Nouveau Forza Horizon, nouvelle destination, avec cette fois un aller simple pour le Japon et la périphérie du Mont Fuji. On a pu tester Forza Horizon 6 grâce à une version preview fournie par Xbox, incluant l'intro et les premières épreuves du titre de PlayGround Games : voici nos premières impressions sur cet énième jeu de courses arcade, qui en a encore sous le capot.
En roue libre
Pour ceux qui suivent la licence depuis Forza Horizon 3, l'intro ne vous surprendra guère : dans une sorte de compilation de ce qui vous attend dans le jeu, vous passerez de type de véhicule en type de véhicule dans une course unique dévoilant les types d'épreuves qui vous attendent sur cette nouvelle carte. Aucun chamboulement à l'horizon mon capitaine : on a le droit à du rallye, de la course sur les grands axes routiers, mais aussi tout un volet citadin, qui devrait prendre beaucoup plus de place dans cette mouture, avec les plus grandes villes jamais constatées sur une carte de FH. Après cette mise en bouche efficace, mais peut-être moins rythmée que celle de Forza Horizon 5, nous voilà balancés directement dans le grand bain, avec une succession d'épreuves menant à la qualification au festival Horizon, là encore, du très classique pour qui a déjà joué un des épisodes de la série.
Ce sont les tracés qui vont tenter de creuser l'écart avec ses prédécesseurs, en tentant de proposer des circuits plus élaborés, frappés par les 4 saisons façon Forza Horizon 4, mais nous n'avons malheureusement pas eu la chance de tester cette fonctionnalité pendant cette courte preview. Sur la petite heure de contenu, seules 3 épreuves principales étaient disponibles, avant de couper l'accès au moment de lancer le festival. Malgré tout, ce petit échantillon nous a suffi pour constater que ce sixième épisode ne s'échinera pas à chambouler la formule qui a fait le succès de la licence. Entendons-nous bien, c'est le cas depuis Forza Horizon 3, mais cette fois les redites commencent vraiment à se faire sentir et les habitués risquent de faire la grimace face au manque de nouveautés significatives.
En voiture Shimône !
Si l'on met de côté l'aspect "copie carbone", difficile de faire la fine bouche face aux panoramas de cette nouvelle carte japonaise, évidemment les plus beaux que l'on ait vu sur la série de Playground Games. On n'est pas non plus à des années lumière de FH5, mais le diable est dans les détails, et on sent que les équipes ont réalisé un travail de fou pour composer ce nouveau morceau du monde à explorer librement. D'ailleurs, certains circuits que l'on a pu tester ne se privent pas pour nous balancer quelques décors de carte postale à la faveur de tremplins menant, comme toujours, à un ralentissement de l'action qui permet de prendre toute la mesure de l'environnement gigantesque qui nous tend les bras. Côté gameplay, par contre, pas de dépaysement à prévoir puisque la seule option inédite que nous avons noté est une conduite automatique jusqu'aux points d'intérêt indiqués sur la map : on sélectionne une épreuve, on demande l'IA d'y aller et le jeu joue à notre place jusqu'à arriver à bon port.
Pourquoi pas après tout ? Il est vrai que la multiplicité des trajets longue distance pouvait fatiguer dans les épisodes précédents, surtout pour les joueurs qui sont là avant tout pour la course et non pour la balade. Mais dans ce cas pourquoi ne pas être allé jusqu'au bout en proposant une téléportation directe ? Probablement pour éviter de faire perdre en pertinence la proposition de monde-ouvert de Horizon, qui est finalement le plus gros élément différenciant avec les Motorsport, le volet simulation des jeux de course Forza. En tout cas cela n'enlève rien à l'efficacité monstre de ce FH6, avec un volet technique intouchable (4K60 toi-même tu sais) et un gameplay efficace, à défaut de surprendre qui que ce soit.







