Déjà presque 14 ans que le premier Horizon a vu le jour : nés de la cuisse de Forza Motorsport, les Forza Horizon sont le pendant "arcade" en monde-ouvert de la grosse licence de simu automobile de Turn 10 et Microsoft. Petit à petit, la série a pris du galon et chaque épisode est venu affiner la formule de Playground Games, pour un résultat qui frôle toujours la perfection. On en arrive donc aujourd'hui à Forza Horizon 6, un opus qui ne révolutionne rien, mais qui permet une fois de plus à ses développeurs de côtoyer les étoiles.
- Genre : Course
- Date de sortie : 19/05/2026
- Plateformes : Xbox Series / PC
- Développeur : Playground Studios
- Éditeur : Microsoft
- Prix : 69,99€
- Testé sur : PC
Japon d'échappement
Direction le Japon, donc, pour ce sixième épisode, une destination réclamée à corps et à cris par la communauté depuis déjà un petit moment. Et quand on voit le résultat, on comprend tout à fait pourquoi : les différentes régions du jeu ont toutes une identité propre et on a davantage la sensation d'être face à une carte immense par rapport à celle du Mexique, qui n'était pourtant pas en reste. Cette carte, c'est la première immense réussite du jeu, grâce à ses biomes variés, très travaillés et capables de fournir des tracés techniques et funs à parcourir. La carte de Forza Horizon 5 était déjà un petit tour de force, mais on est encore au niveau supérieur ici et pas qu'en termes de superficie : on sent que Playground Games a tout donné pour fournir un map-design de grande qualité et qui, en plus, va profiter des 4 saisons pour varier les approches de gameplay.
A ce sujet, on ne pourra malheureusement pas vous fournir un avis détaillé sur les conséquences concrètes de l'automne et de l'hiver, puisque seuls le printemps et l'été étaient disponibles pendant la phase de test. Mais comme dans Forza Horizon 4, une fois le jeu sorti "pour de vrai", les saisons devraient changer chaque semaine, histoire de vous donner une bonne raison de vous connecter régulièrement. On sent de toute façon que les développeurs ont bien conscience du petit bijou qu'ils ont entre les mains, puisque FH6 propose de petites visites guidées sous forme de "missions scénarisées", remplies d'anecdotes sur le Japon et de panoramas à couper le souffle. Cette somme d'activités touristiques a même le droit à un axe de progression qui lui est propre, au même niveau que la sempiternelle ascension jusqu'au sommet du festival Horizon.
Ça roule des mécaniques
Si ce n'est pour cette histoire de second axe de progression dédié au tourisme, on ne peut pas dire que FH6 bouscule franchement les acquis de la série. Alors certes, pourquoi s'embêter à réinventer la roue quand on est déjà sur le toit du monde, mais il faut bien admettre que depuis Forza Horizon 3, la série a atteint une sorte de rythme de croisière dont elle ne semble pas avoir envie de se défaire. Et quand bien même, Forza Horizon 6 devient, un peu par défaut, le meilleur jeu de course arcade de cette génération et très tranquillement. Les sensations de conduite sont celles de Motorsports, la progression du joueur est maitrisée sur le bout des doigts, avec des jauges à remplir de partout qui viennent récompenser la moindre action notable et le multijoueur assure une durée de vie quasi-infinie au titre. En bref, du more of the same, mais en encore plus grand que d'habitude et avec tout de même quelques éléments différenciant, comme le fameux bracelet doré et l'Ile des Légendes.
En ce qui nous concerne, nous n'avons pas pu y avoir accès par manque de temps, le farm pour atteindre ce stade est assez intensif, mais le fait d'avoir cette portion de carte qui vous nargue en permanence est une excellente motivation à la progression. Aussi, avec la ville de Tokyo, les tracés de course urbains prennent enfin du galon, ce qui manquait encore un peu à la série avec des cités toujours un peu trop maigres pour pleinement convaincre. Là on a le droit à une vraie capitale, bourrée de ruelles et de circuits potentiels, encore une immense réussite de la carte. Non vraiment, tout est propre et satisfaisant, à l'exception peut-être des courses Horizon Rush qui viennent ponctuer chaque nouveau bracelet du rang supérieur : faire la course contre un mécha ou des avions c'est top sur le papier, mais ce ne sont finalement que des time trials glorifiés sans véritable plus-value. Un choix étrange, puisque FH5 semblait partir dans la bonne direction, avec des objectifs plus variés, qui changeaient pas mal des courses classiques. Mais cette petite déception n'est vraiment rien face à la mécanique très bien huilée de ce nouvel épisode, d'une richesse assez folle, on le répète.
A fond la forme
Que dire, si ce n'est que l'on es incontestablement face au plus beau jeu de caisses de la création ? Les développeurs de Playground Games se sont une fois de plus surpassés, avec des environnements fourmillant de détails et une technique à la pointe, le tout avec une optimisation aux petits oignons, qui fait beaucoup de bien. Il n'y a absolument rien à dire sur le plan technique et sur notre trentaine d'heures de jeu, nous n'avons croisé qu'un bug qui nous a fait passer au travers de la map, mais un petit coup de rembobinage et on en parle plus. Impressionnant certes, mais peu étonnant, puisque chaque nouvel épisode de la série pousse le curseur toujours un peu plus loin, avec une nouvelle fournée de détails et d'effets absents du jeu précédent.
Et puis histoire de bien enfoncer le clou, la sélection des différentes radios est de grande qualité : on n'est pas sur une tracklist 100% japonais, mais dans l'ensemble les équipes ont encore fait un super boulot sur la bande-son du jeu. On regrettera cependant que la VF ne soit plus de la partie, tant elle apportait un plus aux jeux précédents : un gros facteur d'ambiance et de confort qui se fait la malle, vraiment dommage. Mais encore une fois, la forme et le fond de ce FH6 sont tellement loin devant la concurrence, quasi-inexistante, que l'on arrive pas vraiment à lui en vouloir. On espère toutefois qu'à l'avenir, la série réussira à se renouveler davantage pour réussir à nous surprendre à nouveau.











