Dans le jeu vidéo, il existe des licences qui vous marquent au cours de votre épopée de joueur. Certaines d'entre elles passent comme des tempêtes dans nos vies et font que l'on ne jure que par celles-ci ; ce fut mon cas, notamment avec Warcraft et Blizzard. D'autres que l'on a découvertes par le biais d'un proche ou d'une découverte impromptue lors de notre jeunesse. Eh bien, pour moi, Castlevania fait partie de la seconde catégorie, notamment grâce au titre Symphony of the Night, et l'annonce d'un nouvel opus de cette franchise pour l'année 2026 a suscité, de mon côté, une attente clairement marquée. Dans ce sillage, j'ai eu la chance, il y a quelques semaines maintenant, d'avoir participé à un événement à Paris où j'ai pu jouer pas moins de trois heures à Castlevania : Belmont's Curse, le prochain jeu édité par Konami et développé par le studio français Evil Empire, qui sortira le 15 octobre 2026.
Belmont's Curse : Une nouvelle héroïne à Paris
Lors de la présentation preview à laquelle j'ai pu assister, nous avons tous eu l'occasion d'essayer le jeu dès son introduction, avec la belle surprise d'avoir la possibilité de faire la rencontre de trois boss dont on parlera un peu plus tard. Tout d'abord, un peu de contexte, puisque Castlevania : Belmont's Curse prend place en 1499 dans la ville de Paris du Moyen Âge, qui est rongée par les flammes et une invasion démoniaque.
Dans la chronologie de la saga, cet opus se positionne donc 23 ans après le jeu Dracula's Curse, ou Castlevania 3 pour ceux qui préfèrent. Ici, on ne joue pas Trevor Belmont, mais sa fille Rose, une nouvelle protagoniste qui porte en elle la malédiction du comte Dracula et qui est visible par des marques présentes sur son bras droit. On va être très clair tout de suite : Rose est vraiment réussie, son chara design en jette et il est surtout bien mis en avant par une direction artistique à tomber par terre.
La particularité de Rose est qu'elle est capable de maîtriser plusieurs armes différentes, et vous verrez qu'elle peut même s'approprier celles des boss qui se mettront sur sa route. Lors de l'introduction du jeu, j'ai pu démarrer avec une épée standard pour affronter les ennemis, en plus d'avoir la possibilité d'utiliser de la magie, comme une boule de feu. Très rapidement, en avançant dans les niveaux, on tombe sur une porte qui nous demande de retrouver 3 âmes de monstres, entendez donc par là des boss, évidemment, pour pouvoir progresser et atteindre la source de la quête de Rose. Je n'en dis pas plus exprès, pour ne pas trop gâcher de surprises pour ceux qui aimeraient découvrir tout cela lors de leur session de jeu.
Les 3 monstres rencontrés au cours de cette preview se nomment : Le Déchu, un monstre mystérieux qui menace les habitants de Paris et qui sera le premier vrai obstacle rencontré par Rose. Jeanne d'Arc, l'héroïne française touchée par une révélation divine et qui joue un rôle crucial dans la Guerre de Cent Ans. Puis enfin, Médusa, une entité ayant la forme d'une femme et d'un serpent géant qui peut transformer n'importe quel être vivant en pierre avec un seul regard.
Donc comme mentionné un peu plus haut, Rose aura la capacité d'utiliser le pouvoir des boss qu'elle vaincra. Une fois les combats remportés, les différents monstres reprendront leurs esprits et commenceront à converser avec Rose, ne comprenant pas tout ce qui se passe actuellement à Paris et pourquoi ils agissaient de la sorte.
Le pouvoir des cartes, une valeur sûr !
Ce qui amène une mécanique de jeu intéressante basé sur des cartes de Tarot, une par entité à affronter, qui octroiera à la fille de Trevor des capacités uniques et des styles de combats ou armes différents. Par exemple, dans le cas de Jeanne d'Arc, Rose aura la possibilité de manier une grande épée à deux mains, plus lente que son épée de base, mais qui inflige plus de dégâts et possède des pouvoirs de feu. Dans le cas de Médusa, vous vous en doutez bien, on a l'occasion de récupérer des capacités permettant de changer nos ennemis en pierre, et ainsi de suite.
L'idée des cartes de Tarot est vraiment intéressante, car au-delà de leur beauté et leur aspect très stylé, les équipes d'Evil Empire ont pu nous préciser que ces cartes là ont un lien très profond avec le personnage de Rose. En effet, elles ne sont pas un simple ajout cosmétique ou aléatoire, puisqu'elles matérialisent l'attachement spirituel de Rose aux pouvoirs détenus par sa mère, qui était une cartomancienne et une sorcière plutôt puissante.
Une subtilité très appréciable, quand on sait à quel point certains titres intègrent parfois des mécaniques de jeu qui ne sont pas cohérentes avec l'expérience qu'ils tentent de faire vivre aux joueurs. Voir un système s'imbriquer parfaitement dans le gameplay, tout en étant complémentaire de l'univers dans lequel il est implémenté, est un vrai plus selon moi. Tout est pertinent, et cela rend la proposition globale encore plus immersive et intéressante. On sait déjà que de nombreuses cartes de tarot pourront être récupérées, ce qui laisse présager de beaux affrontements face à des boss toujours plus impressionnants les uns que les autres.
Le retour du roi et du gameplay Metroidvania ?
Castlevania est une licence qui se trouve dans le cercle très fermé des jeux ayant donné leur nom ou leurs codes à un genre qui est, par la suite, copié, imité ou amélioré. Le monde des Metroidvania est vaste et dispose de nombreuses propositions tous les ans, avec une flopée de titres qui essaient de se faire une place au soleil. Mais pour ceux qui ne le sauraient pas, Castlevania est un pionnier du genre, notamment depuis Symphony of the Night, qui a été considéré comme une révolution au moment de son lancement. Beaucoup de vieux de la vieille comme moi se souviennent de ce jeu incroyable où, lorsque l'on croit l'avoir terminé, on se prend un uppercut quand les développeurs nous disent : "C'est bien, maintenant refais le jeu, mais cette fois avec le château dans lequel tu as évolué pendant des heures... à l'envers !".
La belle surprise, c'est que Castlevania : Belmont's Curse semble prendre le chemin de ses aînés en proposant une expérience qui respire à plein nez l'essence d'un Metroidvania comme on les aime : absence d'allers-retours incessants, progression intelligente et intuitive de notre personnage, déblocage de compétences permettant d'avancer dans le jeu de manière organique, et affrontements bien dosés qui nécessitent de connaître les mécaniques de jeu pour ne pas s'y casser les dents.
Alors oui, vous pourriez me dire que je n'ai joué que trois heures et que cela ne suffit pas à avoir un avis définitif. Vous auriez raison, mais du peu que j'ai pu voir jusqu'à présent, tout semble y être. Avec la multiplicité des armes, comme je le mentionnais plus haut, la bonne prise en main du personnage de Rose dans ses déplacements et l'absence d'input lag (le temps de réaction entre le moment où l'on appuie sur une touche et l'action à l'écran), tous les ingrédients sont présents pour ravir la majeure partie des adeptes du genre.
Je ne rentrerai pas plus dans les détails pour ne pas trop gâcher la surprise, mais le jeu propose également des petites quêtes à réaliser qui permettent de glaner des indices sur les monstres que l'on doit chasser pour progresser dans l'aventure. Elles prennent la forme d'esprits d'habitants de Paris qui chuchotent à l'oreille de Rose, notamment en lui demandant de réaliser quelques tâches en échange d'informations. Comme je vous le disais, l'ensemble de ce qui a été pensé dans Castlevania : Belmont's Curse est fait pour que tout s'accorde et fasse partie d'un tout qui rend le jeu cohérent et vivant.
Je ne peux que vous conseiller d'ajouter le prochain opus de Konami et Evil Empire à votre liste de souhaits pour le mois d'octobre, surtout si vous aimez le genre Metroidvania, ou tout simplement la licence si vous avez adoré les jeux Lords of Shadow sortis entre 2010 et 2014. Castlevania : Belmont's Curse est prévu pour sortir le 15 octobre 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series, PC et Nintendo Switch, alors ne le ratez pas !











