ARC Raiders a indéniablement marqué 2025 devenant l'un des jeux les plus joués de l'année. L'extraction-shooter a réussi à fidéliser une base solide de joueurs partout dans le monde grâce notamment aux mises à jour régulières d'Embark Studios mais aussi à son gameplay dynamique basé sur l'interaction entre raiders. Pourtant, une polémique est venue assombrir le tableau...
ARC Raiders, un énorme succès malgré la polémique
C'est en octobre 2025 que sort ARC Raiders, le deuxième jeu d'Embark Studios. Très vite, l'extraction-shooter a connu un succès fulgurant, atteignant un pic de plus de 481 000 joueurs simultanés sur Steam et recevant des avis extrêmement positifs de la part de la presse spécialisée mais aussi des fans du genre. Aujourd'hui, il a même réussi à conserver plus de 90% de sa base de joueurs.
Pourtant, beaucoup n'auraient pas parié sur un tel succès alors que deux gros mastodontes du jeu multijoueur sortaient à la même période, à savoir Battlefield 6 et Call olf Duty Black Ops 7. Et même si ARC Raiders a déjoué tous les pronostics, son succès ne s'est clairement pas fait sans embûches. En effet, les fans reprochent au studio d'avoir implémenté un système de synthèse vocale.
Pour être plus précis, une IA a été entraînée à reproduire des dialogues faits à la base par de vrais comédiens de doublage. Et même si ces derniers auraient donné leur accord et seraient rémunérés pour l'utilisation de leur voix, cette décision n'a clairement pas fait l'unanimité auprès de la communauté du jeu. Et la différence entre une voix humaine et un système d'IA est flagrante.
Le PDG d'Embark Studios se justifie
C'est dans une récente interview accordée à GamesBeat que Patrick Söderlund, PDG d'Embark Studios, s'est défendu concernant l'utilisation pourtant très controversée de l'IA.
"Nous n'utilisons pas l'IA pour éviter d'embaucher ou de remplacer des employés, des équipes ou des comédiens de doublage", a-t-il déclaré, avant d'ajouter qu'il "est important de prendre du recul et de comprendre ce qu'est l'IA et comment elle peut grandement aider les développeurs et apporter un avantage considérable aux joueurs. Je suis conscient de la complexité du sujet et des débats qu'il suscite".
Les débats autours de l'utilisation de l'IA générative dans ARC Raiders ne datent pas d'hier. Shams Jorjani, PDG d'Arrowhead Game Studios, s'était déjà exprimé sur la question en fin d'année dernière. Il avait alors expliqué que ce problème pouvait être résumé par deux visions bien distinctes : d'un côté certains studios comme Square Enix souhaite automatiser des tâches faites de base par des humains, de l'autre des développeurs considèrent toute IA comme mauvaise car remettant en cause leur travail.
Pour lui, il existe un juste milieu concernant le problème de l'IA. Et Embark Studios l'a peut-être trouvé en rémunérant les acteurs pour l'utilisation de leurs voix. "Assurons-nous simplement que les gens soient payés pour leur travail. Il doit bien y avoir un juste milieu", avait-il alors déclaré. Une façon de voir les choses qui se tient mais qui ne convaincra pas tout le monde.
Neil Newbon, l'acteur d'Astarion dans Baldur's Gate 3, avait donné son avis en décembre dernier sur l'utilisation de l'IA dans ARC Raiders. Il avait fini par proposer une solution encore plus intéressante : "Quand un jeu rencontre le succès, je ne comprends pas pourquoi les développeurs ne se disent pas : 'À l’époque, on n’avait pas les moyens, c’était trop cher ou trop compliqué, mais maintenant qu’on a autant de succès, pourquoi ne pas refaire les dialogues avec des acteurs ?' C’est une option, je dis ça comme ça".







