En février 2026, l’action de Nintendo a connu une chute significative après la publication de ses résultats financiers du troisième trimestre de l’exercice fiscal et des nouvelles perspectives du marché. Malgré de bonnes performances commerciales, notamment autour de la Switch 2, les investisseurs se montrent nerveux face aux marges et aux défis à venir, entraînant une baisse prononcée du titre.
Une réaction du marché malgré des ventes solides
Le 4 février 2026, l’action de Nintendo a plongé d’environ 10 % à 11 % en une seule journée, marquant la plus forte baisse sur près de 18 mois. Cette chute est survenue immédiatement après la publication du rapport financier trimestriel de l’entreprise, qui montrait des ventes record de Switch 2, mais aussi une rentabilité inférieure aux attentes des analystes. Les chiffres de ventes ont certes dépassé les prévisions (plus de 7 millions de Switch 2 vendues ce trimestre), mais Nintendo a affiché une marge bénéficiaire plus faible que prévu, ce qui a déçu certains investisseurs malgré la robustesse des revenus.
De plus, les marchés boursiers ont été influencés par des crainte générales sur les coûts dans le secteur techno/jeux vidéo, notamment l’augmentation des prix des composants comme la mémoire vive et le stockage, utilisés dans les consoles. Cette tendance a accentué l’incertitude, même si la direction de Nintendo a assuré que la hausse des coûts n’affectera pas significativement les résultats de l’exercice en cours (qui se termine en mars).
Facteurs externes et perspectives d’avenir
Au-delà des résultats trimestriels, les investisseurs s’inquiètent aussi de la capacité de Nintendo à maintenir sa dynamique face à une concurrence accrue et à des attentes élevées autour du pipeline de jeux. Certains analystes soulignent que l’intérêt pour la Switch 2 pourrait ralentir si le rythme des titres majeurs ne se maintient pas, ce qui renforcerait la volatilité du cours. Parallèlement, alors que les conditions de marché restent difficiles pour les actions technologiques, Nintendo a vu ses actions sous-performer les indices plus larges, même si elles ont légèrement repris du terrain récemment.
Pour la faire courte, la baisse du cours de Nintendo reflète moins une crise interne qu’un verrouillage entre attentes élevées des marchés, pressions sur les marges et incertitudes sur la trajectoire future, malgré des résultats commerciaux robustes.






