Les MMO asiatiques et notamment coréens commencent à s'importer très convenablement en Occident, en raison de leur fluidité graphique mais aussi d'une certaine rupture avec les codes trop bien connus du genre. Voilà par exemple un nouveau prétendant sur qui il faudra compter dans la guerre sans merci des MMO "free to play" : il s'appelle Vampir, et il a réalisé un lancement tonitruant sur son marché domestique.
Plusieurs sources, dont le site polonais Mmorpg.org, n'hésitent pas à s'avancer sur une sortie du jeu en Europe. Il faut bien évidemment prendre cette prédiction avec des pincettes à l'heure où nous écrivons ces lignes, mais il faut bien admettre que Vampir semble beaucoup trop rentable pour nous épargner...
Un très bon démarrage pour Vampir
Au premier abord, Vampir pourrait ressembler à n'importe quel autre MMO gratuit, avec ses diverses classes, la prépondérance de ses donjons plutôt que son univers, et même sa perspective isométrique. Mais c'est en termes financiers qu'il a mis une claque à tous ses concurrents locaux. En vingt jours seulement sur son marché domestique, en Corée du Sud, il a généré 25 millions de dollars de recettes. Un chiffre qui donne le tournis, et qui a surpris Netmarble, l'éditeur du titre, contraint d'ouvrir en urgence de nouveaux royaumes pour accueillir les fans.
Un florilège de tout ce qu'on redoute pour un MMO
Vampir a beau être un succès financier pour le moment, cela ne veut pas dire qu'il plaira au public européen s'il venait à sortir dans nos contrées. Bien au contraire : le MMO est un concentré de mécaniques qui hérissent les poils des adeptes du genre. Système de gatcha, éléments "pay to win", farming possible en mode automatique, microtransactions, version optimisée pour IOS et Android...
Reste à voir comment Vampir va réussir à fidéliser son socle de joueurs en Corée sans tomber dans les pièges d'une monétisation trop prédatrice. Oui, il a rapporté beaucoup d'argent, mais avec de tels ressorts économiques et Netmarble aux manettes, il n'échappera pas à une certaine forme de défiance spontanée.




