Le 21 janvier 2026, Ubisoft, l’un des plus grands éditeurs de jeux vidéo au monde, a secoué l’industrie en annonçant l’annulation de six jeux en développement, dont le très attendu remake de Prince of Persia : The Sands of Time. Cette décision intervient dans le cadre d’un plan de réorganisation profond visant à redéfinir la stratégie et les priorités du groupe après plusieurs années de résultats décevants et de difficultés financières. En outre des annulations, Ubisoft a également confirmé le report de sept autres titres pour leur donner plus de temps afin d’atteindre des standards de qualité plus élevés. Cette offensive de changements, qualifiée de “reset organisationnel, opérationnel et de portefeuille”, vise à recentrer les forces de l’entreprise sur ses atouts les plus prometteurs, tout en s’adaptant à un marché de plus en plus compétitif et exigeant.
Ce bouleversement marque un tournant dans l’histoire récente de la société française, qui avait accumulé les projets ambitieux ces dernières années, parfois au prix de retards successifs et de réactions mitigées de la part des joueurs et des critiques. Le remake de Prince of Persia était devenu l’un des symboles de ces défis : annoncé il y a plusieurs années, fréquemment repoussé et attendu par des millions de fans, il n’a pourtant jamais réussi à convaincre Ubisoft que sa qualité serait à la hauteur de ce que la communauté mérite
Annulations, reports et nouveau modèle
Dans son communiqué, Ubisoft a expliqué qu’une révision complète de sa pipeline de développement a été menée sur les deux derniers mois, dans un contexte de marché AAA "plus sélectif". Cette révision a poussé le groupe à supprimer six projets jugés non conformes aux nouveaux critères de qualité renforcés et de priorisation du portefeuille. Parmi ces six jeux, figurent :
- Le remake de Prince of Persia : The Sands of Time, considéré comme n’ayant pas atteint le niveau de qualité requis malgré plusieurs années de travail.
- Quatre titres non annoncés, dont trois nouvelles propriétés intellectuelles.
- Un jeu mobile, lui aussi jugé insuffisant pour justifier de nouvelles ressources de développement.
L’annonce précise que les six jeux annulés n’avaient pas réussi à répondre à des critères de qualité “améliorés” et à une sélectivité plus rigoureuse dans la priorisation des projets. Ubisoft a souligné que ces décisions, bien que difficiles, sont nécessaires pour « reclamer son leadership créatif » et établir des bases durables pour l’avenir du groupe.
Parallèlement à ces annulations, la société a reporté sept autres jeux actuellement en cours de développement, afin de leur permettre de bénéficier de davantage de temps pour atteindre les niveaux de qualité "exceptionnels" aujourd’hui requis. Parmi ces titres retardés, on pense notamment à des projets non confirmés par Ubisoft mais largement évoqués par la presse spécialisée et les régulateurs, tels que le supposé remake d’Assassin’s Creed IV Black Flag, qui aurait été déplacé de l’exercice fiscal 2026 à l’exercice fiscal 2027.
Ubisoft rectifie son cap
Pour justifier cette politique, Ubisoft a déclaré qu’il souhaite se concentrer prioritairement sur deux segments clés : les jeux d’aventure en monde ouvert (Open World Adventures) et les expériences natives de type « Games as a Service » (GaaS). Cette orientation stratégique vise à concentrer les ressources humaines et financières de l’entreprise sur les projets capables d’engendrer des performances commerciales durables et des expériences qualitatives pour les joueurs, tout en s’adaptant à l’évolution des attentes du marché.
Ce plan inclut également une transformation de la structure interne d’Ubisoft : l’entreprise va être organisée autour de cinq pôles créatifs spécialisés, ou “Creative Houses”, chacun dédié à des genres spécifiques ou à des franchises emblématiques. Cette réorganisation s’accompagnera d’un retour à un travail en présentiel plus fréquent pour les équipes, d’un renforcement des fonctions de production autonomes et décentralisées, ainsi que de fermetures ou de restructurations de certains studios.





