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Bobby Kotick accusé de complicité dans les affaires de harcèlement sexuel d'Activision Blizzard

Bobby Kotick accusé de complicité dans les affaires de harcèlement sexuel d'Activision Blizzard
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Le Wall Street Journal a tout récemment publié un article contenant de sombres révélations au sujet du directeur d'Activision Blizzard, Robert Kotick. Il est notamment ouvertement accusé d'avoir été informé des affaires de harcèlement sexuel au sein de son entreprise sans jamais rien faire contre.

Si l'on pouvait penser de prime abord que les choses semblaient rentrer dans l'ordre pour Activision Blizzard King, c'est sans doute parce que les nouvelles se faisaient plus discrètes ces derniers temps, moins rocambolesques dirons-nous. C'était sans compter sur un article publié par le Wall Street Journal ce mardi 16 novembre 2021, au titre pour le moins troublant : "Le directeur d'Activision, Bobby Kotick, était au courant depuis des années des allégations pour harcèlement sexuel planant sur le géant du jeu vidéo". Ah !

L'article de Kirsten Grind, Ben Fritz et Sarah E. Needleman rapporte ainsi non seulement que Bobby Kotick aurait été informé des actes délictueux (le harcèlement sexuel est effectivement un délit, comme indiqué par service-public.fr) qui étaient commis au sein de son entreprise, mais aussi qu'il se comportait lui-même de façon plus que problématique avec les salariées de l'entreprise. Jennifer Oneal, l'ex co-directrice de Blizzard Entertainment, en aurait d'ailleurs fait les frais et aurait, selon les mêmes sources, quitté son poste et l'entreprise pour cette raison principalement.

Important

Pour une compréhension complète des éléments relatés dans cet article, il est important de dissocier Activision de Blizzard Entertainment. il s'agit de deux parties très distinctes d'une même entreprise : Activision Blizzard King. Ainsi, si nous mentionnons "Blizzard", il est bien question de Blizzard Entertainment uniquement. Si nous mentionnons "Activision Blizzard", alors c'est l'ensemble de la firme qui est ciblé.

Caprices, menaces et harcèlement

L'un des éléments les plus anciens révélés (ou rappelés) par le Wall Street Journal est sans doute l'affaire de Cynthia Madvig qui, bien qu'elle n'ait eu que peu de visibilité lorsqu'elle a éclaté en 2007, fut citée dans l'article en question afin de démontrer que la tendance capricieuse et même hargneuse du directeur d'ABK n'est pas toute jeune.

Cynthia Madvig était l'hôtesse de l'air personnelle de Robert Kotick. Elle a été licenciée après avoir accusé le pilote du millionnaire, Phil Berg, de méconduite sexuelle à son égard. Pourtant, elle a choisi de poursuivre son ex-patron en justice pour licenciement abusif. Après quelques remous, c'est finalement en 2010 que Cynthia Madvig a eu gain de cause, contraignant Bobby Kotick à lui verser la somme de 1,5 million de dollars.

Cependant, et même si les preuves de ce versement n'existent a priori plus, le Wall Street Journal mentionne que le directeur d'Activision était à l'époque très remonté contre Cynthia Madvig, allant même jusqu'à la menacer directement : "Je vais vous détruire !" se serait-il exprimé.

Le Blog LA Times mentionnait d'ailleurs déjà en 2010 que l'un des médiateurs expliquait à l'époque "M. Kotick souhaitait détruire l'autre partie et ne surtout pas payer quoique ce soit à Mme Madvig. M. Kotick a réalisé qu'il ne s'agissait pas d'une idée judicieuse, pourtant il a affirmé "valoir plus d'un demi milliard de dollars et qu'il n'aurait aucun remord à en dépenser la moitié dans les honoraires des avocats". Le même médiateur avait par ailleurs affirmé dans une interview ultérieure "M. Kotick a dit qu'"il ne serait pas extorqué de la sorte et qu'il ruinerait la plaignante et son avocat, tout en s'assurant que Mme Madvig ne soit plus jamais en mesure de travailler."

Mais, à l'époque, ces allégations ont été remises en question et disputées par Anthony Glassman, l'avocat de Robert Kotick, expliquant notamment que nombre de citations provenaient de conversations privées, sorties du contexte et souvent fausses. Bien que juridiquement cela se défende sans doute, pour le commun des mortels, de tels propos donnent surtout la sensation que M. Kotick est prêt à tout pour protéger ses intérêts et ruiner la vie de ceux qui se mettraient en travers de son chemin.

Dans le même article, il a également été révélé que le directeur d'Activision avait menacé une salariée 16 ans plus tôt. Il avait en effet laissé sur son répondeur un message vocal, la menaçant ouvertement de mort. Le porte-parole d'Activision a répondu récemment à cette allégation, déclarant que Bobby Kotick avait présenté ses excuses 16 ans plus tôt à ce sujet.

Selon le Wall Street Journal :

En 2006, l'une de ses assistantes s'était plainte d'avoir été harcelée, notamment par le biais de menaces de mort sur sa messagerie vocale, selon des personnalités proches du dossier. Il a réglé l'affaire à l'amiable, ont déclaré ces mêmes personnes.

La porte-parole d'Activision a déclaré: "M. Kotick s'est rapidement excusé il y a 16 ans pour le message vocal manifestement hyperbolique et inapproprié, et il regrette profondément l'exagération et le ton de ce message vocal à ce jour.
(Source)

L'affaire Dan Bunting

Une autre révélation publiée ce même jour, là encore par le Wall Street Journal, mentionne que Robert "Bobby" Kotick serait un sauveur. Un sauveur dites-vous ? Oui, un protecteur de harceleurs notoires selon le célèbre journal américain.

Il est ici question du tristement célèbre scandale de l'affaire Bunting, en 2017. Pour rappel, ce scandale avait éclaté lorsqu'une salariée de Treyarch, l'un des studios d'Activision, avait accusé Dan Bunting, qui en était alors le co-directeur, de l'avoir harcelée sexuellement après une nuit de beuverie. Une enquête en interne avait alors été lancée en 2019, mais le directeur d'Activision serait, selon le Wall Street Journal, intervenu en faveur de l'ex co-directeur.

"Ex" co-directeur car, oui, Dan Bunting a finalement quitté ses fonctions en octobre 2021 après l'enquête du Wall Street Journal, en amont de la publication de cet article peu élogieux. C'est ainsi que quatre ans après le début de cette affaire, les choses semblent s'éclaircir. Néanmoins, le porte-parole d'Activision affirme qu'une enquête externe avait eu lieu en 2020 et avait tranché en faveur de sanctions disciplinaires à l'encontre de Dan Bunting plutôt que de son renvoi définitif. Selon ce même porte-parole, Bobby Kotick ne serait pas impliqué dans le recrutement, la rémunération et le renvoi de la plupart de ses salariés, Dan Bunting compris.

Selon le Wall Street Journal :

Dan Bunting, co-directeur du studio Treyarch d'Activision, a été accusé par une employée de l'avoir harcelée sexuellement en 2017 après une nuit de beuverie, selon des témoins de l'incident. Le département des ressources humaines d'Activision et d'autres superviseurs ont lancé une enquête interne en 2019 et ont recommandé qu'il soit licencié, mais M. Kotick est intervenu pour le préserver, ont déclaré ces personnes. M. Bunting, qui a dirigé Treyarch dans la production de plusieurs jeux Call of Duty à succès, a reçu des conseils et a été autorisé à rester dans l'entreprise, ont déclaré ces personnes.
(Source)

La culture du silence

Comme si cela ne suffisait pas, en juillet 2018 Bobby Kotick a reçu un e-mail de la part de l'avocat de l'une des anciennes salariées de Sledgehammer Games, l'un des studios d'Activision. Dans celui-ci, le directeur était tenu informé que la salariée en question avait subi des sévices sexuels en 2016 et 2017 de la part de son superviseur après avoir consommé de l'alcool sur le lieu de travail.

Malgré le signalement de ces crimes au département des Ressources Humaines de Sledgehammer, aucune suite n'a jamais été donnée, d'où l'e-mail envoyé au directeur d'Activision qui était alors menacé de poursuites judiciaires. Dans les mois qui suivirent cet e-mail, Activision a obtenu un accord à l'amiable avec la femme victime de ces crimes, pourtant le Conseil d'administration d'Activision Blizzard n'aurait, selon ses membres, jamais été tenu informé de ces allégations.

Par la suite, lors des récentes révélations concernant la "Frat Boy Culture" régnant dans l'entreprise, Bobby Kotick a nié être au courant de quoi que ce soit à ce sujet auprès du Conseil d'administration de l'entreprise. Pourtant, certains documents internes à l'entreprise indiqueraient, selon le Wall Street Journal, que le directeur d'Activision Blizzard était bien au courant de tout cela depuis bien longtemps déjà au même titre que d'autres haut placés de l'entreprise, et tous les ex-salariés informés de telles situations auraient été priés de garder le silence.

Finalement, il semblerait que les membres du Conseil d'administration de l'entreprise aient réclamé des comptes à Bobby Kotick lors des révélations concernant le suicide de l'une des salariées après la publication en interne de photos intimes d'elle. Il se serait contenté d'affirmer que "les problèmes culturels au sein de l'entreprise sont centralisés chez Blizzard Entertainment" et qu'ils auraient été résolus bien des années plus tôt. Des propos que la porte-parole d'Activision, Helaine Klasky, a réfuté en ajoutant que "M. Kotick n'était pas tenu informé de chacun des rapports de méconduite au sein d'Activision Blizzard, au même titre qu'il ne pouvait raisonnablement pas être tenu informé en permanence de l'ensemble des problèmes que subit le personnel de l'entreprise".

Jennifer Oneal : la face cachée de l'iceberg

Bien sûr, que serait l'affaire Activision Blizzard sans mentionner le récent et très étrange départ de Jennifer Oneal, ex co-directrice de Blizzard Entertainment en fonction pendant seulement... trois mois !

Elle expliquait en effet au début du mois de novembre 2021 qu'elle cédait sa place de co-directrice à Mike Ybarra, son ancien associé, de façon discrète et en prétendant qu'elle avait foi en la direction de Blizzard Entertainment. Pourtant, les raisons de ce départ précipité, dévoilées par le Wall Street Journal, sonnent bien différemment. Dans l'article susmentionné, on découvre en effet que Jennifer Oneal n'avait aucune confiance en la direction d'ABK. Pire encore, qu'elle aurait été moins payée que son homologue, MIke Ybarra, et qu'elle aurait été harcelée sexuellement au cours de sa carrière chez Activision avant d'obtenir le poste de co-directrice de Blizzard.

Selon le Wall Street Journal :

En août, Activision a nommé une employée de longue date, Jennifer Oneal, en tant que co-directrice de Blizzard, faisant d'elle la première femme à diriger l'une des sections commerciales de l'entreprise. Le mois suivant, elle a envoyé un e-mail à un membre de l'équipe juridique d'Activision dans lequel elle a professé un manque de confiance dans le leadership d'Activision en ce qui concerne le changement de la culture régnant au sein de l'entreprise, affirmant qu'« il était clair que l'entreprise ne donnerait jamais la priorité à nos employés de la bonne manière ».

Mme Oneal a déclaré dans l'e-mail qu'elle avait été harcelée sexuellement plus tôt dans sa carrière chez Activision, qu'elle était moins payée que son homologue masculin à la tête de Blizzard et qu'elle souhaitait discuter de sa démission. "J'ai été symbolisée, marginalisée et discriminée", a écrit Mme Oneal, qui est américaine d'origine asiatique et homosexuelle.
(Source)

Pour rappel, le communiqué officiel de Jennifer Oneal publié au moment de son départ début novembre 2021 expliquait notamment qu'elle avait foi en la direction de Blizzard Entertainment, en Mike Ybarra donc. Le message semblait être plutôt bien passé et prometteur (bien que l'on imaginait des histoires un petit peu sombres au fond, ne nous le cachons pas). On comprend désormais mieux pourquoi elle exprimait sa confiance en la direction de Blizzard Entertainment précisément, et pas celle d'Activision Blizzard King dans sa globalité.

L'un des éléments intéressants serait désormais sans doute de découvrir si l'actuel directeur de Blizzard Entertainment était informé de la situation ou pas...

[...] Je ne fais pas cela parce que je suis sans espoir pour Blizzard, bien au contraire - je suis inspirée par la passion de tout le monde ici travaillant de tout leur cœur vers un changement significatif et durable. [...]
[...] Je voulais dire cela personnellement à la communauté Blizzard parce que je veux que vous sachiez que je crois fermement en Mike et au reste du leadership de Blizzard à la fois en termes de culture et des jeux proposés par Blizzard. Les meilleurs jours de Blizzard sont à venir. [...]
(Source)

Les salariés d'Activision Blizzard King se mobilisent

En réponse à ces nouvelles accusations extrêmement graves, les salariés d'Activision Blizzard King qui s'étaient réunis sous la bannière du comité A Better ABK quelques mois plus tôt ont organisé une marche en protestation à la présence de Robert Kotick. La réclamation des manifestants est claire : la démission de Bobby Kotick.

Épisode V : Bobby contre-attaque

Dans une vidéo dont les propos ont été traduits ci-dessous, le directeur d'Activision Blizzard King s'est exprimé au sujet des récentes allégations dont il fait cette fois directement l'objet. Il s'adresse dans celle-ci directement à ses salariés et collaborateurs en survolant vaguement les accusations le ciblant et qualifiant l'article du Wall Street Journal d'avoir "une vision inexacte et trompeuse de l'entreprise, de lui personnellement ainsi que de ses dirigeants", des propos qui rappellent d'ailleurs ceux tenus quelques semaines plus tôt par Frances Townsend, étrangement.

Voici la traduction du communiqué de Robert Kotick :

J'aimerais parler avec vous aujourd'hui au sujet de notre avenir et réitérer ma conviction de créer le lieu de travail le plus accueillant et inclusif possible.

Au cours des derniers mois, vous avez été nombreux à partager généreusement et franchement vos expériences et vos points de vue sur le type d'entreprise que vous souhaitez que nous soyons.

Nous avons pris des mesures significatives afin d'améliorer notre entreprise et notre culture. Mais il y a plus à faire. Pour devenir le lieu de travail modèle auquel nous aspirons tous, davantage de changements sont nécessaires. Mais je suis tout à fait confiant que nous y parviendrons.

Bien entendu, les médias continueront d'attirer l'attention sur nous et notre industrie au cours des prochains mois. A vrai dire, un paru article aujourd'hui dépeint une vision inexacte et trompeuse de notre entreprise, de moi personnellement ainsi que de mes dirigeants.

Je souhaite dire deux choses importantes à ce sujet :

Premièrement, nous sommes incroyablement chanceux d'avoir à nos côtés les personnes les plus talentueuses de notre industrie, toutes si engagées dans l'amélioration perpétuelle. Et je partage cet engagement.

La deuxième chose que je souhaite dire, c'est que quiconque doute de ma conviction de créer le lieu de travail le plus accueillant et le plus inclusif possible ne comprend pas réellement à quel point c'est important pour moi.

La créativité et l'inspiration s'épanouissent mieux dans un environnement sûr, accueillant et respectueux. Il n'y a pas de substitut à cela. Et rester fidèle à nos valeurs, sans exception, est le meilleur moyen de retenir nos talents et d'attirer les nouveaux talents dont nous avons besoin pour réaliser notre grand potentiel.

Comme je l'ai dit clairement, nous allons de l'avant avec une nouvelle politique de tolérance zéro pour les comportements inappropriés - et zéro signifie zéro. Tout comportement répréhensible est tout simplement inacceptable.

Nous avons la possibilité d'améliorer davantage notre culture et d'être l'exemple que les autres entreprises suivront. Et nous en sommes incroyablement chanceux. Connecter et engager le monde par le bonheur et le plaisir est une mission puissante. Accomplir cela dans un lieu de travail accueillant et inclusif garantit que nous réaliserons notre mission avec excellence.

Au cours des dernières années, notre industrie a été sous le feu des projecteurs inconfortables qui nous ont éclairés sur les opportunités de changement. Et nous devons tous, y compris moi, embrasser ce besoin de changement, afin que nous puissions donner le meilleur de nous-mêmes au meilleur endroit où travailler.

Merci pour votre engagement à la création d'une culture du respect, votre appréciation des talents uniques que nous possédons chacun et pour le maintien de l'environnement de travail le plus sain possible pour nous tous.

Pour tout cela, je vous suis vraiment reconnaissant.
Robert "Bobby" Kotick (Source)

Le Conseil d'administration d'Activision Blizzard s'exprime

Quelques heures après le début de ce nouveau scandale, le Conseil d'administration d'Activision Blizzard a finalement pris la parole en faveur de Robert Kotick.

Le conseil d'administration d'Activision Blizzard reste attaché à l'objectif de faire d'Activision Blizzard l'entreprise la plus accueillante et la plus inclusive du secteur. Sous la direction de Bobby Kotick, la société met déjà en œuvre des changements à la pointe de l'industrie, notamment une politique de tolérance zéro en matière de harcèlement, un engagement à atteindre des augmentations significatives du pourcentage de femmes et de personnes non binaires parmi nos effectifs et d'importants investissements internes et externes pour accélérer les opportunités visant à recruter des talents d'horizons variés. Le conseil demeure convaincu que Bobby Kotick a traité de manière appropriée les problèmes liés au lieu de travail portés à son attention.

Les objectifs que nous nous sommes fixés sont à la fois critiques et ambitieux. Le conseil d'administration reste confiant dans le leadership, l'engagement et la capacité de Bobby Kotick à atteindre ces objectifs.
(Source)

Une déclaration que les salariés de l'entreprise n'ont que peu apprécié, tout particulièrement ceux de Blizzard Entertainment qui ont dans certains cas exprimé publiquement leur profonde déception. Une nouvelle fracture semble s'être formée entre la tête de l'entreprise et les salariés. De nombreux soutiens ont par ailleurs été publiés sur les réseaux sociaux en faveur des salariés d'Activision Blizzard King, réclamant par la même occasion la démission de Robert Kotick.

Jen Oneal quitte la direction de Blizzard Entertainement

Après trois mois à la tête de Blizzard Entertainement en compagnie de Mike Ybarra, Jennifer Oneal a annoncé officiellement quitter ses fonctions. Elle a annoncé dans un long communiqué son départ mais aussi sa grande foi en des jours rayonnants pour l'entreprise et les services qu'elle propose.

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