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Esport - Rainbow Six Siege : Pourquoi les académies vont révolutionner la scène ?

Esport - Rainbow Six Siege : Pourquoi les académies vont révolutionner la scène ?
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En attendant de voir une académie fabriquer le futur Pengu, lumière sur un phénomène qui ne devrait plus tarder à prendre de l’ampleur dans le paysage de Rainbow Six Siege : le futur développement des équipes secondaires des clubs partenaires d’Ubisoft, engagés en championnats nationaux.

Skeanz, Jenax, Inspired, Larssen, Trymbi, ou encore Neon. Mais que peuvent bien partager ces joueurs professionnels de League of Legends, évoluant tous en LEC avec un âge qui ne dépasse pas les vingt-deux printemps sur la carte d’identité, si ce n’est d’être des jeunes hommes visant la gloire ? C’est simple : avoir effectué le grand saut vers la plus grande compétition de sport électronique de leur continent, au sein de l’une des prestigieuses écuries du paysage esportif, en étant passé au préalable par la version Academy desdites écuries.

En d’autres termes, ce sont des acteurs tels que Vitality.Bee, SK Gaming Prime, et Rogue Esports Club, les sections « réserves » et formatrices des mastodontes éponymes, qui ont enfanté les joueurs d’élite que sont les noms cités plus haut. Un cheminement en somme toute logique, quand on le compare à ce qui peut se faire dans des sports-spectacles plus conventionnels aux yeux de la société, comme le football et ses centres de formation aux allures d’usines à gamins talentueux.

Tout ça parce que les acteurs professionnels du sport ont ressenti (ou plutôt encaissé), très tôt et donc avant ceux de l’esport, le besoin — entre autres — d’investir sur le renouvellement des effectifs à bas coût et de maîtriser plus que la concurrence la formation ? Oui, en partie. Alors, sur Rainbow Six Siege, en European League, l’équivalent du LEC façon R6:S, qu’en est-il ? Eh bien c’est simple : le nombre de joueurs à s’être imposés à haut niveau après être passés par les académies de Vitality, Rogue et autres candidats plafonne à… zéro. La faute à qui ? Personne, et un peu tout le monde à la fois.

Pas en odeur de sainteté jusqu’à présent sur une scène pro en pleine construction — l’esport de Rainbow Six Siege n’a « que » cinq ans —, parce que plutôt coûteuses et sans réels avantages sur le court terme pour les structures qui voudraient s’y essayer, les académies n’ont de toute manière jamais réellement eu leur place sur le circuit professionnel du FPS stratégique géré par Ubisoft : occupé à structurer sa scène par le haut, en utilisant la Pro League de l’ESL, les joueurs et les organisations, comme cobayes, l’éditeur français n’était pas encore prêt à penser aux centres de formation semi-virtuels, devant déjà s’atteler à mettre en place un circuit mondial propre et son découpage par régions, puis par pays ; le tout complexifié avec un virus dont on ne veut plus prononcer le nom.

Alors, comment ? Comment se retrouve-t-on aujourd’hui, d’un seul coup, à ne plus se demander si les clubs professionnels auront un jour des académies ou non en leur sein, mais plutôt pourquoi sont-ils de plus en plus nombreux en coulisses à vouloir désormais effectuer le grand saut et franchir la barrière ? La réponse tient en une petite annonce réalisée le 21 février dernier, lors de la sortie de la preview de la nouvelle année compétitive. Une annonce qui n’a fait réagir quasiment personne, mais qui augure pourtant une révolution à venir dans l’esport de Rainbow Six Siege. Nostradamus n’a qu’à bien se tenir.

L’influence de Riot, la locomotive de l’esport

« Nous souhaitons faciliter la participation des organisations aux compétitions régionales ainsi qu’aux compétitions nationales en leur permettant de créer deux équipes distinctes. Ainsi, les organisations pourront désormais réunir un total de 12 joueurs sous leur bannière (…) Chaque équipe doit compter un minimum de 5 joueurs et être prise en charge par son propre coach. » Si le terme d’équipe académique n’est pas directement employé par l’éditeur de jeu, nul besoin d’un Master en littérature pour décrypter entre les lignes qu’il s’agit là d’une ouverture vers des sections embryonnaires, pour des clubs dans l’obligation de partager leur calendrier entre ligues continentales et ligues nationales depuis 2019.

Mais pourquoi avoir attendu aussi longtemps, avant d’autoriser les clubs de l’élite à ne plus se limiter qu’à un seul roster ? Contacté par nos soins, Ubisoft raconte : « l’année dernière, nous avons restructuré de manière significative l’ensemble de notre écosystème international et, suite à cela, nous avions besoin de nous laisser du temps pour vraiment tester nos ligues et nouveaux formats avant d’introduire de nouveaux changements. Lorsque la [première] saison [d’European League] est arrivée à son terme fin 2020, nous avons écouté les feedbacks qui nous ont été partagés, ce qui nous a amenés à intégrer dans notre Rulebook la possibilité pour les organisations d’avoir des rosters secondaires. » Sans toutefois se cacher de jouer aux apprentis sorciers, le papa de Rainbow Six Siege explique aussi être très curieux de voir comment les équipes vont mettre cette règle à profit, et de suivre de près l’évolution de leurs rosters.

Autrement dit : nous avons fait un pas vers vous en autorisant les équipes réserve, mais, maintenant, c’est à vous de mettre sur pied vos projets et de faire remonter vos nouveaux feedbacks. À mi-chemin entre le false libre arbitre concédé par Valve aux équipes de Counter-Strike, et la gestion omniprésente d’un Riot Games avec League of Legends, Ubisoft remplis un pot en terre cuite d’un terreau fertile, se dit prêt à l’arroser quand il le faudra, mais laisse le soin aux clubs de faire pousser ce qui leur ferait plaisir. Une bonne idée ? Oui. Car c’est un bon moyen de poser les rails en attendant d’observer ce qui se passe et de prendre des décisions par la suite.

Rainbow Six Siege

Une technique loin d’être nouvelle, de toute façon, pour la firme d’origine bretonne, l’une des dernières débarquées dans l’esport moderne, et qui a donc beaucoup de choses à apprendre de ses aînées. Loin de là l’idée d’avancer qu’Ubisoft réalise des CTRL+C, CTRL+V à foison avec ce que Riot réalise pour LoL, force est de constater que le premier cité s’inspire pas mal du second. Notamment en matière de structuration de son circuit compétitif, en l’adaptant toutefois à sa zone géographique d’origine. Car si Ubisoft développe une place compétitive ouverte à tous, avec un système de promotion / relégation propre au sport européen, et que Riot verrouille ses ligues à l’américaine, avec un principe fort de franchises, la structuration des championnats à toutes les échelles, elle, est quasiment la même.

Les Worlds, semblables à une Coupe du Monde des clubs ? L’équivalent du Six Invitational. Le LEC ? Un cousin de l’European League. Les European Masters ? Une autre manière de voir la Challenger League. La LFL ? Quasiment la sœurette de la 6 French League. Dans la foulée de ce que fait Riot, Ubisoft semble se tenir prêt, jumelles en main, à observer ce qui fonctionne, ou non, chez son homologue, avant de se lancer en réalisant quelques adaptations. Ce qui est de toute manière l’une des meilleures choses à faire, étant donné le poids que représente aujourd’hui le gestionnaire de LoL, dont l’esport est aujourd’hui le plus populaire à travers le monde, le plus médiatisé, et le plus utilisé en matière de références et d’avancées dans les débats.

La question des équipes académiques, dont le développement fut exceptionnel ces deux dernières années sur League of Legends — à partir de 2019, les équipes de LEC devaient aligner des formations académiques dans les championnats nationaux, puis en 2020 les clubs de championnats nationaux, comme la LFL, ont pu lancer leurs propres académies dans les secondes divisions nationales — a-t-elle inspiré Ubisoft ? Il se pourrait bien que oui. Une fois de plus. Même si Riot Games n’a bien évidemment pas inventé l’eau chaude et a reproduit par mimétisme un schéma existant déjà dans le sport, avec les sections réserves et espoirs des clubs, et dans notre société, avec ce qu’on appelle l’école.

Une étape cruciale, autant pour le business que pour la pérennité du secteur

Fabian (26 ans), Pengu (23 ans), ou encore Canadian (24 ans). Ces trois légendes de la scène Rainbow Six Siege ont signé leur retraite esportive en 2021, après avoir énormément apporté à l’Histoire du jeu. Mais outre la précocité de leur petite mort, que reste-t-il derrière eux, hormis de belles histoires à raconter aux futures générations de spectateurs de la discipline ? Que reste-t-il de leur philosophie de jeu, de leur mentalité, et de ce qu’ils ont construit stratégiquement parlant ? Pas grand-chose. Aucun de ces grands noms ne s’est reconverti en coach, et peu d’autres joueurs de l’élite l’ont fait jusqu’ici. Alors, derrière, ce sont des équipes vieillissantes qui restent et qui gagneront des titres parce qu’il faut bien des vainqueurs, mais surtout de nouvelles nouvelles formations qui émergent, avec bien souvent un manque de professionnalisme criant.

Ce qui est logique. Puisque aujourd’hui, la réalité est qu’il n’existe aucun centre de formation pourvu d’éducateurs et de staff professionnel sur R6:S, que les clubs « formateurs » se comptent sur les doigts de la main, et que la transmission des savoirs est très peu existante dans l’esport général ; encore moins réglementée et encadrée par des institutions fédérales, éthiquement et socialement légitimes. Le renouvellement de toute matière première étant pourtant très important pour la stabilité d’un secteur, son efficacité et ses coûts, la formation des jeunes esportifs et leur sensibilisation au monde professionnel se font de plus en plus sentir. Cet enjeu, aussi crucial pour les clubs soucieux de perdre moins d’argent (à défaut d’en gagner, pour le moment), que pour l’éditeur du jeu, figure ainsi au centre du développement des équipes secondaires, a.k.a académiques.

Pourquoi passer par des équipes académiques ? C’est bien simple : le sport électronique et sa partie business s’étant développés dans un mouvement dit downward (du haut vers le bas, en VF), il apparaît aujourd’hui très compliqué de tout arrêter pour s’en aller structurer l’esport dans le sens inverse, c’est à dire du bas vers le haut, en commençant dans chaque ville, puis chaque région, et ainsi de suite. Malgré l’établissement de compétitions ouvertes au monde semi-pro et en dessous, Ubisoft ne peut faire le travail d’éducation et de formation qui incombe aux équipes les plus modestes, qui dans un monde meilleur (et peut être lointain) devraient d’ailleurs être indemnisées pour chaque joueur qu’elles enverraient dans le circuit professionnel.

Imagine que tu te trimbale partout avec un doudou à 19 ans. Non je rigole. Mais imagine quand même - Rainbow Six Siege
Imagine que tu te trimbale partout avec un doudou à 19 ans. Non je rigole. Mais imagine quand même

Lancer des académies de clubs professionnels dans les ligues nationales apparaîtrait alors naturellement comme la continuité du développement par le haut. En principe, les gros clubs ont la capacité de mettre à disposition de la scène subtop leurs compétences et leur manne financière, et ainsi professionnaliser par la force des choses les fondations de leur industrie. Dans le même temps, cela assure en principe à l’éditeur un renouvellement de qualité de sa base numérique de joueurs compétitifs, et donc un certain vivier de joueurs de talent qui peuvent postuler au plus haut niveau des compétitions sur le long terme. Un raisonnement qui fait sens chez Yann-Cédric Mainguy, chef de l’esport chez Gamers Origin, pour qui il semble logique que les éditeurs qui s’intéressent à leur base de joueurs semi-pro veuillent inciter les orgs à créer des académies.

Aussi, cela peut paraître comme une solution viable par rapport au problème de calendrier que rencontrent les clubs de ligues continentales : nombreuses sont les écuries à se plaindre du fait de devoir jouer sur deux tableaux en même temps, le souci étant que l’un des tableaux se veut beaucoup moins important à leurs yeux - les championnats nationaux, bien sûr, étant donné qu’un club de ligue majeure ne peut pas être relégué et qu’il s’y cantonne à jouer des formations moins bonnes sur le papier. Pouvoir aligner des joueurs en formation ou en méforme en ligue nationale, et laisser les joueurs de l’équipe les plus performants se concentrer sur leur prochaine rencontre cruciale de ligue continentale, apparaît donc clairement comme quelque chose de légitime.

Toujours est-il que les avantages d’une équipe académique pour un club professionnel ne s’arrêtent pas à la gestion du calendrier : faire évoluer des jeunes pousses dans des catégories en dessous de ses meilleurs éléments, c’est la perspective d’installer une passerelle de transmission du savoir-faire et du savoir-être. C’est recruter à bas coût, puis former, pour soit revendre avec une plus-value, soit fournir son équipe principale de joueurs dont on connaît le potentiel et la provenance. De joueurs qui connaissent la maison, et qui mettront logiquement moins de temps qu’un joueur venu de l’extérieur à s’adapter à leur nouvel environnement.

Miser sur la formation, c’est pouvoir installer des cycles compétitifs et financiers sur le long terme, comme dans le football où certains clubs — l’Ajax, Porto, l’Olympique Lyonnais ou le Barça, pour ne citer qu’eux — profitent de leur centre de formation pour alimenter continuellement leurs équipes de stars, tout en conservant une certaine vision et image de marque de leur façon de penser et jouer au jeu. L’esport, comme les autres sports-spectacles, fonctionne grandement sur un principe de spéculation et d’investissements de joueurs. Trouver et former ses propres joueurs, c’est concrètement éviter d’avoir à payer des clauses libératoires, parfois astronomiques, pour s’assurer les services d’un joueur compétent.

Quand tu fais signer un Viking - Rainbow Six Siege
Quand tu fais signer un Viking

Plus loin que de réduire les coûts de recrutement de ses effectifs, posséder une académie permet de nombreuses autres possibilités en bonus. DraZ, coach pour la section Rainbow Six Siege chez Natus Vincere — qui détient déjà une académie sur la scène CS:GO — et depuis longtemps lié aux principes de la formation par le biais de la structure DeathroW, de souligner justement le fait qu’on « attend beaucoup d’un joueur au niveau de l’attitude et du mental, et posséder une académie pour préparer le joueur à l’environnement professionnel est très intéressant. Et qu’en y réfléchissant davantage, on peut imaginer beaucoup d’interactions très enrichissantes entre l’académie et les pros, comme la compétitivité entre les anciens et les nouveaux, mais aussi les possibilités d’entraînements supplémentaires. »

Qu’est-ce qu’on attend ?

Dit comme ça, installer plein d’équipes académiques semble être une feature incroyable, qui n’aurait que des avantages. Pourtant, il existe bien des contraintes liées au phénomène naissant sur Rainbow Six. En premier lieu, cela va demander un plus gros effort d’investissement aux structures qui souhaiteraient tirer profit du concept. Que ce soit dans la partie détection, dans l’expertise de l’encadrement des jeunes, ou dans le versement de leurs salaires. Certaines de ces données avaient pour le coup posé problème à Yann, à l’époque où GO avait décidé de se lancer dans un roster académique sur LoL. « La principale difficulté a été de découvrir une nouvelle scène où nous ne connaissions pas les joueurs, les managers, les coachs. Nous avons dû tout redécouvrir alors qu’au plus haut niveau national et bas de classement européen, on connaissait déjà très bien le marché » resitue ainsi le responsable esportif.

Outre mesure, qui dit plus de budgets alloués aux académiciens dit moins de budgets à destination des joueurs pros. Du moins sur le papier. Ou un effort supplémentaire de la part de l’éditeur dans son programme de partenariat financier, le R6 Share, avec les organisations qui joueraient le jeu de la formation ? À méditer. Et à juste titre, car ce sont des décisions qui ne se prennent pas à la légère, pour les clubs, comme pour les joueurs. Surtout sur une scène esportive interdite aux joueurs mineurs, qui de leurs 15 ou 16 ans, jusqu’à leur majorité, n’ont aucune compétition dans laquelle se mettre avant, et peuvent rapidement basculer dans de la toxicité ruinant une carrière naissante, les mauvais choix de parcours, ou pire : la triche. En somme, se paumer en chemin ou arriver pas du tout formé, avec le cerveau enfumé, au sein des grosses écuries avec les responsabilités que cela comporte.

Ça a changé, les uniformes en milieu scolaire - Rainbow Six Siege
Ça a changé, les uniformes en milieu scolaire

Peu importe l’âge, pour DraZ, « il faut aussi faire attention aux abus, notamment si la structure ne voit dans ce genre de projet qu’un moyen d’avoir des remplaçants à moindre, voire aucun, coût, sans réelle volonté d’apporter quelque chose aux jeunes joueurs ». Même son de cloche chez Yann, qui conseillera toujours aux clubs d’investir sur les équipes académiques, à partir du moment où ces dernières seraient mises en avant, avec du temps de jeu conséquent et une exposition en stream, car c’est une super façon de permettre à de plus en plus de joueurs de se lancer et de percer. Et de finir en disant que sans cela, il reste très compliqué pour un jeune joueur de se consacrer au jeu à temps plein voire de faire carrière.

Grosso modo, la mise en place de l’Academy’s Circus dans la ville de Rainbow Six Siege va demander des efforts de la part de tous ses acteurs, les plus petits comme les plus gros. Et comme bien souvent, lorsqu’il est question d’argent, il y aura des débats, il y aura des conflits, et il y aura des loupés. Mais il est primordial de garder en tête que le développement des académies doit être vu comme un tournant primordial pour un titre esportif qui a déjà franchi ses 5 années d’existences, et qui va devoir ne pas reproduire les erreurs d’un LoL ou d’un CS:GO qui a vu le coût des joueurs et leurs salaires exploser, avant de se rendre compte qu’il aurait peut-être fallu injecter un peu plus de billets à la base du système de formation.

Ubisoft a certes démarré avec un retard sur les autres en matière d’esport, parce que lancé pleinement quelques années après, mais Ubisoft et les organisations qui en sont partenaires peuvent aujourd’hui entamer le virage qui les attend de façon optimale. Pour voir les prochaines grandes stars de son esport émerger des futures équipes académiques ? On ne demande que ça.

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Ubisoft annonce (pour la troisième fois) le Six Invitational 2021

« Nous sommes en 2021 après Jésus-Christ. Toute la planète est paralysée par le Covid… Toute ? Non ! Un village peuplé d’un éditeur Gaulois résiste à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les fans d’esport retranchés chez eux, dans l’attente d’un Six Invitational sans cesse repoussé… »

© Ubisoft

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