Disponible le 22 octobre prochain sur consoles et PC, Final Fantasy Resonance est une refonte totale du jeu mobile Brave Exvius, une métamorphose complète en J-RPG plus classique. On a eu la chance de parcourir son monde pendant plus de 30 heures, de quoi finir le scénario et de terminer certaines de ses quêtes annexes fil rouge. Voici ce que l'on en a pensé.
- Genre : JRPG
- Date de sortie : 22/10/2026
- Plateformes : PC, Nintendo Switch 2, Xbox Series, PS5
- Développeur : Square Enix, Lancarse
- Éditeur : Square Enix
- Prix : 59,99€
- Testé sur : PC
Dark cristal
Les cristaux du monde entier se font détruire un à un par une organisation secrète, composée de six figures planquées sous d'énormes armures. Rain et Lasswell sont alors dépêché par leur roi pour un long voyage, qui va les mener aux quatre coins du globe, à la recherche des destructeurs de cristaux. Comme vous vous en doutez, c'est le point de départ d'une aventure aux multiples rebondissements, dans lequel de nombreux alliés vont venir se greffer au duo de soldats afin de les aider à vaincre les menaces de plus en plus fortes qui vont se mettre sur leur chemin. On est donc sur un Final Fantasy tout ce qu'il y a de plus classique, avec une quête initiatique blindée de retournements de situation, dont la plupart tapent d'ailleurs assez juste et pour une raison assez simple : on réussit à s'attacher à notre groupe de héros.
Les petites touches d'humour et les situations variées dans lesquelles se retrouvent Rain et ses potes, font que l'on a vraiment envie de voir ce qui va leur arriver dans chaque arc scénaristique. Pareil pour les quêtes annexes, qui ne sont pas toutes intéressantes, mais qui permettent d'approfondir les personnages le plus simplement du monde. On est donc sur une narration consciente de ce qu'elle est, celle d'un JRPG à l'ancienne sans chichi ni dialogue qui s'éternise. Découpé en chapitres, le jeu n'intègre pas tout le scénario du jeu mobile, loin de là, mais on espère vraiment que Resonance deviendra une sorte de série annexe avec plusieurs épisodes afin de tout couvrir.
Final Fantasy All-Stars
Côté gameplay, Final Fantasy Resonance met le paquet, avec un grand nombre d'options stratégiques en combat. Sa base est un système de break, dans lequel vous devez viser le point faible de vos adversaires pour vider une jauge séparée de leurs HP, qui va les assommer une fois vidée. Si vous êtes un peu habitués aux jeux d'action modernes, vous avez forcément déjà du croiser ce genre de mécanique qui a le vent en poupe depuis quelques années. Néanmoins, FFR va l'agrémenter de quelques subtilités : par exemple, chaque jauge de stun vidée donne un tour supplémentaire au personnage qui a porté le dernier coup. Aussi, chaque groupe d'ennemis étourdi va donner l'occasion au groupe de lancer une attaque d'échos, qui font appel aux perso emblématiques de toute la série Final Fantasy. Reliquat de son ancêtre mobile Brave Exvius, les spectres de Cloud, Squall et les autres ne sont pas là pour faire de la figuration, ils sont même carrément au coeur de la progression. Chaque héros de Resonance va être "équipé" d'un écho qui va lui fournir tout un set de compétences supplémentaires, ainsi que des bonus passifs débloqués grâce à des points de compétence dédiés.
Ça va, vous suivez toujours ? Alors on continue. La gestion des échos est primordiale si vous comptez avancer tranquillement dans le jeu, puisque vous allez devoir constamment chaque duo de héros + écho en fonction des régions et des donjons traversées, afin d'adapter vos compétences aux faiblesses de l'ennemi. Une fois les bases acquises, il reste encore à voir les invocations liées à un membre spécifique du groupe, qui vont venir vous prêter mainforte directement sur le champ de bataille pendant quelques tours, histoire de faire de gros dégâts au terme d'une attaque spéciale bourrée d'effets spéciaux. Enfin, le système de limites fait son retour, une sorte d'ultime qui a lui aussi sa propre jauge, augmentée à force de se prendre des dégâts. Ça fait beaucoup, beaucoup d'options pour un jeu au tour par tour classique et à vrai, c'est peut-être même un peu too much. Il y a une surabondance de compétences dont vous ne vous servirez jamais et même s'il est effectivement très agréable d'avoir le choix, ici le résultat est finalement trop chargé. Un écueil qui ne vient cependant pas gâcher toutes les forces d'un système de combat intéressant et qui reste agréable jusqu'à la fin de l'aventure et au-delà.
Reste à voir l'exploration et la progression dans le monde du jeu et c'est peut-être là que l'on aura davantage de choses à redire. Parce que si le fait de retrouver une bonne vieille world map à l'ancienne, superbement réalisée, fait vraiment plaisir, on n'a pas forcément été convaincus par son level design, finalement trop linéaire. On a très souvent la sensation de suivre une grosse ligne droite entrecoupée d'appendices avec des trésors cachés, que d'explorer une véritable carte du monde comme sur un FFVI par exemple. De plus, les nombreuses tanières annexes qui garnissent les régions ne sont que très rarement de vrais donjons annexes : il s'agira le plus souvent d'arènes pour des adversaires redoutables, ou pour le besoin de certaines quêtes annexes. C'est dommage, parce que le potentiel est là, mais Lancaster et SE ne sont pas allés jusqu'au bout avec cet overworld selon nous.
FFR peut compter sur du contenu annexe de qualité pour redresser la barre et donner envie aux fans de JRPG de le compléter à 100% : que ce soit à la recherche de toutes les invocations, des armes ultimes, ou des secrets les mieux cachés de sa map, Resonance déballe son contenu annexe une fois les 3/4 du scénario atteint, avec le déblocage du véhicule volant de l'épisode. D'ailleurs, pour chipoter, on aurait aimé pouvoir jouer avec l'altitude du vaisseau, le fait qu'il reste toujours sur le même plan, retire un poil la sensation de liberté que l'on devrait ressentir en débloquant ce genre de fonctionnalité. Reste que, malgré tout, le titre réussit à compenser la platitude de sa carte par une bonne de contenu secondaire, certes classique, mais très agréable à nettoyer.
Pixel perfect
Visuellement, on est sur le haut du panier de ce que l'on a pu nous servir sous l'étiquette HD-2D, et pas seulement parce que c'est plus coloré que d'habitude. Cette fois les développeurs sont allés plus loin, en proposant de sublimes (et trop rares) séquences cinématiques mêlant pixel art et CGI, pour un rendu vraiment très stylé. Les cinématiques liées aux échos de Brave Exvius ont également été réutilisées ici afin d'habiller les fameuses attaques spéciales survenant à chaque groupe d'ennemis assommé sur le même tour. Ça donne un jeu qui envoie quand même pas mal côté pyrotechnie et effets spéciaux en tout genre, avec des séquences cinématiques qui vont venir récompenser les temps forts de l'histoire du jeu.
La bande-son est également de très grande qualité, avec des mélodies qui restent en tête et des compositions orchestrales réussies. Un habillage sonore de grande qualité, une esthétique mêlant tradition et modernité dans un enrobage bien classe. Là où le bat blesse, comme nous l'avions déjà vu dans notre preview, c'est que le jeu pêche un peu par excès, aussi sur cet aspect : en additionnant de nombreux styles esthétiques, que ce soit via les cinématiques ou les portraits de ses personnages, le jeu fait parfois "mélange d'influences" sans parvenir à trouver sa propre identité. Mais là aussi, Resonance réussit à balayer ce souci grâce à sa générosité sans failles : une petite cutscene stylée et tout est pardonné.








