L'annulation du remake de Prince of Persia : Les Sables du Temps, confirmée par Ubisoft lors de l'annonce de leur restructuration le 21 janvier 2026. Cette révélation a été un vrai séisme dans le secteur du jeu video, mais c’est le témoignage récent d’Eman Ayaz qui montre toute la violence "humaine" que ces décisions peuvent avoir. L’interprète de Farah, second personnage principal du jeu, a pris la parole pour exprimer son désarroi, alors qu'elle venait de tourner des séquences marketing, c'est par un simple message de son frère, relayant un article de presse sur Internet, qu'elle a découvert la fin de son aventure.
3 ans de travail sur Prince of Persia jetés à la poubelle...
Pour Eman Ayaz, ce rôle n'était pas qu'une ligne supplémentaire sur un CV, mais l'aboutissement d'un projet et d'un rêve personnel. Elle explique avoir consacré trois années entières pour ce travail, développant des liens très proches avec l'équipe de développement. Eman a pris la parole en disant, "J’ai passé les trois dernières années à apprendre à connaître l’équipe, qui est devenue comme une famille pour moi. J'ai vu le projet grandir à travers d'innombrables étapes et j'ai attendu, attendu qu'il sorte enfin".
Le plus cruel dans cette situation se trouve au niveau du timing de l'annonce. À peine deux mois avant la décision finale, l'actrice travaillait encore sur la promotion du remake de Prince of Persia : Les Sables du Temps, Ubisoft lui avait même assuré une sortie très rapprochée pour le début d'année 2026. Ce "coup de fouet émotionnel" est d'autant plus difficile à encaisser que sa performance, qu'elle qualifie de "meilleure de sa carrière", ne sera jamais vue par le public. En raison des clauses de confidentialité (NDA), elle se retrouve bloquée et dans l'incapacité de pouvoir utiliser son travail sur ce projet pour ses futurs castings, rendant ces trois années professionnellement invisibles.
Une polémique qui doit être maintenant gérée par Ubisoft
L'annulation du remake s'inscrit dans une restructuration complète d'Ubisoft, qui a aussi annulé 6 projets et en a reporté 7 sur des dates totalement inconnues. Le studio a justifié cette décision en expliquant que le titre ne parvenait pas à atteindre le niveau de qualité attendu sans un investissement supplémentaire jugé "irresponsable". Cependant, on peut s'interroger sur la façon de communiquer et la considération accordée aux personnes qui ont travaillé avec Ubisoft sur le projet. Pour l'actrice, cette situation représente parfaitement une dérive où l'art est traité comme du "contenu jetable" et les vies humaines comme des "dommages collatéraux".
Ce cas pratique et dramatique, rappelle à tout le monde que les talents de l'ombre, notamment les acteurs et actrices issus de minorités. Eman Ayaz souligne qu'en tant qu'actrice d'origine pakistanaise, elle a dû travailler "deux fois plus dur" pour se faire une place, pour finalement voir ses efforts balayés par un document comptable et des décisions stratégiques dont elle a jamais entendu parlé. Des fuites d'images de gameplay circulent même sur Internet depuis quelques jours, ce qui rend la situation encore plus amer, étant donné que les joueurs ne verront que des débris d'un projet qui a pourtant coûté des années de sacrifices à ceux qui l'ont porté.
Si Ubisoft tente de rassurer sur l'avenir de la licence Prince of Persia, l'amertume laissée par cette gestion humaine pourrait venir ternir l'image du géant Français auprès des créateurs et surtout des joueurs, qui ont de plus en plus de mal avec les injustices observées dans le secteur du jeu vidéo. Il faudra du temps à Ubisoft pour regagner une confiance globale auprès de tout le monde, en espérant que la restructuration lancée puisse redorer le blason d'un des plus gros et talentueux éditeurs de jeu vidéo qu'on ait pu avoir depuis plusieurs décennies.







