Près de deux semaines après le lancement de Crimson Desert, sorti le 19 mars dernier, beaucoup de joueurs se rendent compte que le jeu est en train d'aspirer leur temps, voir même leur âme. Loin de se précipiter vers la fin de l’aventure, nombre d'entre eux se retrouvent littéralement absorbés par la richesse de contenu d'Hernand, la première région. Caractérisé par une exploration encore jamais vue dans un jeu vidéo, le titre de Pearl Abyss semble redéfinir la notion de progression dans un RPG d'action moderne, et ce n'est apparemment pas pour déplaire aux joueurs.
La zone de départ dans Crimson Desert est-elle trop grande ?
En lançant Crimson Desert, les joueurs ne s'attendaient sûrement pas à se retrouver face à un titre qui allait les monopoliser pendant des dizaines, voir des centaines d'heures de jeu. C'est notamment sur les forums de Reddit que l'on peut voir plusieurs postes où les utilisateurs partagent leurs expériences, et pour certains, elles sont très très longues. Prenons par exemple celui d'un joueur ayant accumulé pas moins de 136 heures de jeu et qui n'a jamais franchis les limites de Hernand, la région où les aventures de Kliff commencent.
Cet exemple est loin d'être un cas isolé, car la structure de Crimson Desert s'éloigne des standards habituels où la première zone sert de simple tutoriel. Ici, les développeurs ont fait en sorte que chaque recoin fourmille d'activités, de quêtes et de secrets à découvrir pour que les joueurs ne s'ennuient jamais.
L'une des grandes forces de Crimson Desert est sa capacité à récompenser la curiosité. Les joueurs rapportent avoir passé des dizaines d'heures simplement à interagir avec la physique du monde, à tester les capacités de combat de Kliff ou à s'impliquer dans la vie locale des différents villages qu'ils ont croisés. Cette progression "organique" montre que l'aventure ne s'articule clairement pas autour d'une trame principale, mais autour de la façon de joueur de chaque personne. Au lieu de suivre une ligne droite, la communauté semble privilégier une approche contemplative, savourant la complexité d'un univers où le moindre détail peut déboucher sur une micro-aventure qui était de base pas du tout prévue.
La liberté d'action de Crimson Desert redéfinit l'exploration
Qu'est-ce qui explique une telle rétention chez les joueurs dans le monde de Crimson Desert ? Et bien, on peut sans trop sourciller dire que cette envie de la part des gens de vouloir prendre leur temps et revenir sur le jeu de manière quotidienne provient sûrement de la richesse des systèmes proposés par les développeurs. Contrairement à beaucoup d'open-worlds considérés comme des "vitrines", celui de Pearl Abyss offre une interactivité plutôt rare quand on le compara aux autres. De nombreux utilisateurs se disent "submergés de manière positive" par les possibilités offertes et surtout par le sentiment de dépaysement complet quand ils se retrouvent dans le monde de Pywel.
Ce qui impressionne, c'est que le jeu permet une liberté de mouvement et d'approche qui rappelle des grands noms tels que Zelda Breath of the Wild ou bien encore Elden Ring, pour ce qui est de récompenser la curiosité des joueurs, mais avec une finition technique propre au savoir faire de Pearl Abyss. Le sentiment de découverte reste intact pour beaucoup de joueurs, et ce, même après des dizaines d'heures dans les mêmes parcelles de terrain tant il y a à faire. Cette tendance montre que l'intérêt d'un jeu ne se mesure plus à la taille de sa carte, mais à la densité de ce que l'on peut y accomplir. Pour beaucoup, sortir de Hernand n'est pas une priorité, tant que la région a encore des histoires à raconter et des choses à offrir.










