Sorti fin septembre, le Deluxe Pack EX du JCC Pokémon Pocket s’impose déjà comme un objet de convoitise autant que de frustration. Premier booster d’extension à durée limitée, il ne sera disponible que pendant trente jours : un délai serré pour tenter de réunir son impressionnant contenu : 353 cartes de base et 26 variantes spéciales, dont certaines issues des toutes premières années du jeu.
Un pack à durée limitée compliqué pour le JCC Pokémon Pocket
Ce qui aurait pu être une célébration de la nostalgie tourne vite à la quête d’endurance. Un joueur, désireux d’évaluer la faisabilité de cette collection, a réalisé 10 000 simulations statistiques. Ses résultats, partagés sur Reddit, sont sans appel : pour obtenir toutes les cartes de rareté 1 à 4 diamants, il faut ouvrir environ 1 536 paquets en moyenne. Avec 99 % de chances de trouver la dernière carte entre le 1 437ᵉ et le 1 640ᵉ booster, cette estimation met en lumière une réalité dure pour les collectionneurs occasionnels.
Et le pire reste à venir. Lorsqu’on inclut les 26 cartes les plus rares, d’une étoile ou plus, le nombre de paquets grimpe à 2 197 en moyenne, avec une fourchette comprise entre 2 078 et 2 321 selon les probabilités. Un chiffre vertigineux, d’autant plus que le Deluxe Pack EX ne contient que quatre cartes par tirage, contre cinq habituellement.
Une collection pour les plus déterminés (et les plus fortunés)
Au-delà des chiffres, c’est l’économie du jeu qui inquiète les fans. Dans Pokémon TCG Pocket, les joueurs qui jouent gratuitement peuvent n'ont droit qu'à deux paquets toutes les 24 heures, soit un total maximal de 60 tirages sur la période d’un mois. Pour espérer compléter la collection, il leur faut donc recourir massivement aux objets premium qui réduisent le temps d’attente entre deux ouvertures.
L’auteur de l’étude a calculé qu’en combinant ces sabliers virtuels et les pioches miracles, la tâche restait tout aussi ardue : il faudrait encore environ 400 paquets pour espérer compléter le set, ce qui représente une dépense estimée à 260 dollars en sabliers.
Si certains collectionneurs y verront un défi excitant, d’autres dénoncent déjà une dérive vers un modèle de rareté artificielle, conçu pour pousser à la dépense.









