

Bien avant la régionalisation, les Majors et la nouvelle dimension esportive prise par R6:S, il y a toujours eu la Pro League. Premier jet du circuit professionnel, la compétition qui prendra fin au terme de sa onzième saison, sans LAN, coronavirus oblige, devrait rester longtemps dans les têtes…

Crédit photo : Rainbow Six Esports Brasil

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