Déjà retapée à l'occasion de Halo Anniversary Edition, la première épopée du Master Chief s'offre donc une nouvelle version. Et cette fois, c'est à la moulinette Unreal Engine 5 qu'est passée la première visite du Spartan sur la planète onion ring. Mais au-delà de la proposition, c'est aussi la première incursion de la licence sur consoles PlayStation, un scénario qui semblait encore impensable il y a 5 ans de cela. Disponible le 28 juillet prochain, Halo : Campaign Evolved sera également sur le Game Pass dès le day one. On a pu y jouer quelques heures, voici notre avis sur ce premier contact.
Des Chief et des lettres
L'Unreal Engine 5 a encore fait sortir un remake de terre, ça commence à en faire un sacré paquet. Cette tendance semble d'ailleurs agacer de plus en plus de joueurs, qui voient dans cette mode des relectures techniques une sorte de "flemme" des studios et des éditeurs. Il faut cependant voir un peu plus loin que cela : ce genre de produit est parfait pour renflouer les caisses des acteurs de l'industrie à moindres frais, en profitant de l'aura (ou du moins ce qu'il en reste) de grosses licences, le tout pour alimenter des projets de plus en plus couteux et longs à développer. Au passage, l'argument de la découverte de monuments de l'histoire du jeu vidéo à des nouvelles générations tient toujours, même s'il n'est pas tout à fait pertinent dans le cas qui nous concerne aujourd'hui.
Pourquoi ? Parce que le jeu a déjà eu le droit à un remake sur Xbox 360 il y a une quinzaine d'années, totalement jouable de nos jours et avec un visuel qui tient toujours la route. Attention, cela ne veut pas dire que Campaign Evolved n'est pas pertinent, il l'est, puisqu'il offre à Microsoft l'occasion de sortir un Halo pour la première fois sur consoles PlayStation, un move qui doit générer bien des palpitations chez les fans hardcore de la marque au X de Xbox. Et puis, il faut dire que cette relecture sous UE5 est plutôt jolie, il est vrai. Testée sur PC, la démo qui nous a été proposée en preview contenait la mission culte du Cartographe, avec ses balades en Warthog en bord de mer, parfaites pour se rendre compte des grandes forces du moteur d'Epic : que ce soit les effets spéciaux, la roche et surtout la gestion de la lumière, c'est du lourd, pas de problème.
Par contre, la distance d'affichage pose de gros problèmes lors des déplacements en véhicule, avec des paquets d'herbe qui apparaissent à seulement 5 mètres de vous. Ça fait tâche, vraiment. Alors on ne sait pas trop sur quel pied danser avec ce remake pour le moment : d'un côté, on est très contents de revoir le Master Chief dans ce qui est pour nous sa meilleure campagne, surtout dans un écrin aussi étincelant. De l'autre, impossible de fermer les yeux sur les petits trucs qui font tâche et qui donnent l'impression d'un jeu refait à la va-vite, sans l'attention au détail qu'un jeu aussi important de l'histoire aurait mérité.
De quoi péter ton crâne
L'un des plus gros ajouts de cette nouvelle version est la campagne Remix, qui permet de rejouer les missions du jeu en activant tous les crânes que vous avez débloqué grâce à vos prouesses au combat. Voyez ça comme des cheat codes, parfois farfelus, qui vont venir altérer l'expérience le temps d'un chapitre. C'est une bonne manière d'apporter une grosse rejouabilité à l'histoire, surtout si vous avez 2, 3 potes sous la main pour partager tout ça. Mais est-ce un argument suffisant pour passer à la caisse ? Pas sûr, puisque même si l'option est intéressante et potentiellement amusante, on ne se voit pas passer des heures à refaire "encore" les mêmes phases encore et encore, surtout sur un jeu que l'on connait par coeur depuis presque 25 ans. En tant qu'à-côté sympa à grignoter à plusieurs, par contre, ce mode Remix est l'assurance de passer quelques soirées bien funs, même si l'on doute sérieusement de l'intérêt de certains crânes, comme celui qui plonge les décors du jeu sous un brouillard digne de la Nintendo 64.









