Le dernier State of Play a réservé une surprise improbable : un action-RPG en monde ouvert mettant en scène… un gigantesque guerrier anthropomorphe ressemblant à un poulet bodybuildé. Derrière ce concept insolite se cache pourtant Project Windless, un projet ambitieux du studio montréalais de Krafton inspiré d’une célèbre saga de fantasy sud-coréenne. Loin d’un simple délire visuel, le jeu cherche surtout à prouver qu’un grand RPG moderne peut encore être conçu de manière artisanale, à contre-courant des tendances technologiques actuelles.
Un RPG étrange… mais très sérieux
Dès sa première apparition, Project Windless a intrigué par son héros atypique capable d’affronter des armées entières, dans des combats dignes des grands jeux d’action à la troisième personne. Le titre adapte l’univers littéraire L’Oiseau qui boit des larmes, une œuvre culte en Corée du Sud, avec l’ambition claire de séduire un public international.
Le jeu se présente comme un vaste monde ouvert fantasy où les batailles impliquent des dizaines voire des centaines d’ennemis, rappelant forcément les musou. Malgré l’apparence décalée du protagoniste, la tonalité reste sérieuse et épique : l’univers mise sur la mythologie, la politique et la narration plutôt que sur la parodie.
Un développement volontairement "artisanal"
La vraie surprise vient surtout de sa conception. Alors que Krafton s’était affiché comme une entreprise tournée vers l’IA, l’équipe montréalaise a choisi une approche inverse : aucun contenu visible n’est généré automatiquement.
Les développeurs expliquent utiliser les outils d’IA uniquement pour des expérimentations internes d’efficacité, tandis que les PNJ, la narration et le monde reposent sur des systèmes traditionnels afin de préserver la vision créative. L’objectif est clair : garder un contrôle artistique total sur l’histoire et l’univers plutôt que déléguer l’écriture ou le design à des algorithmes.






